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  • Projet d’une église orthodoxe à Paris

    Je serais d’accord sur ce projet de l’église orthodoxe à Paris ne venait pas heurter les perspectives donnant sur la Tour Eiffel.

     

    CentreOrthodoxe7--WilmotteAssociesSA

    La tradition architecturale veut que cette église présente en leurs sommets d’immenses bulbes dorés.   

    eglie

     

    Le projet réalisé par Wilmotte, quai Branly, présente des façades pures de lignes parallèles qui lui donnent une modernité convaincante.

    Respectant cette tradition séculaire, il conviendrait aussi que les minarets musulmans s’imposent avec toute la vigueur  de l’édifice religieux de  Wilmotte.

    Pourtant les orthodoxes sont une petite minorité en France. Bien moins que les musulmans. Mais là, c’est une église différente de celle de le rue Daru, et financée par l’église russe et donc Poutine en particulier.

    Le projet retenu a été modifié en 2012 à la demande de M Delanoé pour le rendre moins prétentieux.

     

    Peut dire non, au projet de bulbes ?


  • Dieudonné instrumentalisé

    Dieudonné M’bala M’bala, fait la Une en France.

    Cela a commencé dans la presse, lorsque « l’humoriste » s’en est pris à la judaïté présupposée de Patrick Cohen, journaliste. Puis,  l’évènement fut relayé par Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, qui voulut en faire son nouveau cheval de bataille.  En effet, il faut maintenir coute que coute la présence télévisuelle du Ministre.

    Valls veut lui interdire tous ses spectacles, ça fait parler et écrire. Il utilise l’argument juridique de l’interdiction des lancers de nains. Cet argument n’est pas adapté à la situation.

    Le lancer de nains est un spectacle qui a été interdit parce qu’il portait atteinte à la dignité humaine et ce malgré le consentement des nains eux-mêmes. C’est un des rares cas ou le droit décide que notre propre corps ne nous appartient pas et doit être considéré avec respect au nom de l’humanité toute entière.

    On ne voit pas très bien ce que le ministre cherche. La parole de Dieudonné serait elle-même indigne de l’engeance humaine ? Non. Alors ce serait de donner à voir, en spectacle qui mettrait en cause cette dignité ? N’importe quoi.

    L’important pour Valls c’est que l’on puisse en parler.

    Alors les champions de la liberté d’expression sont devenus les lepénistes, paradoxe extraordinaire du monde actuel de la communication qui sidère le moindre démocrate.

    Interdire la liberté des spectacles, ou des créations, c’est un peu recommencer ce que firent les nazis dans les années trente en Allemagne. Mettre en exergue une idéologie antisémite, ultra minoritaire en France, et accepter de mettre en danger la liberté, c’est favoriser l’autoritarisme d’Etat, c’est le menton levé de la fierté de M Valls. L’ordre et l’autorité, sont ses maîtres mots, la censure un moyen utile.

    liberté

    Laissons les 250 places du théâtre occupées par des imbéciles heureux et des antisémites très ordinaires. Tellement ordinaires qu’ils responsabilisent les juifs dans l’esclavage alors que celui ci fut formellement interdit aux juifs. Cela est attesté, mais la haine a souvent peu à voir avec l’histoire.

    M’bala M’bala ne devrait pas être en peine, le gouvernement tout entier et l’administration lui assure une publicité peu commune que d’autres lui envieraient.

    La justice l’a condamné, il suffit maintenant d’exiger qu’elle exécute ses décisions. Le fisc ne connaît pas l’impuissance.

    Au contraire, on instrumentalise ses spectacles et ses dires, pour soi-disant lutter contre l’antisémitisme. La LICRA s’y associe et heureusement le MRAP se dissocie de ce mouvement de « Valls » comme la Ligue des Droits de l’Homme.

    Ce soi disant front antiraciste ne fait que, parce qu’il est attentatoire à la liberté d’expression, renforcer le lepénisme à l’aguet de tout évènement  pour apparaître démocrate et républicain. Dieudonné est devenu un instrument de communication de MM Valls et Hollande. Il permet également d’associer antisémitisme et antisionisme c’est à dire un racisme à un anti impérialisme.

