• Projet d’une église orthodoxe à Paris

    Je serais d’accord sur ce projet de l’église orthodoxe à Paris ne venait pas heurter les perspectives donnant sur la Tour Eiffel.

     

    CentreOrthodoxe7--WilmotteAssociesSA

    La tradition architecturale veut que cette église présente en leurs sommets d’immenses bulbes dorés.   

    eglie

     

    Le projet réalisé par Wilmotte, quai Branly, présente des façades pures de lignes parallèles qui lui donnent une modernité convaincante.

    Respectant cette tradition séculaire, il conviendrait aussi que les minarets musulmans s’imposent avec toute la vigueur  de l’édifice religieux de  Wilmotte.

    Pourtant les orthodoxes sont une petite minorité en France. Bien moins que les musulmans. Mais là, c’est une église différente de celle de le rue Daru, et financée par l’église russe et donc Poutine en particulier.

    Le projet retenu a été modifié en 2012 à la demande de M Delanoé pour le rendre moins prétentieux.

     

    Peut dire non, au projet de bulbes ?


  • Préférer la liberté à la vie

    Il n’existe pas de liberté sans vie, en revanche la vie sans liberté se rencontre tant dans les pays de dictature que de démocratie.

    La vie sans liberté, c’est celle qui se contente de vivre sans dire, c’est celle qui accepte sans conteste, celle qui demeure mais qui meurt. C’est l’antihéros qui se contente de vivre et fuir.

    La liberté se doit de d’être défendue dans tous les actes quotidiens mais également dans les valeurs que nous défendons, celles qui rendent l’homme plus grand.

    La liberté c’est choisir donc d’être acteur. C’est choisir l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) contre les forces obscures qui s’apprêtent à manipuler l’aiguille à tricoter, qui renvoient les jeunes femmes dans les pays étrangers. L’IVG c’est  privilégier le choix de vie d’un être responsable et qui s’assume à la nature qui fait du hasard  un principe de décision. Inch allah.

    La liberté c’est assumer une sexualité différente et pouvoir la pratiquer sans les interdits et la haine qui l’entourent. C’est pouvoir se marier entre même sexe si on le souhaite. C’est aussi pouvoir pratiquer la Procréation Médicalement Assistée (PMA) parce qu’on désire un enfant. Dieu merci.

    La liberté c’est savoir se séparer de son époux(se) quand l’amour disparaît.

    La liberté c’est aussi celle de pouvoir mourir sans acharnement médical, de mourir dignement quand on le décide.

     

    Cene

    Cette liberté là ne s’oppose pas à la vie, mais l’accompagne dans toute la complexité qu’elle peut présenter.

    Mais cette liberté se gagne et nécessite pour cela la loi,afin de la protéger. Elle nécessite du droit contre des forces antagonistes qui sont représentées pour la plupart par le pouvoir religieux et les forces obscurantistes. Elles expriment des pulsions de mort ou tout au moins de souffrances, pour accompagner la  vie. Souffrance de la mère qui accouche, souffrance de l’homosexuel (le) en préconisant l’abstinence, souffrance de celui ou  celle qui souhaiterait le divorce, souffrance du mourant en lui refusant de l’accompagner.

    Cette souffrance est ontologique aux  religions monothéistes qui n’envisagent la vie sur Terre qu’en ce qu’elle s’oppose au paradis. Cela s’explique en grande partie par l’absurdité de la vie qui ne saurait s’envisager sans l’inévitable mort. Le ciel rassure.

    La liberté ne saurait se contenter d’un futur illusoire mais doit se réaliser ici et maintenant car la liberté est toujours une urgence pour ceux qui la portent. Elle s’applique dans tous les domaines, la conscience, la politique, l’expression, la sexualité etc…

    Les principes qui s’attachent à la seule vie, trichent. Une vie mais quelle vie, comment la vivre. La Vie n’existe pas, il existe des vies, toutes différentes. Les religieux sacralisent la Vie, mais n’ont aucun respect pour ces vies. Ils privilégient les croyances anciennes au mépris de la modernité, c’est en cela qu’elles sont obscures.

    Ils ont érigé leur philosophie en obligation alors que les tenants de la modernité l’érige en droit. Droits nouveaux à acquérir contre contraintes à respecter. Et seul le nom de Dieu résonne aux fins des explications et des raisonnement car cette pensée n’est pas en construction mais en conservation. Dieu doit être craint par les hommes. Ils nous imposent des interdictions à chaque étape de décision au cours de la vie.

