• Archives de la Catégorie ECONOMIE
  • Courage, Hollande, augmente la TVA et tu deviendras un vrai libéral

    L’augmentation de 0,4 % de la TVA au 1er janvier, n’est plus à l’ordre du jour. La gauche manifestante, n’en parle plus et la droite bien sur encore moins. C’est un impôt injuste, car proportionnellement il touche d’abord les foyers fiscaux les plus modestes, mais très rémunérateur.

    Le gouvernement fait des ronds de jambe à l’Europe pour montrer qu’elle fait le maximum pour contenir son déficit. Personne ne le croit et ils ont bien raison.

    Les citoyens en ont assez

    On augmente les impots pour les revenus 2013, puis on supprime la première tranche parce qu’on s’aperçoit que les très bas revenus vont se mettre à payer. Les classes moyennes vont donc continuer à payer plus. N’oublions pas qu’un foyer sur deux ne contribue pas par l’impôt sur les revenus. ça agace.

    On veut supprimer les allocations familiales pour les plus hauts revenus. Ca énerve.

    On augmente la taxe sur les tabacs, les boissons gazeuses. Et on oublie de signaler que la taxe sur les produits pétroliers augmente alors que le prix du baril de pétrole baisse de 20 %. Ca importune.

    Toutes ces mesurettes renflouent de 700 millions pour les allocations, quelques centaines de millions pour toute décision de nature à énerver.

    Le budget de la France a besoin de quelques dizaine de milliards pour se renflouer alors qu’on l’amuse piteusement avec des centaines de millions. Le gouvernement et son Président semblent ne pas être à la hauteur. Ils déclarent qu’ils ont obtenu 21 milliards d’économie. Il faut les aider.

    Observons les recettes fiscales de l’Etat.

    recettes_etat_2013

     

     

    Les récents 0,4 % d’augmentation de la Tva doivent générer 6 milliards de recettes supplémentaires. Voilà un chiffre qui commence à parler, mais étonnament ne fait pas parler. Rappelons nous que la TVA représente la moitié des recettes de l’Etat.

    Imaginons que l’on augmente la TVA de 2 %. Cela devrait générer 30 milliards de recettes supplémentaires. Cela ne devrait pas gêner la droite. Un peu la gauche, mais elle oublierait vite. Quant à l’Europe, elle n’intervient pas sur les mesures fiscales sur la consommation. Quant au commerce international, cela serait tout bénéfice pour la France qui exportera plus et importera moins.
    Evidemment cela était un argument de campagne de Sarkozy, mais qu’ importe puisqu’on va jusqu’à vouloir changer le nom du parti socialiste. Pourtant cela éviterait la déflation que tout le monde semble craindre.
    Alors qu’attend il ? Serait-ce un césure idéologique insurmontable ? On le dirait, pourtant on fait pire en multipliant les mesurettes qui mécontentent tout le monde. On serait un vrai gouvernement libéral.

    Quant à la dette, tout le monde sait qu’il suffirait de taxer le patrimoine. A hauteur de 17 % (voir article d’octobre 2013), le problème est résolu. Ah, oui, mais ça c’est du socialisme.

    Et puis, cerise sur le gâteau, si on taxait les transactions financières, cela produirait encore 6 milliards d’euros. Ah, oui, mais là c’est un peu de gauche

    Courrrez Valls et Hollande, le vieux monde est derrière vous.

     

     

     


  • Pacte de responsabilité : l’hypocrisie des signataires

    En France, le Président et ses conseillers ont décidé de convenir d’un échange, entre 30 milliards d’euros de réduction des charges et emplois.

    Donc les syndicats, MEDEF et représentants des salariés, ont négocié argent contre emplois.
    Alors les syndicats sont convenus, à quelques uns, MEDEF, CFDT, CFTC,CFE CGC, d’un « relevé de conclusions » qui renvoie la négociation dans les branches professionnelles.

    Pourtant la CFDT avait joué les gros bras en exigeant la veille que soit signé un engagement du patronat en nombre d’emplois.
    Puis plus rien.

    Alors, il faudra délocaliser les négociations, avec un syndicalisme dont la présence est faible.

    Et là, il ne se passera strictement rien, sauf dans les grandes entreprises qui auront à coeur à nouveau de communiquer sur leur éminent rôle social.

