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  • Natacha et Aymeric, mais qui sont ces journalistes ?

    « On n’est pas couché » est une émission réjouissante. Animée par Laurent Ruquier, elle sait mêler sérieux, humour, culture, et débats.

    Les débats sont initiés par deux journalistes,  Natacha Polony et Aymeric Caron, qui nous font part de leurs goûts personnels et d’un « j’aime ou ‘j’aime pas » malheureusement souvent digne d’une appréciation de Facebook. Les invités se succèdent.

    Ainsi, Pierre Larrouturou, nous présentait son programme politique concernant la Nouvelle Donne, samedi 25 janvier 2014. Projet ambitieux, critique, un peu intellectuel mais si pertinent. Une urgence dit-il. Des arguments sérieux sur l’Europe, l’économie, et le personnel politique qui nous dirige.

    Une thèse originale qui sort de l’idéologie dominante actuelle : il faut diminuer le temps de travail pour travailler tous. Donc voici les 35 heures puis les 32 heures exposées. Alors là, le sang de Natacha ne fait qu’un tour. Les 35 heures, c’est un fiasco, un scandale. Alors qu’on parle de principes économiques, de réflexion un peu théorique, la voilà qui se tourmente. En fait, elle montre peu de capacités à l’analyse. On disait dans le temps qu’il convenait de savoir « d’où le locuteur parlait » pour mieux analyser son idéologie.

    En fait elle parlait de ce qu’elle connaît, les PME, les petits agriculteurs, les restaurateurs opposés de principe aux 35 heures qui leur ont, il est vrai, posé des problèmes d’organisation tangibles dans leurs activités. P Larrouturou a beau indiqué que les conditions de mise en œuvre ont été contestables, elle n’en démord pas. On parle de l’Europe, elle nous ramène à sa petite entreprise familiale.

    On a envie de lui demander de s’extraire de sa condition maritale pour mieux faire son travail de journaliste.

    caron polony

    Puis on en vient à une auteure, Dounia Bouzar qui se fend d’un livre dont le thème porte sur les radicaux islamistes. Sa thèse, le radicalisme musulman est trop souvent confondu avec la simple religion musulmane et cela ne fait qu’entretenir l’imposture sur cette religion.

    Cette femme, milite depuis vingt ans pour la cause de la laïcité et contre le radicalisme, elle démontre ainsi souvent qu’historiquement certaines pratiques, comme le niquab, le refus de serrer la main à une femme n’ont rien à voir avec l’islam. Son livre s’appelle « désamorcer l’islam radical ».

    Et là, notre journaliste cultivé et condescendant, Aymeric Caron, nous annonce que cette recherche historique, ressemble donc fort à une recherche des racines et donc d’une certaine radicalité. Il est content d’avoir ouvert un dictionnaire d’étymologie avant l’émission. Quelle critique ! Il est satisfait de lui, voilà qui est pris qui croyait prendre !

    Et, faute d’avoir atteint l’auteure de cette remarque rhétorique, il assène : mais qui êtes vous pour écrire un tel livre, vous n’êtes ni historienne, ni anthropologue. On en conclut alors que ce livre n’a pas de valeur.

    Voilà encore de la critique sans pertinence, il faut être spécialiste pour avoir le droit d’écrire ou s’exprimer. Au nom de ce critère, Aymeric devrait se taire et éviter de nous faire part de ses problèmes personnels sur la façon halal de tuer les animaux.

    Laurent, tu as choisi un journaliste de gauche beau gosse mais qui nous ennuie des ses banalités, cherche à créer l’évènement sur de la prosodie et qui ne source jamais ses dires, puis une journaliste dite de droite,  en fait  chevènementiste, normalienne, qui connaît ses classiques, dont on sait qu’elle a professé 9 ans, mais qui n’arrive pas à s’extraire de son passé et de son quotidien.

    Tous deux devraient prendre un peu plus de hauteur et devenir enfin des journalistes moins pédants.

    Vivement Nicolas Bedos, là c’est pas argumenté mais c’est puissant et il n’est pas journaliste.

    on peut consulter : http://www.france2.fr/emissions/on-n-est-pas-couche


  • Dieudonné instrumentalisé

    Dieudonné M’bala M’bala, fait la Une en France.

    Cela a commencé dans la presse, lorsque « l’humoriste » s’en est pris à la judaïté présupposée de Patrick Cohen, journaliste. Puis,  l’évènement fut relayé par Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, qui voulut en faire son nouveau cheval de bataille.  En effet, il faut maintenir coute que coute la présence télévisuelle du Ministre.

    Valls veut lui interdire tous ses spectacles, ça fait parler et écrire. Il utilise l’argument juridique de l’interdiction des lancers de nains. Cet argument n’est pas adapté à la situation.