    Seuls les protestant luthériens, en matière de moeurs, ou sociétale, font preuve de mesure et de bienveillance. Que ce soit sur l’IVG qui pourtant met en cause le dogme du sacré de la vie, le mariage gay ou l’accompagnement de la mort, ils ont forgé une religion moderne car la plus récente dans le temps.

    Mais les religieux, extrêmistes, islamistes comme catholiques, s’arrogent le droit de juger et surtout d’interdire, car il leur est impossible de promouvoir de façon positive. Aujourd’hui, c’est l’IVG en Espagne, la PMA en France, la méthode ABCD contre la misogynie, et demain ce sera le darwinisme qui sera mis en cause si ce n’est même le globe terrestre, ou pourquoi pas le divorce, si on continue à se taire. Qu’ils s’imposent leurs propres règles à eux même mais ne cherchent pas à l’imposer aux autres.

    Préférer la liberté à la vie c’est vivre  pleinement, c’est aussi laisser la liberté de croyance à ceux qui le veulent sans qu’ils nous empêchent de vivre.

     

     


  • Pacte de responsabilités, une seule contrepartie, le pouvoir

    Le débat sur le pacte de responsabilités porte essentiellement sur la contrepartie en terme d’emplois. On fait semblant d’exiger 1 million d’emplois, un peu moins un peu plus, vaste débat. Toute la gauche se mobilise pour l’emploi et la droite et le MEDEF, d’éviter une réponse concrète. Alors on attend la fin du débat. Ce pacte, c’est le CICE (Crédit Impot Compétitivité Emploi  ) plus les mesures spécifiques du pacte, soit 50 milliard, ou le CICE en moins alors ce sera  30 milliards, sur 3 ans, sur 5 ans, sur le temps restant au Président de la République.

    Une fois de plus, c’est le brouillard. Les syndicats se regardent en chien de faïence. Les politiques débattent. La France attend.

    Les libéraux en matière économique ont bien raison de dire, que l’emploi dépendra du carnet de commandes. C’est effectivement au regard de l’espoir de commandes de biens ou de services que les chefs d’entreprise vont décider d’embaucher. C’est aussi lié à un facteur psychologique, de confiance en l’avenir, que ces décideurs vont décider, non de créer de l’emploi, mais de faire plus de profit et donc d’investir et de créer, en conséquence, les postes de travail nécessaires.

    Les emplois sont donc une conséquence, de facteurs divers et souvent complexes. Mais à un moment donné, il y a une décision. Et cette décision appartient aux chefs d’entreprises ou aux conseils d’administration.

    pouvoir

     

     

    Alors, au lieu de débattre sur le nombre d’emplois à créer, on ferait mieux d’intervenir sur la décision. Si l’on fait un « cadeau » au patronat au lieu de débattre sur les conséquences, on ferait mieux de décider sur les moyens, sur le chemin à emprunter pour obtenir ces emplois. Il faut assurer un  contre pouvoir au pouvoir, c’est un principe démocratique que la gauche devrait entendre.

    Alors si cadeau il y a vers le patronat si généreux, il faut le surveiller et donc faire agir syndicats ou représentants du personnel.

    En fait il suffirait de modifier les lieux de décision et exiger une juste représentation du personnel, qui lui sait ce que sont ses intérêts directs en matière de chômage.

    Que toutes les entreprises de plus de 50 salariés voient représenter le personnel dans les décisions qui les concernent, que les entreprises de plus de 1 000 salariés se voient imposer une représentation syndicale de 50% des membres du conseil d’administration. Ainsi,  la contrepartie doit être le pouvoir de décision et non un engagement qui ne vaut que pour ceux qui le croient.

    Nous trouvons curieux qu’aucun syndicat n’exprime cette revendication simple et qui leur permettrait de peser sur la stratégie même des entreprises. Et pour une fois, cette revendication ne serait pas numéraire. Elle ne nécessite aucun budget supplémentaire, seulement une volonté de fer pour simplement équilibrer les pouvoirs et enfin permettre à l’ensemble des acteurs de décider de l’intérêt collectif.

    Le pacte de responsabilités serait ainsi l’affaire de tous. Mais, si l’on veut arithmétiquement créer de l’emploi, on peut aussi réduire le temps de travail. Ah non! Ca non plus ce n’est pas possible.

    Alors continuons à débattre…

     

     


  • Drucker : « applaudissez mon chien »

    L’émission télévisée « Vivement dimanche » ne se regarde pas, sauf à préparer une sieste réparatrice le dimanche après midi. Mais on peut également revoir l’émission le soir, après minuit, lorsque l’insomnie vous gagne à cause de votre sieste de l’après midi.