    Ainsi EDF créera 6 000 emplois, ce qui correspond à ses engagements avant Pacte, à peine au renouvellement des effectifs dû aux départ en retraite etc…

    GATTAZ

    Une entreprise ne crée pas d’emplois en contrepartie d’aides financières, elle crée des emplois en fonction de la demande du marché et de la recherche. La demande diminue, car globalement les revenus diminuent à cause du chômage, et la recherche stagne.

    En revanche une chose ne change pas, le pouvoir reste entre les mêmes mains, les conseils d’administration et les dirigeants grassement payés. Si l’on veut plus de démocratie, moins d’inégalités, il faut changer les pouvoirs de décision et les démocratiser. Il faut donner en échange de subventions, du pouvoir aux salariés et fixer un cadre législatif au niveau national.

    Personne ne revendique cet échange et tout le monde revendique un nombre d’emplois illusoire.

    Et le monde continue…


  • Le choix de Vivendi

    Cruel dilemme que celui de SFR, appelée aussi Société Français de Radiotéléphonie (acronyme qui ne s’invente pas), dont le groupe propriétaire, VIVENDI, souhaite se défaire.

    Rappelons nous que Vivendi, était dans le giron de la Générale des Eaux, qui s’est déjà défait des groupes actuels du bâtiment, à travers Vinci, des eaux et services, à travers Veolia et pour lequel il ne resterait que les secteurs des communications et de télévision dont Canal plus.

    US-ECONOMY-VIVENDI
    Jean Marie Messier (ancien PDG remercié de Vivendi)

    3 solutions s’offrent à SFR :

    – mettre la société en bourse, apporter ainsi un capital aux détenteurs, mais cette ouverture peut ne pas générer le cash attendu et aujourd’hui ne se détache pas de chef de file industriel. Cela maintiendrait les 4 opérateurs soit lui même, Orange, Bouygues et Free, mais les marges, à cause de l’arrivée du petit dernier tendent à se réduire. C’est pourquoi Vivendi préfère aujourd’hui vendre.

    – accepter l’offre de Bouygues, qui est la mieux disante financière, plus de dix milliards d’euros, mais qui se trouve strictement être acteur dans le même métier. Les conséquences sont prévisibles. Les services support et les services commerciaux feront double emploi, le chômage guette les salariés, malgré les déclarations de bonne intention de Bouygues. Cette solution ne nécessitera qu’une simple augmentation de l’endettement de l’acquéreur largement compensée par la vente de son réseau à FREE

    – accepter l’offre de Numéricable moins avantageuse financièrement. En revanche cette proposition élargirait le métier de l’acquéreur, il y a donc moins de chance de redondance dans le double emploi, sauf dans l’activité du fixe et internet. Là aussi il y aura des dégâts en terme d’emplois, mais moindre qu’avec Bouygues. Numéricable, est une société de taille et de chiffre d’affaire bien inférieur à SFR, le petit mangerait ainsi le gros. Axa a ainsi absorbé le numéro un de l’assurance, l’UAP. Mais on ne prête qu’aux riches et ceux ci bénéficieront de prêts bancaires à des taux élevés. Il faudra donc rentabiliser la nouvelle société pour procéder aux remboursements nécessaires. Cette offre permet néanmoins de maintenir 4 opérateurs en France.

    fourtou et bolloré

    JR Fourtou (remercié) et son successeur

    On assistera ainsi, sauf à ce que l’affaire soit reportée, à un véritable choix économique. Une complémentarité de métier, un emploi donc moins menacé, le maintien de 4 opérateurs, donc une concurrence maintenu, mais une offre financière très inférieure, c’est le choix de Numéricable.

    Plus d’argent, un opérateur en moins, c’est le choix normal du capitalisme et sa tendance à la concentration du capital et à la diminution de la concurrence.

    A n’en pas douter, l’EUROPE aura à intervenir.

    Le gouvernement français aura également à choisir entre BOUYGUES qui vient de s’enrichir en vendant son réseau à FREE et illustre filiale TF1 ou un obscur financier domicilié en Suisse.

    bolloré
    le boss

    VIVENDI, avec à sa tête prochainement,Vincent Bolloré, saura défendre son intérêt strictement financier. Les salariés de SFR, quel que soit le choix retenu, faire entrer le loup dans la bergerie, ou faire entrer celui qui acquiert avec l’argent des autres, n’y trouveront jamais leur compte, d’ailleurs on ne leur demande pas leur avis.