    Le lancer de nains est un spectacle qui a été interdit parce qu’il portait atteinte à la dignité humaine et ce malgré le consentement des nains eux-mêmes. C’est un des rares cas ou le droit décide que notre propre corps ne nous appartient pas et doit être considéré avec respect au nom de l’humanité toute entière.

    On ne voit pas très bien ce que le ministre cherche. La parole de Dieudonné serait elle-même indigne de l’engeance humaine ? Non. Alors ce serait de donner à voir, en spectacle qui mettrait en cause cette dignité ? N’importe quoi.

    L’important pour Valls c’est que l’on puisse en parler.

    Alors les champions de la liberté d’expression sont devenus les lepénistes, paradoxe extraordinaire du monde actuel de la communication qui sidère le moindre démocrate.

    Interdire la liberté des spectacles, ou des créations, c’est un peu recommencer ce que firent les nazis dans les années trente en Allemagne. Mettre en exergue une idéologie antisémite, ultra minoritaire en France, et accepter de mettre en danger la liberté, c’est favoriser l’autoritarisme d’Etat, c’est le menton levé de la fierté de M Valls. L’ordre et l’autorité, sont ses maîtres mots, la censure un moyen utile.

    liberté

    Laissons les 250 places du théâtre occupées par des imbéciles heureux et des antisémites très ordinaires. Tellement ordinaires qu’ils responsabilisent les juifs dans l’esclavage alors que celui ci fut formellement interdit aux juifs. Cela est attesté, mais la haine a souvent peu à voir avec l’histoire.

    M’bala M’bala ne devrait pas être en peine, le gouvernement tout entier et l’administration lui assure une publicité peu commune que d’autres lui envieraient.

    La justice l’a condamné, il suffit maintenant d’exiger qu’elle exécute ses décisions. Le fisc ne connaît pas l’impuissance.

    Au contraire, on instrumentalise ses spectacles et ses dires, pour soi-disant lutter contre l’antisémitisme. La LICRA s’y associe et heureusement le MRAP se dissocie de ce mouvement de « Valls » comme la Ligue des Droits de l’Homme.

    Ce soi disant front antiraciste ne fait que, parce qu’il est attentatoire à la liberté d’expression, renforcer le lepénisme à l’aguet de tout évènement  pour apparaître démocrate et républicain. Dieudonné est devenu un instrument de communication de MM Valls et Hollande. Il permet également d’associer antisémitisme et antisionisme c’est à dire un racisme à un anti impérialisme.

    Des esprits malins, comme Christophe Alévêque dans « fluide glacial-janvier 2014 », postulent que le gouvernement fait tout pour renforcer le lepénisme et ainsi faire en sorte que Mme Le Pen soit présente au deuxième tour de la présidentielle de 2017 et permettre le succès du candidat de gauche. Après Leonarda, les roms et Dieudonné, Valls est l’un des principaux instigateurs.

    Un tel cynisme fait peur.


  • Un avenir pour la pétition en ligne

    La pétition en ligne présente des vertus insoupçonnables, c’est pourquoi il convient de l’utiliser avec parcimonie.

    Au 1er janvier 2015 interviendra l’application du dispositif constitutionnel de référendum d’initiative partagée.

    Evidemment l’extrême prudence du gouvernement Sarkozy qui l’a promulgué, vise à faire que ce nouveau droit ne sera jamais appliqué.

    Cette initiative ne se fera qu’à la demande d’abord de 185 membres du parlement, députés et sénateurs. Difficile à obtenir mais possible. Il devra porter sur des sujets portant sur l’organisation des pouvoirs publics et des réformes relevant du champ économique, social ou politique et environnemental. Ces 2 obstacles passés et validés, le conseil constitutionnel devra organiser le vote sous forme électronique.

    Ensuite il faudra obtenir 4, 6 millions de voix favorables.  Ce chiffre a été obtenu lors de la pétition de la CGT contre la privatisation de La Poste.

    Et si la proposition n’a pas été soumise dans un délai de 6 mois, alors le Président de  la République doit organiser un référendum. Et c’est le résultat de ce référendum qui deviendra le résultat de ce nouveau référendum d’origine PARTAGEE.

    C’est un dispositif qui montre que le personnel politique considère que le peuple n’est pas majeur, n’a pas la maturité qu’ils en attendent. Le financement de ces campagnes ne pourra être réalisé que par des partis politiques. C’est pourquoi on ne l’appelle pas d’initiative populaire mais partagée.

    Le chemin est très difficile, mais on peut supposer  qu’à l’avenir les obstacles tendrons à se réduire. Bien entendu il faudra pour cela, réunir une nouvelle fois le Congrès (Les deux chambres). Restons optimistes et commençons à réfléchir sur quels sujets ces premières pétitions pourraient porter.