    Drucker arrive, se pavane pour recueillir les applaudissements du public, quoi de plus normal pour une vedette qui n’en finit pas. Puis, avant de s’asseoir avec ses invités, il demande  » et applaudissez mon chien ». Et les spectateurs d’applaudir.

    La télévision nous montre ainsi que ses possibilités sont illimitées. C’est insuffisant qu’une vedette nous impose son canidé à l’occasion de son  rituel dominical, encore faut-il qu’il nous oblige à l’applaudir et si possible à tout rompre. Et les applaudissements fusent.

    drucker

    Bien entendu, personne ne fait de remarque. On enchaîne.

    C’est inouïe. Qu’on applaudisse une vedette, soit, une émission, un film, un spectacle, une oeuvre, une musique passe encore, un chien dans un cirque, oui, parce qu’il a réalisé une pirouette étonnante. Mais un chien qui ne fait rien que d’être un chien, qui marche, s’assoit et s’endort comme tous les chiens, alors là je m’étonne encore.

    Il s’agit du chien d’une vedette, donc plus tout à fait un chien ordinaire.

    Alors applaudissez mon chien. On commence ainsi et on ne sait plus trop où on s’arrêtera. La télévision est un rêve.


  • Natacha et Aymeric, mais qui sont ces journalistes ?

    « On n’est pas couché » est une émission réjouissante. Animée par Laurent Ruquier, elle sait mêler sérieux, humour, culture, et débats.

    Les débats sont initiés par deux journalistes,  Natacha Polony et Aymeric Caron, qui nous font part de leurs goûts personnels et d’un « j’aime ou ‘j’aime pas » malheureusement souvent digne d’une appréciation de Facebook. Les invités se succèdent.

    Ainsi, Pierre Larrouturou, nous présentait son programme politique concernant la Nouvelle Donne, samedi 25 janvier 2014. Projet ambitieux, critique, un peu intellectuel mais si pertinent. Une urgence dit-il. Des arguments sérieux sur l’Europe, l’économie, et le personnel politique qui nous dirige.

    Une thèse originale qui sort de l’idéologie dominante actuelle : il faut diminuer le temps de travail pour travailler tous. Donc voici les 35 heures puis les 32 heures exposées. Alors là, le sang de Natacha ne fait qu’un tour. Les 35 heures, c’est un fiasco, un scandale. Alors qu’on parle de principes économiques, de réflexion un peu théorique, la voilà qui se tourmente. En fait, elle montre peu de capacités à l’analyse. On disait dans le temps qu’il convenait de savoir « d’où le locuteur parlait » pour mieux analyser son idéologie.

    En fait elle parlait de ce qu’elle connaît, les PME, les petits agriculteurs, les restaurateurs opposés de principe aux 35 heures qui leur ont, il est vrai, posé des problèmes d’organisation tangibles dans leurs activités. P Larrouturou a beau indiqué que les conditions de mise en œuvre ont été contestables, elle n’en démord pas. On parle de l’Europe, elle nous ramène à sa petite entreprise familiale.

    On a envie de lui demander de s’extraire de sa condition maritale pour mieux faire son travail de journaliste.

    caron polony

    Puis on en vient à une auteure, Dounia Bouzar qui se fend d’un livre dont le thème porte sur les radicaux islamistes. Sa thèse, le radicalisme musulman est trop souvent confondu avec la simple religion musulmane et cela ne fait qu’entretenir l’imposture sur cette religion.

    Cette femme, milite depuis vingt ans pour la cause de la laïcité et contre le radicalisme, elle démontre ainsi souvent qu’historiquement certaines pratiques, comme le niquab, le refus de serrer la main à une femme n’ont rien à voir avec l’islam. Son livre s’appelle « désamorcer l’islam radical ».

    Et là, notre journaliste cultivé et condescendant, Aymeric Caron, nous annonce que cette recherche historique, ressemble donc fort à une recherche des racines et donc d’une certaine radicalité. Il est content d’avoir ouvert un dictionnaire d’étymologie avant l’émission. Quelle critique ! Il est satisfait de lui, voilà qui est pris qui croyait prendre !

    Et, faute d’avoir atteint l’auteure de cette remarque rhétorique, il assène : mais qui êtes vous pour écrire un tel livre, vous n’êtes ni historienne, ni anthropologue. On en conclut alors que ce livre n’a pas de valeur.