    Le monde poursuit sa route …


  • La cour des comptes dénonce la FNSEA

    « La cour des comptes dénonce la FNSEA » cela aurait pu être un titre de la presse en France ce mardi 11 février 2014.

    En fait la presse s’est fait l’écho de ce rapport annuel en annonçant principalement un article du rapport portant sur « les facilités de circulation offertes par la SNCF à ses agents et leurs familles ». Un énorme scandale ou on voit s’étaler avec son air musardin François de Closet, et les tenants de l’égalité pour tous. En fait il s’agit de l’octroi de billets SNCF gratuits pour les agents et leur famille.

    Sujet bateau s’il en est et qui sort tous les 3 ans, sur ces avantages inadmissibles. On parle moins il est vrai des avantages fiscaux des journalistes. Chuttt…

    Nos amis de MEDIAPART, journalistes s’il en fut, mettent en ligne ce fameux rapport. J’en retiens un article au hasard, qui n’est pas lié à ces fonctionnaires assistés mais à au monde rural.

    FNSEA

    Il s’agit des SAFER. Ce sont des Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural, sans but lucratif, pas de distribution des bénéfices donc. Elles sont 26 en France et assurent des missions d’intérêt général. Elles sont chargées d’acquérir des terrains ruraux pour les protéger ou procéder à des aménagements dans le but de développement local ou de protéger les jeunes agriculteurs.

    Elles disposent d’un droit de préemption, c’est à dire un privilège de priorité lors de cessions de terrains de terres agricoles et en plus bénéficient du droit exorbitant de l’exemption fiscale du droit d’enregistrement. Ce droit d’enregistrement est en fait ce qu’on appelle dans le langage courant les « frais de notaire », qui peuvent représenter jusqu’à 5 % du prix de vente.

    D’autre par il convient également de savoir que l’acquisition de bien forestier est exonéré d’ISF.(Impôt sur la Fortune)

    Alors on peut tout imaginer avec ces sociétés anonymes au pouvoir considérable. Mais la cour des comptes n’imagine pas, elle constate, elle audite. Ainsi son article s’appelle  » Les SAFER, les dérives d’un outil politique d’aménagement agricole et rural ».
    On ose le mot dérive et la presse n’en fait pas état.

    Pourquoi un tel silence alors que leur influence porte sur l’ensemble du territoire français, et sur des transactions de plus de 95 OOO hectares en 2012. On s’interroge.

    Bien sur ces aménagements font l’objet d’étude préalable, faite par la SCAFR (sociéte centrale pour l’aménagement rural), et une étude à moins de 50 000 euros cela n’existe pas. Donc on étudie.

    En fait ces sociétés d’intérêt général, pratiquent également des substitutions. C’est à dire qu’elles se positionnent comme interlocuteur obligatoire dans les transactions simples entre vendeur et acquéreur, tout cela étant rémunéré bien sur, à l’occasion de la transaction, pourtant  » sans vocation agricole » d’après le rapport. Donc beaucoup d’argent, mais pour qui ?

    Et là on s’étonne. Le rapport dit, sans être trop sibyllin « les instances de gouvernance des SAFER doivent s’ouvrir à d’autre acteurs du territoire. La transparence dans leur mode de gestion doit être renforcée… »

    En fait les SAFER sont tenues par le principal syndicat agricole français, proche de la droite, la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricole). Les pouvoirs publics réclament depuis 10 ans une ouverture qui ne vient jamais. C’est sans doute un hasard.

    safer

    La Cour des Comptes met en exergue certaines SAFER qui présentent des résultats annuels de plusieurs centaines de milliers d’euros. Ne pouvant faire de bénéfices, ces SAFER redistribuent une bonne partie de ces bénéfices au personnel. En somme, tout ce petit monde, fermé se sert. Fermé, oui c’est la Cour des Comptes qui regrette que des questions aux SAFER restent sans réponse.

    Mais pourquoi, notre presse démocratique ne s’intéresse-t-elle pas aussi au monde agricole comme elle sait porter intérêt aux salariés de la SNCF.

    Imaginons les titres » la Cour des Comptes dénonce la FNSEA », non ce n’est pas possible.