    Des esprits malins, comme Christophe Alévêque dans « fluide glacial-janvier 2014 », postulent que le gouvernement fait tout pour renforcer le lepénisme et ainsi faire en sorte que Mme Le Pen soit présente au deuxième tour de la présidentielle de 2017 et permettre le succès du candidat de gauche. Après Leonarda, les roms et Dieudonné, Valls est l’un des principaux instigateurs.

    Un tel cynisme fait peur.


  • L’impossible mobilité professionnelle en France

    La mobilité professionnelle serait ainsi un des éléments essentiels dans la lutte contre le chômage et de la fameuse employabilité des salariés français. Pour être moderne il faut être flexible.

    Dans les faits, cette employabilité concerne deux acteurs décideurs de la situation de l’emploi, l’employé et l’employeur. Si l’on en oublie un, la solution risque de nous échapper  et pourtant, c’est ce que l’on fait allégrement en France.

    Le secteur de la formation que ce soit la formation initiale ou professionnel, est la source de l’employabilité  et la solution ultime à l’emploi, en France.

    Mais que juge-t-on du salarié ? Connaissance, qualification et comportement, voici les 3 concepts que nous rappelle la définition officielle concernant l’employabilité.

    En fait on porte un jugement sur des acquis qui sont les résultats de  la valorisation de la formation. C’est à dire que la formation va s’évaluer elle-même, sur des critères qui sont les siens. On n’évalue donc pas la personne sauf dans un des trois critères, le comportement, on  se contente de juger les connaissances et la qualification.

    Tout le système français repose sur l’histoire tangible de la personne à évaluer, et de cette histoire on déterminera de capacité à s’adapter. On ne saura jamais, comme l’œuf et la poule, si ce sont les employeurs par facilité qui ont érigé la formation comme un critère déterminant, ou les formateurs qui ont inspiré les employeurs en validant leurs propres critères.

    Il n’en reste pas moins vrai, à l’aune de l’observation, que l’employabilité d’un étudiant en histoire est considérée inférieure à l’employabilité d’un étudiant en commerce. Il est évident que c’est sur le curriculum vitae d’une personne qu’on évaluera sa capacité à tenir un emploi. Si vous avez travaillé comme cadre bancaire, on trouvera toute raison pour vous rendre impossible l’accès à cadre des assurances. Un informaticien ne se verra pas proposer un poste de graphiste.

    Quant aux ouvriers, devenir cadre est quasi impossible, et les employés, on les passe tous cadres pour éviter le débat, sauf les secrétaires, car le machisme reste une valeur sure en matière d’emploi.

    Ainsi le système se bloque sur les acquis formalisés.

    bocal

     

    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce seront les personnes qui seront le moins qualifiées, ou disposant d’une expérience minimum qui seront le plus employables. Ainsi là encore, l’observation, nous permet d’envisager facilement l’adaptation d’un serveur, à un emploi de gestionnaire de stock, puis d’aide comptable.

    Mais s’il est diplômé en chaudronnerie, ou en électricité alors il ne pourra envisager d’autres métiers que ceux de la chaudronnerie ou de l’électricité.

    En revanche pour l’encadrement on constate qu’il existe deux voies. Une forte employabilité pour certains et extrêmement faible pour les autres. D’un polytechnicien, énarque ou diplômé de sciences politiques,  avec une expérience dans un domaine pointu, on fera tout de même un cadre de l’industrie, du tertiaire et même de la politique sans qu’aucun n’y vienne à redire. D’un master en finances, ou dans le commerce, alors on imagine mal qu’il en fut autrement que de la finance ou du commerce.

    En fait l’employabilité n’existe en France que pour les personnes peu qualifiées ou hyper qualifiées, l’élite. Pour la grande majorité des salariés, du contremaître dans l’industrie au cadre moyen dans le tertiaire, l’acquis et l’expérience au lieu d’ouvrir les portes soutiennent  le salarié comme la corde soutient le pendu.

    La moins forte employabilité étant celle des seniors, bien entendu.

    Dans le monde occidental, la France tient le record du conservatisme social et tue  l’imagination. On se contente d’évaluer une formation. Cette formation ne doit pas être un but mais seulement l’expression d’un moyen .  Et l’on confond but et moyen.

    INTELLIGENCE

    Mais qui gère ce système mortifère qui se reproduit, et empêche l’adaptation; qui décide in fine ?