    Voilà encore de la critique sans pertinence, il faut être spécialiste pour avoir le droit d’écrire ou s’exprimer. Au nom de ce critère, Aymeric devrait se taire et éviter de nous faire part de ses problèmes personnels sur la façon halal de tuer les animaux.

    Laurent, tu as choisi un journaliste de gauche beau gosse mais qui nous ennuie des ses banalités, cherche à créer l’évènement sur de la prosodie et qui ne source jamais ses dires, puis une journaliste dite de droite,  en fait  chevènementiste, normalienne, qui connaît ses classiques, dont on sait qu’elle a professé 9 ans, mais qui n’arrive pas à s’extraire de son passé et de son quotidien.

    Tous deux devraient prendre un peu plus de hauteur et devenir enfin des journalistes moins pédants.

    Vivement Nicolas Bedos, là c’est pas argumenté mais c’est puissant et il n’est pas journaliste.

    on peut consulter : http://www.france2.fr/emissions/on-n-est-pas-couche


  • Déplacer l’émission « ce soir ou jamais » est un scandale démocratique

    On n’y croit pas, maintenant la caste veut déplacer l’émission « ce soir ou jamais ». Nos dirigeants veulent notre bien, 1984 n’est plus très loin.

    Parce que le débat y fait rage, parce qu’on a osé opposer des antisémites à des démocrates et républicains au cours d’une émission, alors il y a danger pour la bien-pensance. Il faut protéger les enfants béats que nous sommes devant la  télévision et même pourquoi pas interdire cette émission.

    taddéi

     

    C’est un peu notre Polac d’aujourd’hui qu’on assassine. Décidément on ne nous laisse même plus la liberté de penser. Le peuple ne peut penser par lui-même, il faut qu’on l’y aide. Au fond, Mme Sublet, qui sait pouffer de rire, nous a habitué aux sujets légers, ferait une excellent remplaçante d’une émission controversée. Alors exit « ce soir ou jamais ».

    C’est scandaleux, là aussi on nous prend pour des imbéciles incapables de dénouer le vrai du faux, incapables de distinguer un raciste qui se cache peu, d’un autre débatteur. C’est une atteinte à l’intelligence des téléspectateurs, c’est un signe de mépris pour le peuple.

    Frédéric Taddéi était un peu déconfit lors de l’émission  » le supplément »  de Maïté Biraben sur Canal plus, décontenancé même, on le serait à moins. Il n’intervient pas sur le contenu, donne la parole, alors on lui reproche de soutenir un parti pris mais pas l’autre et comme par hasard toujours le pire. Il est intelligent mais on lui préfèrera la bêtise. Ce n’est pas admissible.

    Protester, pétitionner pour le maintien de cette émission, n’est qu’une juste réponse aux contempteurs modernes qui  veulent notre bien.

    http://www.france2.fr/emissions/ce-soir-ou-jamais/diffusions/24-01-2014_166730

     


  • Hollande, c’est sans espoir

    La conférence de presse du Président, fut brillante. Sujet bien maîtrisé, diction assurée, argumentation construite. La France est conduite.

    Une seule erreur, il prête à un membre du gouvernement un manque de soutien à l’Europe, il s’en excuse. Il est vrai qu’on a bien droit à un moment d’égarement à l’issue d’une conférence de 2 heures.

    Une longue déclaration d’évidences d’une politique économique de l’offre, avec un discours fort usé mais construit. Une politique de l’offre, c’est privilégier la vente à l’achat, l’entreprise au consommateur, le capital au travail.

    Quant à l’entreprise quand ça marche, alors tout marche, il faut donc l’aider, l’alléger du fardeau fiscal, elle créera des emplois, il y aura moins de chômage et on aura réussi. Rhétorique circulaire à reproduire à l’infini. Hollande ne fait que confirmer sa politique, pas de révolution idéologique, enfin une déclaration sans tabou. C’est le pacte de responsabilité.

    Voilà qui a le mérite d’une grande cohérence. Une économie de 30 ou 50 milliards sur 3 ans, en plus du CICE ( Crédit impôt Compétitivité Emploi), ou en substitution, ça on verra après les discussions qui auront lieu entre partenaires sociaux. Il est vrai qu’on n’est plus à 10 ou 20 milliards près.

    Cependant, un élément attire l’attention, le Président confirme 5 millions de chômeurs ou semi chômeurs, voilà enfin une vérité bonne à dire.

    Il n’y aura donc plus de financement de la politique familiale financée par les entreprises. Voilà encore de la cohérence,  car on ne voit pas pourquoi celles ci financeraient un truc, un détail, dont la destination  lui est étrangère. La Caisse Nationale d’Allocation Familiale pourtant bien tangible devient virtuelle.