    On peut lire avantageusement : http://www.mediapart.fr/journal/france/110214/ces-secrets-que-la-cour-des-comptes-ne-veut-pas-reveler


  • Pacte de responsabilités, une seule contrepartie, le pouvoir

    Le débat sur le pacte de responsabilités porte essentiellement sur la contrepartie en terme d’emplois. On fait semblant d’exiger 1 million d’emplois, un peu moins un peu plus, vaste débat. Toute la gauche se mobilise pour l’emploi et la droite et le MEDEF, d’éviter une réponse concrète. Alors on attend la fin du débat. Ce pacte, c’est le CICE (Crédit Impot Compétitivité Emploi  ) plus les mesures spécifiques du pacte, soit 50 milliard, ou le CICE en moins alors ce sera  30 milliards, sur 3 ans, sur 5 ans, sur le temps restant au Président de la République.

    Une fois de plus, c’est le brouillard. Les syndicats se regardent en chien de faïence. Les politiques débattent. La France attend.

    Les libéraux en matière économique ont bien raison de dire, que l’emploi dépendra du carnet de commandes. C’est effectivement au regard de l’espoir de commandes de biens ou de services que les chefs d’entreprise vont décider d’embaucher. C’est aussi lié à un facteur psychologique, de confiance en l’avenir, que ces décideurs vont décider, non de créer de l’emploi, mais de faire plus de profit et donc d’investir et de créer, en conséquence, les postes de travail nécessaires.

    Les emplois sont donc une conséquence, de facteurs divers et souvent complexes. Mais à un moment donné, il y a une décision. Et cette décision appartient aux chefs d’entreprises ou aux conseils d’administration.

    pouvoir

     

     

    Alors, au lieu de débattre sur le nombre d’emplois à créer, on ferait mieux d’intervenir sur la décision. Si l’on fait un « cadeau » au patronat au lieu de débattre sur les conséquences, on ferait mieux de décider sur les moyens, sur le chemin à emprunter pour obtenir ces emplois. Il faut assurer un  contre pouvoir au pouvoir, c’est un principe démocratique que la gauche devrait entendre.

    Alors si cadeau il y a vers le patronat si généreux, il faut le surveiller et donc faire agir syndicats ou représentants du personnel.

    En fait il suffirait de modifier les lieux de décision et exiger une juste représentation du personnel, qui lui sait ce que sont ses intérêts directs en matière de chômage.

    Que toutes les entreprises de plus de 50 salariés voient représenter le personnel dans les décisions qui les concernent, que les entreprises de plus de 1 000 salariés se voient imposer une représentation syndicale de 50% des membres du conseil d’administration. Ainsi,  la contrepartie doit être le pouvoir de décision et non un engagement qui ne vaut que pour ceux qui le croient.

    Nous trouvons curieux qu’aucun syndicat n’exprime cette revendication simple et qui leur permettrait de peser sur la stratégie même des entreprises. Et pour une fois, cette revendication ne serait pas numéraire. Elle ne nécessite aucun budget supplémentaire, seulement une volonté de fer pour simplement équilibrer les pouvoirs et enfin permettre à l’ensemble des acteurs de décider de l’intérêt collectif.

    Le pacte de responsabilités serait ainsi l’affaire de tous. Mais, si l’on veut arithmétiquement créer de l’emploi, on peut aussi réduire le temps de travail. Ah non! Ca non plus ce n’est pas possible.

    Alors continuons à débattre…

     

     


  • Touraine décide de tout

    Marisol Touraine est la seule qui dirige et décide dans son Ministère.

    Les sages femmes manifestent.

    En général dans ce gouvernement dès que se pointe l’oreille d’un bonnet rouge, on se plie; un manifestant pour l’aéroport, on prolonge l’étude; un jeune un entrepreneur qui veut moins de taxe lors de la vente de l’entreprise, on accepte les revendication du volatile parisien.

    Mais alors une sage femme qui manifeste alors que Mme Touraine est seul décideur, c’est non, et on joue le pourrissement du conflit alors que toutes les mamans et les papas comprennent fort bien la nature de ce conflit et le partage.

     

    tourainesage femmepharmacie

     

    Quant on veut sortir les médicaments de l’épicerie de luxe, nos pharmacies, et les empêcher de se vendre en grande surface, Mme Touraine défend le lobby des pauvres petits commerçants riches.