    Ce sont les employeurs et les Directions des Ressources Humaines (DRH)

    Ce sont eux qui décident de ce soit disant manque d’employabilité des salariés français. Ce sont eux qui hiérarchisent la valeur des acquis et de l’expérience, car ce sont eux qui emploient.

    Ce carcan est mécanique, il reproduit et multiplie ce qu’il produit comme une machine.

    Il enferme et se renferme et nie le dynamisme naturel des personnes qui cherchent à découvrir, apprendre et comprendre. En France, les employeurs décident qu’un choix ou non choix à 15 ans, 18 ans vaut pour une vie toute entière. On naît peut être pompier, mais pas technico-commercial dans les photocopieurs.

    Et pourtant, tout manager, DRH ou chef d’entreprise sait ce qui fait la valeur d’un collaborateur. C’est avant tout son comportement et non ses acquis et qualifications.

    Une qualification cela peut toujours s’acquérir, un comportement en groupe avec les collègues, ou devant une décision à prendre c’est autrement plus difficile. Cela ne s’inscrit pas sur un diplôme. Mais il faut pour nos employeurs une rationalité tangible, sauf pour l’élite dont ils font partie. Seule cette élite peut choisir librement son emploi.

    Bien sur quelques uns réussiront à sortir de ce cercle infernal, mais regardons autour de nous, combien sont-ils ?

    Peu nombreux et souvent des accidents de parcours professionnels, des opportunités improbables.

    Ainsi, à l’inverse de la croyance qu’on inculque, ce sont souvent les salariés les moins mobiles mais les plus fidèles à leurs entreprises qui réussissent le mieux, une étude sociologique récente nous en a encore donné la preuve. Il faut cesser ces mensonges sur l’adaptabilité professionnelle.

    Aux USA, on valorise les salariés qui ont subi un échec de création d’entreprise, car cela est considéré comme une expérience enrichissante. En France, le salarié aura tout intérêt à se montrer discret, sinon penaud .

    La mobilité professionnelle, dans le contexte culturel français est un leurre et un mensonge qui ne sert qu’à ceux qui veulent maintenir un système conservateur, contrairement aux discours de dynamisme qu’ils entretiennent.

    C’est aux intelligences que l’employeur ou son DRH doivent s’adresser, ils le savent , et pourtant ils les condamnent. Ils décident inconsciemment de conserver ce système d’évaluation suranné mais bien français.

    La formation des entrepreneurs et des DRH devrait commencer par une formation à la flexibilité intellectuelle.

    Décidément un chef d’entreprise ne fera jamais un bon chroniqueur, tout au plus un DRH.

     

     

     

     

     

     


  • Très belle Adèle

    Le scénario : une jeune fille vit la vie tout à fait ordinaire d’une adolescente. Puis elle croise le regard de l’autre, elle le rencontre, ils se parlent, ils se désirent puis font l’amour, tendrement, sauvagement, ils sont heureux. Rencontrent les parents de l’autre, complices ou ignorants de ce qui les unit.

    Le temps passe, ils s’aiment. Mais il va en rencontrer une autre avec qui il voudra fonder une famille, et abandonne cet amour passionné pour un projet ou la raison l’emporte.

    Elle reste seule, vit quelques aventures puis le retrouve et elle le veut, le désire toujours. Lui, définitivement s’en détournera pour poursuivre cette fidélité familiale sans jouissance des corps. C’est la fin du scénario.

    Il suffit de remplacer lui, par elle et on découvre la particularité de ce film. Adèle remplace Abdel.

    Un scénario qui tient de l’évidence, peu original, éculé diront certains et qui ne vaudra que par le traitement qu’en fera son réalisateur. C’est en effet un très beau film que celui d’Abdel Kechiche, qui sait laisser du temps à la montée du désir et de l’amour avec la réserve de l’authenticité, puis vient la fulgurance dans la tendresse des corps qui se cherchent et assouvissent leurs plaisirs extatiques dans un joli spectacle fait de courbes qui se mêlent, s’unissent, de grains de peau dont on sent le toucher, de baisers qui enflamment.

    L’érotisme c’est probablement ces scènes qui font discourir le spectateur en tant que sujet alors qu’elles appartiennent à notre intime en mêlant cette douce violence amoureuse à un troublant désir.