    On n’augmentera pas les impôts. D’où viendra l’argent ? Et bien d’une diminution des dépenses, surtout celles des collectivités locales. Donc la dette diminuera, mais les recettes n’augmenteront pas. Et puis comme l’économie redémarrera, alors on aura plus d’argent qu’il n’en faudra. Donc pas de problèmes.

    Là il y a quelque chose que je ne comprends plus.  Pas plus recettes, même moins puisque les entreprises ne supporteront plus les allocations familiales, et pas d’impôts supplémentaires. Les recettes supplémentaires viendront de ce que les entreprises et la France produiront beaucoup plus, du jour au lendemain. Les chômeurs auront du travail. M Hollande fait des miracles et la croissance fera le reste.

    liberalisme

     

    Les emplois aidés seront maintenus ainsi que la politique redistributive.

    Je sais par avance que le familier journal « Le Monde » sera aux anges. C’est exactement le sens de ses éditoriaux qui a été exposé et argumenté, avec un peu moins de redistribution que le Président, car il faut également baisser les retraites.

    Mais qu’en diront les autres?

    Je pense sincèrement qu’on se moque du peuple. J’inspecte les visages des ministres, ils acquiescent. Peut être un Montebourg un peu rêveur, c’est tout. Je dois donc avoir tort. Les nantis comprennent mieux que les autres, c’est pour ça qu’ils sont nantis.

    Les questions des journalistes ne me surprennent pas, sauf l’insistance de certains sur ses conquêtes amoureuses.  L’intervention du sympathique Nicolas Domenach déçoit un peu.

    Une question d’un journaliste étranger, sur le financement du RSA, reste sans réponse. Mais on s’en fout un peu. Tout va bien, on va enfin mener la révolution libérale que Sarkozy n’a pas faite.

    Décidément, Hollande c’est sans espoir, les français doivent attendre les effets de la main invisible et surtout de nos amis du MEDEF.

    Heureusement, l’économie dite libérale de nos amis américains, qui inonde le marché  de dollars bien keynésiens, a déjà relancé la machine économique avec profit en Europe.

    La réaffirmation de la politique africaine du Président est le  seul élément qui confirmera son  indépendance idéologique du mouvement de pensée libéral qui sévit à l’international. Sa confirmation de la menace active de la France sur la dictature syrienne vient ici le démontrer.

    Enfin, quiconque émettra un doute sur l’Europe, sera immanquablement taxé d’extrémiste, par le Président. Les Roms et leonarda, l’autorité du droit doit l’emporter. C’est un peu court jeune homme.

    Il faut néanmoins retenir que le Président souhaite que de nouvelles mesures sur l’accompagnement de la fin de vie soient examinées.

    Voilà enfin une disposition progressiste. Souhaitons que nos amis religieux ne se manifestent pas trop, sinon là encore, comme avec les maires des communes, il souhaitera laisser aux médecins la liberté de prescription qu’ils jugeront utiles. Pourtant l’accompagnement de la mort est la marque du respect de la vie.

    Pour conclure, la gauche affirmée devient la droite repentie qui elle même, en tant que droite affirmée, devient l’extrême droite.

    Il reste une place à  la gauche.

    Rappelons nous qu’il existe tout de même, le Président l’a dit,  5 millions de chômeurs en France.

     

     

     

     


  • Dieudonné instrumentalisé

    Dieudonné M’bala M’bala, fait la Une en France.

    Cela a commencé dans la presse, lorsque « l’humoriste » s’en est pris à la judaïté présupposée de Patrick Cohen, journaliste. Puis,  l’évènement fut relayé par Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, qui voulut en faire son nouveau cheval de bataille.  En effet, il faut maintenir coute que coute la présence télévisuelle du Ministre.

    Valls veut lui interdire tous ses spectacles, ça fait parler et écrire. Il utilise l’argument juridique de l’interdiction des lancers de nains. Cet argument n’est pas adapté à la situation.

    Le lancer de nains est un spectacle qui a été interdit parce qu’il portait atteinte à la dignité humaine et ce malgré le consentement des nains eux-mêmes. C’est un des rares cas ou le droit décide que notre propre corps ne nous appartient pas et doit être considéré avec respect au nom de l’humanité toute entière.

    On ne voit pas très bien ce que le ministre cherche. La parole de Dieudonné serait elle-même indigne de l’engeance humaine ? Non. Alors ce serait de donner à voir, en spectacle qui mettrait en cause cette dignité ? N’importe quoi.