    VOTATION

    Campagne de Votation pour réduire les écarts de revenus de 1 à 12- résultats : majorité de nons en Suisse.

     

    Nous sommes encore loin de la Suisse et du droit de votation, mais on peut aujourd’hui utiliser la pétition.

    En effet, aujourd’hui il existe des systèmes de pétition sur internet qui commencent à avoir des effets certains sur les décideurs. On compte aujourd’hui principalement 2 sites : change.org.fr et avaaz.org.fr.

    Ces organes s’interdisent des pétitions discriminantes comme le racisme ou l’homophobie mais en général peuvent organiser des pétitions contradictoires, comme parfois des pétitions contre les OGM et parallèlement pour.

    Mais ces pétitions commencent à avoir un certain effet sur les décisions ou les conséquences d’une situation

    Ainsi une petite pétition en Afrique du Sud, pour protéger les homosexuelles femmes, a  finalement fait le tour du monde et a sensibilisé les pouvoirs publics de ce pays qui ont pu protéger les personnes victimes. Cette pétition a recueilli plus d’un million de participants. Le nombre de pétitionnaires et sa dimension international ont joué en leur faveur

    En Europe, une pétition recueillant 100 000 signatures d’Européens a permis, à l’inverse, de ne pas voter pour une loi ouvrant le droit à la contraception et aux Interruptions Volontaires de Grossesse  pour l’Europe toute entière.

    Une pétition de l’ensemble des Européens contre les dispositions de revanche des catholiques et la droite espagnole contre l’IVG, serait la bienvenue et permettrait enfin de montrer que l’Europe peut  faire reculer les ultras.

    Ces quelques pétitions portant sur des principes de liberté et de progrès, si elles s’organisent en nombre, devrait porter leurs  fruits car les pouvoirs politiques, s’ils reposent sur des principes démocratiques, sont de plus en plus sensibles à l’influence du nombre et de l’image.

    Quant aux dictatures faussement démocratiques, elles cherchent toujours à entretenir une image positive et attirante, comme le montre les dispositions libérales prises avant les jeux olympiques d’hiver à Sotchi. Bien sur à ne pas utiliser pour la Corée du Nord.

    Il faut tenter dans tous les cas de rédiger ces pétitions avec un spectre large, non restrictif pour que plusieurs pétitions ne se concurrencent pas les unes et les autres. Et il s’agit également de définir une cible précise et un résultat espéré tangible, pour chaque pétition.

    A l’époque d’un internet dont la vocation est mondiale et des Nations sensibles à l’opinion, la pétition présente des vertus incontestable qui peuvent ouvrir des perspectives et aussi bloquer des initiatives régressives.

    La pétition papier ne restera valable que pour les questions de quartier.

     

     


  • 28 mn sur ARTE

    Enfin, un peu d’air frais, du temps pour mieux comprendre et de la parité.

    CINEQUIN

    Après les infos quotidiennes, on ne perd pas son temps à écouter et regarder Elisabeth QUIN et son équipe, jeune, modeste et pertinente, toujours très bien documentée et informée. C’est à 20H05 sur ARTE, une émission quotidienne, traitant de un ou deux sujets d’actualité du jour ou du moment.

    Une émission qui donne l’impression d’être plus intelligent lorsqu’on l’a quittée.

    Les journalistes du Monde au Figaro en passant par le Parisien, savent échanger avec justesse hors des contingences de la starification.

    Des débats bien menés, avec des invités qui font référence en fonction des sujets, tout en respectant une certaine diversité des points de vue. Parfois, en fonction de la densité du contenu, les paroles se chevauchent. Enfin on aimerait que la caméra fixe un peu plus longtemps les dessins des caricaturistes (le vendredi). Mais ceci reste secondaire tant son contenu invite à la curiosité.

    ARTE, une télé pour les intellos, c’est une idée fausse car l’entrain et le rythme de 28 mn sont assez rock’n roll, et les réparties échangées suffisamment superficielles pour être drôles.

    On regrettera qu’elle ne se tienne que du lundi au vendredi, mais il faut aussi savoir se faire désirer.

    D’aucuns préfèreront regarder le Petit Journal sur Canal+. Son contenu est souvent amusant et pertinent, mais son rythme trop souvent cassé par la publicité ou des news people rabâchées. Une quotidienne sur 5 jours aussi, mais qui confond quelques fois le 5éme jour avec le 7éme jour, consacré traditionnellement au repos dominical.

    Pourquoi choisir entre les deux quand on peut musarder. En tout cas plus aucun plaisir pour les informations des autres chaînes.

    Après 28mn, une courte émission de 3 mn appelée DESINTOX, qui détoxifie les organes naturellement enclins à la paresse.

    adresse web : http://www.arte.tv/guide/fr/emissions/VMI/28-minutes


  • Internet à l’horizontal

    Internet comme outil de communication ne nous rend pas plus intelligent, mais souvent plus savant y compris dans les domaines de la futilité.