    Adèle, elle est grave. De cette gravité qui s’interroge devant chaque fait, chaque échange, chaque situation. Elle sait se taire, entendre et observer les flux de paroles qui assomment. Elle pourrait sembler passive, mais vit intensément chaque instant. Alors elle pleure, une larme qui coule sur un visage enfantin qui exprime souffrance ou désenchantement.

    adele

    Adèle Exarchopoulos est décidément une très grande actrice. On partage cette vie ordinaire avec elle, on vit les souffrances qu’elle exprime avec pudeur. La pudeur et la gravité sont les états qui la caractérisent, elle construit un personnage auquel on croit parce qu’il nous ressemble. On a hâte de la retrouver dans un personnage aussi simple et complexe et qui invite à l’empathie.

    Une histoire ordinaire d’une jeune fille puis d’une femme ordinaire.

    Une palme au Festival de Cannes pour une histoire d’homosexualité qui répondait à ces nombreuses manifestations qui leur refusait l’union. Ce film est une actualité contre une autre. Bienfaisante, car dans ce récit dont on oublierait presque les protagonistes et leur appartenance sexuelle, la beauté et l’amour sont sublimés.

    Cette sexualité différente est rendue banale tant elle respire l’authenticité de l’attirance et du rejet. On se laisse emporter doucement dans une histoire d’observation de la vie qui passe.

    « la vie d’Adèle » c’est une vie d’amour et d’abnégation.

    On est tenté d’oublier Léa Seydoux tant on voudrait que leur histoire se poursuive.

    on peut utilement consulter : http://www.purepeople.com/article/adele-exarchopoulos-divine-pour-abdel-kechiche-malgre-la-polemique_a130990/1


  • 9 mois ferme au cinéma

    Enfin, on rit à gorge déployée à voir le film d’Albert DUPONTEL au cinéma.

    Toujours un peu déjanté et c’est ce que l’on aime chez lui, comme on a aimé son autre film « enfermés dehors ».

    Des scènes inoubliables qui n’en finissent pas, comme celle du papy tué et tranché, terrible victime du globophile . Et la magnifique et fraîche Sandrine Kiberlain, qui sait amuser et séduire jusqu’à l’empathie. Un peu comme DUPONTEL qui sait effrayer de son regard noir, et séduire comme un enfant qui cherche ses repères.

    Bien sur on retrouvera son éternel ami, Bouli Lanners, de la bande des Belges, acteur inspiré dans la mouvance de l’école de CANAL.  Il joue ici un flic, rôle inhabituel mais qu’il interprète avec bonheur en maintenant un suspens hilarant lors de sa recherche de vidéosurveillance. Il chantait « sunny » dans le film AALTRA (à voir absolument).

    9 mois ferme

    Enfin, des scènes de véritable création, jouées par un acteur de talent, Nicolas Marié, avocat bègue, magistral et magnifique. Il faudra décidément se souvenir de lui. (ici en photo avec Dupontel et  Kiberlain).

    Dommage que ce film, finisse dans un happy end à l’américaine, avec un peu de retenue il est vrai.

    Dupontel, on reste fan, acteur déroutant, atypique, plein de surprises et réalisateur qui sait aussi utiliser tous les moyens que nous offrent les techniques vidéographiques. Vite faisons lui un succès mérité avant son enfouissement par la vague cinématographique du mercredi.

    Et n’hésitons pas à revoir ce grand acteur avec Gustave Kerven dans « le grand soir » et consulter :

    http://www.telerama.fr/cinema/films/9-mois-ferme,441042.php


  • Triste est FINKIELKRAUT

    Un philosophe par nature, parce qu’il sait se doit d’être gai pour un « gai savoir », ne peut nous présenter cette image d’homme triste, fondamentalement attaché aux valeurs les plus conservatrices de notre société.

    SOIS JEUNE

    Au lieu de chercher le bonheur, comme tout bon philosophe, Finkelkraut nous ressort « l’identité malheureuse » dont il se repaît.

    Ainsi, le soixante-huitard heureux, exalté, pourfendeur des idées reçues, créateur de concept nouveaux, alliant pensée et mouvement, anticonformiste est devenu un désolant vieillard aigri qui ressasse de vieilles pensées qui parfois fleurent bon les années 30 à 60.