    L’important pour Valls c’est que l’on puisse en parler.

    Alors les champions de la liberté d’expression sont devenus les lepénistes, paradoxe extraordinaire du monde actuel de la communication qui sidère le moindre démocrate.

    Interdire la liberté des spectacles, ou des créations, c’est un peu recommencer ce que firent les nazis dans les années trente en Allemagne. Mettre en exergue une idéologie antisémite, ultra minoritaire en France, et accepter de mettre en danger la liberté, c’est favoriser l’autoritarisme d’Etat, c’est le menton levé de la fierté de M Valls. L’ordre et l’autorité, sont ses maîtres mots, la censure un moyen utile.

    liberté

    Laissons les 250 places du théâtre occupées par des imbéciles heureux et des antisémites très ordinaires. Tellement ordinaires qu’ils responsabilisent les juifs dans l’esclavage alors que celui ci fut formellement interdit aux juifs. Cela est attesté, mais la haine a souvent peu à voir avec l’histoire.

    M’bala M’bala ne devrait pas être en peine, le gouvernement tout entier et l’administration lui assure une publicité peu commune que d’autres lui envieraient.

    La justice l’a condamné, il suffit maintenant d’exiger qu’elle exécute ses décisions. Le fisc ne connaît pas l’impuissance.

    Au contraire, on instrumentalise ses spectacles et ses dires, pour soi-disant lutter contre l’antisémitisme. La LICRA s’y associe et heureusement le MRAP se dissocie de ce mouvement de « Valls » comme la Ligue des Droits de l’Homme.

    Ce soi disant front antiraciste ne fait que, parce qu’il est attentatoire à la liberté d’expression, renforcer le lepénisme à l’aguet de tout évènement  pour apparaître démocrate et républicain. Dieudonné est devenu un instrument de communication de MM Valls et Hollande. Il permet également d’associer antisémitisme et antisionisme c’est à dire un racisme à un anti impérialisme.

    Des esprits malins, comme Christophe Alévêque dans « fluide glacial-janvier 2014 », postulent que le gouvernement fait tout pour renforcer le lepénisme et ainsi faire en sorte que Mme Le Pen soit présente au deuxième tour de la présidentielle de 2017 et permettre le succès du candidat de gauche. Après Leonarda, les roms et Dieudonné, Valls est l’un des principaux instigateurs.

    Un tel cynisme fait peur.


  • L’impossible mobilité professionnelle en France

    La mobilité professionnelle serait ainsi un des éléments essentiels dans la lutte contre le chômage et de la fameuse employabilité des salariés français. Pour être moderne il faut être flexible.

    Dans les faits, cette employabilité concerne deux acteurs décideurs de la situation de l’emploi, l’employé et l’employeur. Si l’on en oublie un, la solution risque de nous échapper  et pourtant, c’est ce que l’on fait allégrement en France.

    Le secteur de la formation que ce soit la formation initiale ou professionnel, est la source de l’employabilité  et la solution ultime à l’emploi, en France.

    Mais que juge-t-on du salarié ? Connaissance, qualification et comportement, voici les 3 concepts que nous rappelle la définition officielle concernant l’employabilité.

    En fait on porte un jugement sur des acquis qui sont les résultats de  la valorisation de la formation. C’est à dire que la formation va s’évaluer elle-même, sur des critères qui sont les siens. On n’évalue donc pas la personne sauf dans un des trois critères, le comportement, on  se contente de juger les connaissances et la qualification.

    Tout le système français repose sur l’histoire tangible de la personne à évaluer, et de cette histoire on déterminera de capacité à s’adapter. On ne saura jamais, comme l’œuf et la poule, si ce sont les employeurs par facilité qui ont érigé la formation comme un critère déterminant, ou les formateurs qui ont inspiré les employeurs en validant leurs propres critères.

    Il n’en reste pas moins vrai, à l’aune de l’observation, que l’employabilité d’un étudiant en histoire est considérée inférieure à l’employabilité d’un étudiant en commerce. Il est évident que c’est sur le curriculum vitae d’une personne qu’on évaluera sa capacité à tenir un emploi. Si vous avez travaillé comme cadre bancaire, on trouvera toute raison pour vous rendre impossible l’accès à cadre des assurances. Un informaticien ne se verra pas proposer un poste de graphiste.

    Quant aux ouvriers, devenir cadre est quasi impossible, et les employés, on les passe tous cadres pour éviter le débat, sauf les secrétaires, car le machisme reste une valeur sure en matière d’emploi.