    Quand on veut un accord tout en maintenant les médecins hors normes,  Mme Touraine l’obtient.

    Quand on veut fermer l’Hotel Dieu, Mme Touraine l’accepte.

    Si tous les ministres avaient l’envergure de Mme Touraine, ce serait surement mieux, il y aurait une décision.

    Qu’ a t elle de si magique cette dame ? pour bloquer tout ce qui devrait changer.

    Pourtant les pharmaciens et leurs qualifications nous sont de moins en moins utiles. Dès qu’on les interroge sur un petit bobo, une douleur, un rhume, leur seul conseil, c’est d’aller voir le médecin. Même en Province, il devient de plus en plus difficile des les faires se prononcer sur les champignons.

    Je comprenais plus facilement son papa, à Mme Touraine


  • Impots à la source, un faux débat

    Qu’est-ce que l’impot sur le revenu à la source ?

    A priori c’est une bonne chose. C’est faire en sorte que pour les salariés de France, l’impôt sur le revenu soit calculé, comme les charges, sur la base du salaire mensuel, de sorte que ce qui s’affichera en bas, à droite de la feuille de paie, sera ce qu’il gagne réellement (charges et impôts retirés). Hormis la TVA, à la consommation, bien entendu.

    Que l’on soit de droite ou de gauche, cela ne devrait pas faire l’objet de débats, c’est un problème technique. Et pourtant la droite s’y oppose. Pourquoi ?

    Parce que actuellement les impôts sont calculés, sur la base des revenus, donc des appointements pour les salariés, et selon des tranches.

    bareme

    Pour rappel (chiffres arrondis), pour les revenus 2013 :
    de 6000 à 12 000 on paie 5,5 % d’impôts sur cette première tranche
    de 12 000 à 26 500 on paie 14 % sur cette seule tranche de revenus
    de 26 500 à 71 000 on paie 30% sur cette seule tranche de revenus
    de 71 000 à 151 000 on paie 41% sur cette seule tranche de revenus
    au delà de 151 000 on paie 45 % sur cette seule tranche.

    Ainsi,sans tenir compte du nombre de part, si on gagne 30 000 euros nets par an, on paie
    12 000 – 6000= 6 000 X 5,5% = 330 euros
    26500 – 12 000 = 14 500 X 14 % = 2030 euros
    puis 30 000 – 26 500 = 3500 X 30 % = 1050 euros

    soit un total de 3 410 euros ( 3410/30 000)soit 11,30% de ses revenus, et nous sommes sur ce qu’on appelle un taux marginal d’impôts de 30% (TMI).. Le plus haut montant de revenu est effectivement imposé à 30%.

    Il y a fort à parier qu’avec le prélèvement à la source, on continuera à faire jouer au moins une première tranche car elle protège les plus faibles revenus. En effet, les tranches visent à réduire les différences de revenus.

    Ainsi, si l’impôt à la source est retenu, on conservera une première tranche faible (5,5 %) de 6 000 à 12 00 euros . Mais on pourra habilement, pour les revenus qui sont réputés non protégés, affecter un taux de 20 % ou 25 %, toujours inférieur à ce fameux taux marginal sur lequel tout le monde se fixe.
    Ainsi par exemple un taux d’imposition de 25 %, ne choquera personne (inférieur au 30% de TMI) et l’impôt, même en maintenant la tranche « sociale » protégée, sera de 4 830 euros , au lieu de 3 410 euros. Evidemment si ce taux s’appliquait sur l’ensemble des revenus, le montant à prélever serait moins importants pour les millionnaires en revenus. Une idée à garder pour nos libéraux.

    Voilà, de manière lapidaire ce que craint la droite, que l’impôt à la source soit à l’origine d’une augmentation déguisée de l’impôt sur le revenu.
    Ce n’est pas l’impôt à la source qui est critiqué, mais sa capacité à rendre acceptable par les français, un montant plus élevé. Il est vrai, lorsque l’Etat est en recherche de ressources supplémentaires, c’est très tentant, c’est pourquoi, avec l’impôt à la source, les classes moyennes seront très certainement les plus touchées.
    Donc le seul débat reste, les tranches et les taux seront ils modifiés ?