    Car qu’a-t-il de différent d’un Debré, père s’entend, qui lui même, auteur d’une constitution monarchiste, et d’un gaullisme conservateur, si ce n’est la chevelure trop désordonnée.

    Finkielkraut nous fait en effet penser à Michel Debré en 1968, de Gaulle et sa chienlit, allant trouver les forces françaises en Allemagne pour les réprimer, patriote ringard, MRP avec ses couleurs bleu blanc rouge, son côté Algérie Française, sans oublier ce bon service militaire qui servira à mater tous ces gauchistes.

    Pourquoi un tel reniement alors qu’il a su vivre ces instants de joie. Après tout la recherche du bonheur, n’est elle pas un des fondements de la philosophie ?

    Les tenants du pouvoir d’alors, les anciens qui voulaient casser du gauchiste sont le miroir devant lequel il se complait, ceux qu’il a tant critiqué sont devenus ses référents. A tel point, que tel un Alain Peyrefitte, il compte sur la télévision pour le soutenir et le voilà devenu coléreux devant la moindre contradiction. On a osé lui prêter des idées non convenables, il se fâche, refuse, s’apprête à lever le poing contre son adversaire. Tu réagis comme un bon réactionnaire. Suffisant.

    « On n’est pas couché » ne saurait récuser  » ce soir ou jamais » de la même semaine d’octobre, l’environnement diffère mais l’homme dans son essence, reste identique.

    Que t’arrive t il Alain, toi qui nous fit rêver, tu remues maintenant des idées noires et cela m’attriste. Comme beaucoup de libertaires, tu t’inscris maintenant dans la tradition et les valeurs rurales, toi qui n’as vécu qu’à St Germain, et aux Etats Unis, tu es devenu un ringard penseur du passé. Même internet te révulse, alors que tu devrais savoir qu’un outil n’est pas le maître du mouvement mais un moyen. Le vieillissement est source d’oubli, on garde longtemps le souvenir d’un moment d’adulte, et là le chemin s’arrête, et nous rend incapable de s’adapter au temps présent.

    Ton visage est triste, ton regard fuit pour asséner des vérités que tu sais réactionnaires, ton regard te fuit, tes mains tremblent, tu t’enfonces, tu persistes et tu dérives vers les valeurs de l’extrême droite, comme on te le dit, mais là tu te fâches. C’en est trop, on ose maltraiter le maître, si l’élève se rebiffe on le matera, comme on a maté tous ces gauchistes. Tu étais un élève et tu es devenu le maître, incontestable garant du savoir, et ces jeunes qui s’amusent, ne savent pas. Sauras tu « qu’on n’est pas sérieux quand on a 17 ans ».

    Le respect de l’Universitaire, du bourgeois, on te le doit, mais tu ne vis plus dans ton temps, pourtant souviens toi, 68, mais tu restes sous la figure tutélaire de ton maître de Gaulle.

    Ah, oui, 68 c’est du passé, mais tu ne l’as pas senti passer.

    La modernité, c’est savoir être patriote, sans rejeter l’étranger, savoir être savant et écouter, entendre la contradiction, savoir s’adapter sans oublier ses valeurs.

    C’est aussi respecter les valeurs d’indépendance nationale du gaullisme tout en réfutant son conservatisme intellectuel et social qu’on oublie aujourd’hui, c’est saluer l’incontestable progrès industriel tout en respectant les forces du travail qui y ont contribué, ce qu’ont oublié les réactionnaires.

    La modernité c’est le respect de l’autre et non sa négation. Avec Finkielkraut « l’enfer c’est les autres » surtout s’ils sont musulmans.

     

     

    http://pluzz.francetv.fr/videos/on_nest_pas_couche.html


  • RésidAnt ou résidEnt

    Ca y est maintenant, quel que soit l’article qu’on lise dans la presse, le mot résidAnt n’existe plus.

    orthographe

    Se prononçant de la même manière que son homonyme, il est mort, depuis peu de temps il est vrai, au profit du mot résidEnt. Donc tout le monde devient résidEnt d’un domicile, d’un lieu mais en fait il n’en fut pas toujours ainsi.

    Le résidEnt, avec un e, était une personne, française d’origine qui habitait régulièrement à l’étranger, ou un citoyen d’un pays qui vivait dans un autre pays. C’était un résidEnt souvent permanent. L’ambassadeur était souvent résidEnt du pays qui le recevait.