    Ainsi le système se bloque sur les acquis formalisés.

    bocal

     

    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce seront les personnes qui seront le moins qualifiées, ou disposant d’une expérience minimum qui seront le plus employables. Ainsi là encore, l’observation, nous permet d’envisager facilement l’adaptation d’un serveur, à un emploi de gestionnaire de stock, puis d’aide comptable.

    Mais s’il est diplômé en chaudronnerie, ou en électricité alors il ne pourra envisager d’autres métiers que ceux de la chaudronnerie ou de l’électricité.

    En revanche pour l’encadrement on constate qu’il existe deux voies. Une forte employabilité pour certains et extrêmement faible pour les autres. D’un polytechnicien, énarque ou diplômé de sciences politiques,  avec une expérience dans un domaine pointu, on fera tout de même un cadre de l’industrie, du tertiaire et même de la politique sans qu’aucun n’y vienne à redire. D’un master en finances, ou dans le commerce, alors on imagine mal qu’il en fut autrement que de la finance ou du commerce.

    En fait l’employabilité n’existe en France que pour les personnes peu qualifiées ou hyper qualifiées, l’élite. Pour la grande majorité des salariés, du contremaître dans l’industrie au cadre moyen dans le tertiaire, l’acquis et l’expérience au lieu d’ouvrir les portes soutiennent  le salarié comme la corde soutient le pendu.

    La moins forte employabilité étant celle des seniors, bien entendu.

    Dans le monde occidental, la France tient le record du conservatisme social et tue  l’imagination. On se contente d’évaluer une formation. Cette formation ne doit pas être un but mais seulement l’expression d’un moyen .  Et l’on confond but et moyen.

    INTELLIGENCE

    Mais qui gère ce système mortifère qui se reproduit, et empêche l’adaptation; qui décide in fine ?

    Ce sont les employeurs et les Directions des Ressources Humaines (DRH)

    Ce sont eux qui décident de ce soit disant manque d’employabilité des salariés français. Ce sont eux qui hiérarchisent la valeur des acquis et de l’expérience, car ce sont eux qui emploient.

    Ce carcan est mécanique, il reproduit et multiplie ce qu’il produit comme une machine.

    Il enferme et se renferme et nie le dynamisme naturel des personnes qui cherchent à découvrir, apprendre et comprendre. En France, les employeurs décident qu’un choix ou non choix à 15 ans, 18 ans vaut pour une vie toute entière. On naît peut être pompier, mais pas technico-commercial dans les photocopieurs.

    Et pourtant, tout manager, DRH ou chef d’entreprise sait ce qui fait la valeur d’un collaborateur. C’est avant tout son comportement et non ses acquis et qualifications.

    Une qualification cela peut toujours s’acquérir, un comportement en groupe avec les collègues, ou devant une décision à prendre c’est autrement plus difficile. Cela ne s’inscrit pas sur un diplôme. Mais il faut pour nos employeurs une rationalité tangible, sauf pour l’élite dont ils font partie. Seule cette élite peut choisir librement son emploi.

    Bien sur quelques uns réussiront à sortir de ce cercle infernal, mais regardons autour de nous, combien sont-ils ?

    Peu nombreux et souvent des accidents de parcours professionnels, des opportunités improbables.

    Ainsi, à l’inverse de la croyance qu’on inculque, ce sont souvent les salariés les moins mobiles mais les plus fidèles à leurs entreprises qui réussissent le mieux, une étude sociologique récente nous en a encore donné la preuve. Il faut cesser ces mensonges sur l’adaptabilité professionnelle.

    Aux USA, on valorise les salariés qui ont subi un échec de création d’entreprise, car cela est considéré comme une expérience enrichissante. En France, le salarié aura tout intérêt à se montrer discret, sinon penaud .

    La mobilité professionnelle, dans le contexte culturel français est un leurre et un mensonge qui ne sert qu’à ceux qui veulent maintenir un système conservateur, contrairement aux discours de dynamisme qu’ils entretiennent.

    C’est aux intelligences que l’employeur ou son DRH doivent s’adresser, ils le savent , et pourtant ils les condamnent. Ils décident inconsciemment de conserver ce système d’évaluation suranné mais bien français.

    La formation des entrepreneurs et des DRH devrait commencer par une formation à la flexibilité intellectuelle.

    Décidément un chef d’entreprise ne fera jamais un bon chroniqueur, tout au plus un DRH.