    Cet impôt sera bien entendu mensualisé, et donc moins douloureux pour ceux qui ont conservé le paiement par tiers provisionnel.
    D’autre part, l’impôt à la source est assez peu différent du paiement de l’impôt sous forme de mensualisation. Au lieu de diviser la somme par 10, comme la mensualisation actuelle, on la divisera par 12, le nombre de salaires par année. C’est plutôt favorable au salarié. Seule l’éventuelle augmentation du salaire sera immédiatement grevée par l’impôt.

    Il ne faut pas oublier également qu’il n’existe pas de geste de paiement lorsque le montant est retenu à la source. On ne paie plus puisque la somme est prélevée. Toujours moins de douleur.

    La réflexion, au lieu de se consacrer au comment, à la source ou non, doit privilégier le pourquoi, combien et à quoi cela sert-il ?

    revenus On distingue que ce sont les classes aisées et moyennes qui paieront

    A quoi sert l’impôt ? A payer tous les budgets de la Nation, mais surtout la fameuse dette.
    Si l’on veut plus de ressources il existe 4 recettes possibles :
    – les cotisations sociales
    – l’impôt sur le revenu, l’impôt direct
    – l’impôt sur la consommation, l’impôt indirect, qu’est principalement la TVA qui rapporte beaucoup plus que l’impôt précédent
    – l’impôt sur le patrimoine, ou aujourd’hui, principalement l’ISF (impôt sur la fortune)

    Aujourd’hui, pas question d’augmenter l’impôt sur le revenu (sauf de manière déguisée comme on l’a vu) ni les cotisations sociales. M Moscovici déclare qu’on en paie trop.
    Aujourd’hui pas question d’augmenter l’impôt sur la consommation; la TVA va passer à 20% au 1er janvier 2014. Cela fait jaser la gauche extrême.

    patrimoine 20% de la population la plus riche dispose de 65% du patrimoine (48+17), 10% des plus riches en possèdent 48%

    Alors pourquoi ne pas toucher au patrimoine ? Non cela ne se fait pas dans une économie libérale.
    Pourtant, les calculs ont été faits. Il suffit de 17 % d’imposition sur l’ensemble du patrimoine pour libérer la France de cette dette insoutenable et qui grève le futur.

    17% sur le patrimoine financiers, mobilier, immédiatement
    17% à valoir sur le patrimoine immobilier, immédiatement ou au moment du décès du propriétaire
    Seraient exonérés les 30 000 premiers euros.

    Ces 17 % seront appliqués une fois, et ils nous permettraient de repartir sur une situation saine, sans les frais financiers qui courent et augmentent d’année en année. D’ailleurs le FMI (Fonds Monétaire International) ne commence-t-il pas à s’intéresser à cette manne des pays riches qui disposent de patrimoine et d’épargne ?

    Alors au lieu d’évoquer les petits problèmes techniques, pourquoi nos grands savants de l’économie n’imposent-ils pas sur la vraie richesse. Sur cette richesse qui s’accumule pour quelques uns alors que les revenus mensuels stagnent ou diminuent pour la plupart.

    On dit que les français seraient très attachés à l’héritage et donc au patrimoine.

    Impossible, ils inventent des tranches de revenu qui tendent vers l’égalité.
    Impossible, 10% possèdent 58 % du patrimoine, ce qui est très inégalitaire

    Alors, chiche. On s’occupe du patrimoine plutôt que des revenus.

    les deux derniers schémas ont pour auteurs MM PICKETTY ET BERRUYER


  • Le tapering, paradoxe de la reprise américaine

    Qu’on aime ou pas l’Amérique et les valeurs qui l’accompagnent, c’est un bon signe que de voir une reprise se dénouer aux Etats Unis. Le chômage baisse, le marché de l’immobilier remonte légèrement et la consommation augmente, la croissance revient. Quoi de mieux ?

    Et bien cela ne fait pas plaisir aux investisseurs américains. En effet, tant que la crise est patente, l’Etat américain par des jeux de garantie, de rachat de dettes, c’est à dire, par la planche à billets, relance la machine économique.

    Ce que craignent les investisseurs américains, c’est que la planche s’arrête de fournir, que cette divine « providence » cesse. C’est ce qu’on appelle le tapering. Donc se serrer la ceinture. En effet, la FED, banque centrale américaine, diminuera logiquement ses apports de liquidités, si le chômage baisse.

    serrer la ceinture

    Alors les investisseurs américains sont inquiets et les français suivent.