    Ce résidEnt, pouvait, il est vrai, habiter une résidEnce à l’étranger.

    Il en est ainsi de 569 résidEnts français au Maroc, qui votent pour Mme LE PEN, pourtant ils sont résidEnts. C’est un moyen mnémotechnique de se rappeler que ca s’écrit avec un e, puisque le mot Le Pen en comporte 2.

    Le résidAnt, avec un a, était une personne, de quelque origine qu’elle soit, qui habitait régulièrement un immeuble, un quartier. Un résidAnt étranger pouvait habiter une résidEnce. On disait, ce résidAnt habite telle ou telle résidEnce, sans faute d’orthographe.

    Aujourd’hui plus de distinction orthographique. Le mot résidEnce ne crée plus qu’un seul dérivé, le résidEnt.

    Si bien qu’on ne distingue plus le résidEnt français au Maroc, du Marocain résidAnt dans une cité de la banlieue, mais qui pourrait habiter une très belle résidEnce à Neuilly.
    Ainsi on doit aussi dire, bien que les conditions de logement soient différentes, les résidAnts de Clichy sous bois, étrangers ou français, manifestent pour une gestion plus efficace de leurs logement dans leur résidEnce du Chêne Pointu.

    Les journalistes, à l’épreuve des mots, les simplifient et perdent parfois leur signification originelle.

    Au fait originel n’a pas le même sens que le mot original, même si la racine est la même. Alors, il faut s’adapter.


  • Internet à l’horizontal

    Internet comme outil de communication ne nous rend pas plus intelligent, mais souvent plus savant y compris dans les domaines de la futilité.

    PG (2)

    En général, dans une recherche internet on ne part de rien, puis d’une idée, puis d’un sujet que l’on souhaite approfondir et enfin on trouve les mots associés au sujet.

    Jusque là, la pensée se poursuit comme avec un entonnoir, un chemin que l’on pourrait qualifier de descendant, vers un but, un sujet de plus en plus précis qui tend à se rétrécir pour enfin se formuler par des mots ou un mot au mieux.

    Cette recherche vise à affiner, préciser, elle ressort de l’intelligence cartésienne qui veut que l’on se dirige toujours d’éléments infiniment grands pour se diriger vers les plus petits.

    Une fois que l’on atteint une liste de sites, de verticale notre position devient horizontale. Alors on clique d’adresse en adresse, de synonymes en antonymes dans le meilleur des cas, de l’objet du sujet en passant par tous les environnements possibles du sujet recherché.

    In fine, il nous arrive de complètement nous perdre, être pris dans la toile, pour arriver à des domaines étrangers au sujet recherché mais qui rencontrent notre intérêt pour l’exotisme.

    Nous sommes alors dans l’horizontalité, et cette position ne nous permet pas d’approfondir.

    Au fond, cette position est confortable et la futilité ne relève-t-elle pas du plaisir ?


  • FIGURE

    ELLIPSE EN RECTANGLE

    Ce dessin ne relève ni de la culture ni de l’art. Ce n’est pas un cercle, il s’agit d’une spirale, c’est à dire une succession de quarts de cercle dont le centre est modifié. Un cercle tourne sur lui-même, il n’a pas de fin. C’est une simple figure géométrique.

    Une spirale se définira comme un cercle, non fermé, il s’ouvre. Pour ce faire, cette succession marque à chaque fois une évolution pour aller vers l’infiniment grand.

    Souvent les gens ont l’impression de se situer dans un des ces quarts de cercle qui semble ne pas évoluer et se fermer sur lui-même. Pourtant son centre a été déplacé sans qu’ils s’en aperçoivent. Les optimistes sauront y deviner le pas qui succède au cercle précédent. Ce sera enfin une spirale, nous en privilégierons une lecture qui part du centre pour aller vers l’extérieur.

    A y regarder de plus près on s’aperçoit que son rayon progresse vers la gauche.

    Cette spirale comme on le voit sur cette figure est aussi et surtout le résultat d’une succession de rectangles qu’on appelle rectangles d’or et dont le rapport des 2 cotés est de 1,618 c’est le nombre d’or. La pointe de l’angle de ce rectangle va devenir le centre d’un nouveau quart de cercle.

    ad vitam aeternam.