     

     

     

     

     

     


  • Un avenir pour la pétition en ligne

    La pétition en ligne présente des vertus insoupçonnables, c’est pourquoi il convient de l’utiliser avec parcimonie.

    Au 1er janvier 2015 interviendra l’application du dispositif constitutionnel de référendum d’initiative partagée.

    Evidemment l’extrême prudence du gouvernement Sarkozy qui l’a promulgué, vise à faire que ce nouveau droit ne sera jamais appliqué.

    Cette initiative ne se fera qu’à la demande d’abord de 185 membres du parlement, députés et sénateurs. Difficile à obtenir mais possible. Il devra porter sur des sujets portant sur l’organisation des pouvoirs publics et des réformes relevant du champ économique, social ou politique et environnemental. Ces 2 obstacles passés et validés, le conseil constitutionnel devra organiser le vote sous forme électronique.

    Ensuite il faudra obtenir 4, 6 millions de voix favorables.  Ce chiffre a été obtenu lors de la pétition de la CGT contre la privatisation de La Poste.

    Et si la proposition n’a pas été soumise dans un délai de 6 mois, alors le Président de  la République doit organiser un référendum. Et c’est le résultat de ce référendum qui deviendra le résultat de ce nouveau référendum d’origine PARTAGEE.

    C’est un dispositif qui montre que le personnel politique considère que le peuple n’est pas majeur, n’a pas la maturité qu’ils en attendent. Le financement de ces campagnes ne pourra être réalisé que par des partis politiques. C’est pourquoi on ne l’appelle pas d’initiative populaire mais partagée.

    Le chemin est très difficile, mais on peut supposer  qu’à l’avenir les obstacles tendrons à se réduire. Bien entendu il faudra pour cela, réunir une nouvelle fois le Congrès (Les deux chambres). Restons optimistes et commençons à réfléchir sur quels sujets ces premières pétitions pourraient porter.

    VOTATION

    Campagne de Votation pour réduire les écarts de revenus de 1 à 12- résultats : majorité de nons en Suisse.

     

    Nous sommes encore loin de la Suisse et du droit de votation, mais on peut aujourd’hui utiliser la pétition.

    En effet, aujourd’hui il existe des systèmes de pétition sur internet qui commencent à avoir des effets certains sur les décideurs. On compte aujourd’hui principalement 2 sites : change.org.fr et avaaz.org.fr.

    Ces organes s’interdisent des pétitions discriminantes comme le racisme ou l’homophobie mais en général peuvent organiser des pétitions contradictoires, comme parfois des pétitions contre les OGM et parallèlement pour.

    Mais ces pétitions commencent à avoir un certain effet sur les décisions ou les conséquences d’une situation

    Ainsi une petite pétition en Afrique du Sud, pour protéger les homosexuelles femmes, a  finalement fait le tour du monde et a sensibilisé les pouvoirs publics de ce pays qui ont pu protéger les personnes victimes. Cette pétition a recueilli plus d’un million de participants. Le nombre de pétitionnaires et sa dimension international ont joué en leur faveur

    En Europe, une pétition recueillant 100 000 signatures d’Européens a permis, à l’inverse, de ne pas voter pour une loi ouvrant le droit à la contraception et aux Interruptions Volontaires de Grossesse  pour l’Europe toute entière.

    Une pétition de l’ensemble des Européens contre les dispositions de revanche des catholiques et la droite espagnole contre l’IVG, serait la bienvenue et permettrait enfin de montrer que l’Europe peut  faire reculer les ultras.

    Ces quelques pétitions portant sur des principes de liberté et de progrès, si elles s’organisent en nombre, devrait porter leurs  fruits car les pouvoirs politiques, s’ils reposent sur des principes démocratiques, sont de plus en plus sensibles à l’influence du nombre et de l’image.

    Quant aux dictatures faussement démocratiques, elles cherchent toujours à entretenir une image positive et attirante, comme le montre les dispositions libérales prises avant les jeux olympiques d’hiver à Sotchi. Bien sur à ne pas utiliser pour la Corée du Nord.

    Il faut tenter dans tous les cas de rédiger ces pétitions avec un spectre large, non restrictif pour que plusieurs pétitions ne se concurrencent pas les unes et les autres. Et il s’agit également de définir une cible précise et un résultat espéré tangible, pour chaque pétition.

    A l’époque d’un internet dont la vocation est mondiale et des Nations sensibles à l’opinion, la pétition présente des vertus incontestable qui peuvent ouvrir des perspectives et aussi bloquer des initiatives régressives.

    La pétition papier ne restera valable que pour les questions de quartier.