    Le monde de la finance craint donc la baisse du chômage quant tous les peuples s’en réjouissent. Il a besoin, à l’inverse de sa théologie libérale c’est à dire un monde de concurrence pure et parfaite, des subsides de l’état pour se rassurer.

    Si le chômage baisse il y aura moins d’argent, d’aide de l’état, cela paraît logique pour tout un chacun. Mais pas pour eux.

    Plus concrètement, en analysant le cours des actions en France par exemple, lorqu’une annonce de licenciements est déclarée, le niveau de l’action remonte. Là aussi les investisseurs apprécient le chômage.

    Décidément les financiers marchent sur la tête, leurs objectifs, comme disait Francois Hollande, vont bien à l’inverse du bien commun.


  • La planche à billets américaine

    L’euro, monnaie européenne se mesure principalement dans le rapport qu’il entretient avec le dollar américain. Lorsqu’on dit qu’il monte ou qu’il baisse, ou qu’il faudrait le dévaluer (diminuer sa valeur d’échange), c’est toujours par rapport au dollar américain. En effet depuis les accords de Bretton Wood (1944 ), le dollar est la seule référence internationale, l’or n’est plus la valeur de référence.

    Aujourd’hui on observe une baisse de l’euro.

    Il est à 1,34 $, il a été il y a deux ans jusqu’à 1,47 $ mais il a aussi été à 1,21 $. Ces extrêmes représentent un écart de 10 %.
    Ces dernières semaines il semble amorcer une baisse, mais est ce une calamité ?

    Cette baisse serait le résultat d’incertitudes au niveau de la FED (banque centrale américaine), sinon une crainte d’une déflation en Europe (baisse des prix, décroissance de l’économie).

    Cette baisse de l’euro peut être considérée comme bienvenue, puisqu’ainsi les prix de vente des marchandises et des services (français par exemple) baissent sur le marché mondial et donc cette baisse favorise les exportations. Elle est aussi un handicap puisque nous achetons, le pétrole en particulier, plus cher, il faut plus d’euros pour la même quantité de pétrole dont le prix est fixé en dollars.

    planche à billets

    A quoi est due cette variation. Tout simplement à la bonne vieille planche à billets américaine, qu’on appelle pudiquement « assouplissement quantitatif,programme de rachat d’actifs, soutien de l’économie, politique accommodante » et qui consiste à injecter du dollar sur le marché mondial. Plus on injecte de dollars, plus la valeur de cette monnaie baisse et donc plus la valeur de l’euro monte (on achète avec un euro plus de dollars ou de pétrole). Donc si l’euro baisse, c’est que la machine à billets américaine ralentit, mais elle continue à tourner, plus lentement il est vrai, sur les « recommandations » de la FED.

    Certains membres du gouvernement français réclamaient une baisse de l’euro. On pourrait penser qu’ils demandaient indirectement de faire marcher la planche à billets européenne. Mais cette décision de produire plus de monnaie, appartient à la Banque Centrale Européenne (BCE) qui doit obtenir l’accord des allemands très attachés à un euro fort.

    Donc si l’euro baisse c’est essentiellement dû à une décision américaine.
    Ceci permet d’augmenter les exportations de marchandises et de services, est ce une calamité ?


  • TAXE sur les transactions financières

    Encore une réforme de nature morale en moins.

    3 (2)

    Pour réduire les écarts de revenus, ne pas favoriser ceux qui s’enrichissent en dormant, un peu punir l’enrichissement sans cause, il était prévu dans le programme socialiste que les mouvements boursiers seraient taxés. C’était la taxe sur les transactions financières qui pouvait s’élever de O,1 à O,2 % du montant de leur mouvement.

    Cette taxe, à forte connotation morale, permettait aussi de contribuer à la maîtrise du budget de l’état.

    Et bien il n’en est rien. Elle est abandonnée car non consensuelle au niveau européen.
    Même son initiateur M ECKERT, parlementaire, la pourfend.

    Normal dans un monde réaliste qui se doit de négliger la morale et s’assoit sur les convictions qui n’appartiennent qu’à ceux qui y croient.