    PG (2)

    En général, dans une recherche internet on ne part de rien, puis d’une idée, puis d’un sujet que l’on souhaite approfondir et enfin on trouve les mots associés au sujet.

    Jusque là, la pensée se poursuit comme avec un entonnoir, un chemin que l’on pourrait qualifier de descendant, vers un but, un sujet de plus en plus précis qui tend à se rétrécir pour enfin se formuler par des mots ou un mot au mieux.

    Cette recherche vise à affiner, préciser, elle ressort de l’intelligence cartésienne qui veut que l’on se dirige toujours d’éléments infiniment grands pour se diriger vers les plus petits.

    Une fois que l’on atteint une liste de sites, de verticale notre position devient horizontale. Alors on clique d’adresse en adresse, de synonymes en antonymes dans le meilleur des cas, de l’objet du sujet en passant par tous les environnements possibles du sujet recherché.

    In fine, il nous arrive de complètement nous perdre, être pris dans la toile, pour arriver à des domaines étrangers au sujet recherché mais qui rencontrent notre intérêt pour l’exotisme.

    Nous sommes alors dans l’horizontalité, et cette position ne nous permet pas d’approfondir.

    Au fond, cette position est confortable et la futilité ne relève-t-elle pas du plaisir ?


  • APEC anxiogène

    C’est une publicité qui tourne en boucle à la télévision depuis 6 mois, elle nous interroge.

    APEC

     » hier, un cadre pouvait imaginer ce qu’il ferait dans dix ou vingt ans, et vous aujourd’hui ? »

    Ben moi, j’ai quarante ans et un sale môme qui attend d’être dans le parc Monceau, pour me dire qu’il veut être aventurier ou vétérinaire.

    Je suis marié, 2 enfants, une maison en Seine et Marne dont je dois payer les traites. Et je m’interroge encore sur ce que je fais dans ce parc pour enfant de bonne famille

    Moi, je me suis fais à la force du poignet et suis passé cadre il y a peu, mes journées sont lourdes, je ne suis pourtant pas un loser.

    Dans 10 ou 20 ans, j’espère pouvoir encore évoluer dans mon emploi et l’APEC me dit: et vous ?.

    Moi, aussi je voudrais être vétérinaire ou aventurier, mais je ne peux pas. Alors le discours de l’APEC ça m’angoisse, ils me susurrent que je n’ai pas d’ambition.

    Difficile d’avoir cette ambition quand on a les remboursements d’emprunts, les fins de mois un peu difficiles, les devoirs à la maison, les budgets à surveiller.

    Moi aussi j’ai été capable de rêver, mais aujourd’hui je rame un peu, enfin moins que certains car je suis cadre.

    Aventurier ou vétérinaire, un rêve ça fait vivre !

    Mais qu’est ce que je fais au Parc Monceau, c’est pas chez moi ça.

    Vite à la maison, devant la télévision.

    revoir la pub sur :


  • Affligeant DELAHOUSSE

    A ma connaissance, les journalistes décident d’inviter qui bon leur semble du moment que cela correspond à leur éthique professionnelle. Cela est attesté par une carte professionnelle. Mais d’autres ne font que présenter des émissions télévisées.

    DELAHOUSSE

    On les appelle animateur, donc sans carte. On pourrait faire références aux animatrices de D8 dont certaines n’ont plus cette carte. Laurence Ferrari en a fait les frais

    Que faut il penser de M DELAHOUSSE, qui invite à son journal du dimanche soir le 14 octobre sur la 2 , Mme ATTIA ex SARKOZY ?

    Elle n’a rien à dire sinon de confondre la France avec le fromage et non le chômage.(sic)
    Joli lapsus qui en dit long sur la distanciation américaine. Sa nouvelle prononciation vient nous confirmer sa nouvelle de vision très éloignée de la France. Mais rassurons la, elle ne vendra pas son livre aux Etat Unis, sauf à la petite communauté française de Central Park à New York

    Les questions de l’animateur sont sans intérêt, mais elle sera assurée de réaliser des ventes supplémentaires de l’ordre de 10 000 ou 20 000 exemplaires compte tenu de l’audimat, une tirage qui sera à n’en pas douter, dans la catégorie exceptionnelle.

    Nous savons tous qu’il n’est pas anormal que les animateurs, eux, contribuent à la diffusion d’un livre, produit strictement commercial.

    Après un véritable reportage poignant et révoltant sur le chômage en bretagne, cela semble irréaliste de voir papoter ces gens installés évoquer le restaurant du Fouquet’s.

    On peut les revoir sur : http://www.francetvinfo.fr/invitee-cecilia-attias-une-envie-de-verite_434224.html