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  • Albanie : manifestation pour la dignité

    L’Albanie, (shqiperia en albanais) c’est où ? et bien c’est pas bien loin de nos contrées; vu de France, c’est en face de l’Italie, séparé par la mer Adriatique et ses plages jouxtent les plages continentales grecques, c’est aussi un pays très montagneux.

    Petit pays, c’est une nation qui a toujours été fière de son histoire, elle a été le seul pays à se libérer du nazisme sans aucun appui international.

    Cette fierté se manifeste aujourd’hui, face aux Etats Unis qui voudraient retraiter les armes chimique syriennes sur leur territoire. Ils ont manifesté le 14 novembre 2013, dans la rue à Tirana, comme dans les villes à proximité des terrains prévus, leur refus de devenir une poubelle des accords internationaux.

    Malgré une promesse sonnante et trébuchante de la part des Etats Unis, pour un pays d’Europe si démuni, le nouveau premier ministre Edi Rama, élu depuis deux mois, a refusé cette pollution accompagnée des dollars pourtant si convoités.

    Il faut saluer cette attitude de dignité du « pays des aigles », si petit territoire qui s’affronte à l’aigle américain et qui souhaiterait intégrer l’Union Européenne.

    ALBANIE 2 ALBANIE

    Que ceux qui ont pourvu aux accords de Syrie, les grandes puissances russes et américaines, accueillent ces engins de guerre sale, mais qu’ils n’hésitent pas également, à soutenir financièrement une jeune Albanie démocratique.

    Selon l’agence de presse russe, la France et la Norvège ont été sollicités, que feront-t-ils ?

    On peut lire : http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/11/15/l-albanie-refuse-de-detruire-l-arsenal-chimique-syrien-sur-son-sol_3514809_3214.html


  • burqa, libérons les espaces

    Babyloup, maintenant restos du cœur, une fois de plus les religieux, musulmans ou autres, s’en prennent au monde associatif ou du travail. En effet il est plus difficile de s’attaquer à une entreprise du CAC 40, qu’à de petites structures, souvent à but humanitaires, beaucoup plus fragiles.

    En fait, à force d’anti islamisme, notre société en est arrivée au point d’interdire dans les lieux publics, le port de la Burqua, non pas au nom de l’ostentation ou du prosélytisme, mais parce que celle ci cachait le visage. Belle hypocrisie d’une société qui cache, elle, un racisme rampant.

    Belle hypocrisie que cette société qui vise quelques extrémistes de banlieue et ferme les yeux sur nos visiteuses des émirats, dans les beaux quartiers du Printemps ou des Galeries Lafayette.

    Cette société française a fait le mauvais choix, car elle ne sait pas porter la limite du droit. Après tout pourquoi les juifs orthodoxes ne se verraient ils pas interdire leurs rouflaquettes et leurs chapeaux halachiques, les catholiques et leurs évêques portant calotte ou kippa lors des cérémonies hors de leurs églises. Pourquoi ne pas interdire le port des lunettes dans les lieux publics qui empêchent l’identification des personnes. En effet, les photos d’identité aux normes internationales de sécurité, l’interdisent.

    Ce débat n’est pas le bon. Il convient instamment autoriser le port de n’importe quel signe, religieux, politique, sociale dans l’espace public dont la burqa. En Albanie, du temps d’Enver Hodja, on interdisait dans les années 70, les cheveux longs, en France, certains en rêvaient. Non, mis à part la nudité à réserver à quelques endroits, encore que nous ayons vu une dizaine de manifestants pour la liberté, nus à San Francisco, sans choquer personne, l’espace public doit être libre d’expression dans une démocratie, de la tenue vestimentaire jusqu’aux slogans politiques.

    Ce débat, sur le port de la burqa dans l’espace public, n’existe plus en France on met un voile dessus et c’est un affaiblissement de la Démocratie, au risque de l’obscurantisme.

    RUE DE LA LIBERTE

    En revanche que doit il en être du lieu de travail. Le lieu de travail en droit est d’abord un lieu privé et lorsqu’il devient un espace public, comme les surfaces commerciales, il est placé sous la responsabilité du chef d’établissement qui doit en préserver les règles de droit de liberté qui ne peuvent l’entraver que lorsque la sécurité des personnes est en jeu.

    L’espace de travail est donc placé sous la responsabilité de l’employeur qui est garant de l’intégrité de chacun. C’est donc à travers le Code du Travail que la liberté d’expression doit être respectée. Cette liberté ne doit en aucun contraindre l’environnement à du prosélytisme de quelque nature qu’il soit. C’est à l’employeur que revient la responsabilité de la neutralité politique ou religieuse. Il la doit, sauf si l’employeur est lui meme religieux ou politiquement reconnu.

    On envisage mal, qu’au Parti Socialiste on emploie un militant de l’UMP, ou qu’une congrégation religieuse emploie un militant professant le satanisme.

    La liberté du chef d’entreprise sur le terrain professionnel s’exprime de manière particulière à travers son règlement intérieur et les juges se doivent, dans une société libérale, de le respecter. Les employeurs ont dû récemment y inscrire un paragraphe concernant l’ante droit de cuissage qui concernait, les anciens chefs d’entreprise qu’étaient les fâcheux hobereaux d’autrefois.

    Ils doivent se voir reconnaître l’autorité dont le droit les pourvoit, cette autorité discrétionnaire qui leur donne pouvoir de récompense ou de sanction. C’est un droit issu du droit monarchiste ou divin diront certains mais c’est le rare moyen d’assurer la liberté de conscience de chacun. Ainsi on ne pourra imposer aux salariés une autorité, religieuse ou politique, qu’ils réfutent. On ne pourra de manière constante, quotidiennement, jour après jour imposer une tenue ou un discours qu’on ne partage pas.

    D’autre part, le droit du travail inscrit le salarié dans une contrainte de respect de son entreprise et de ses dirigeants; il ne peut critiquer sa hiérarchie en rendant public, en particulier sur les réseaux publics, une appréciation qui nuirait à celle-ci.

    C’est ainsi, lors de son activité professionnelle à destination du public qu’il lui est interdit d’ouvertement médire sur celle-ci. Son avis doit rester neutre si ce n’est respectueuse de la société qu’il représente.

    On se doit de ne pas autoriser, dans le cadre de l’activité professionnelle, toute démonstration politique ou religieuse sauf si cela est l’objet même de l’entreprise. L’entreprise doit rester un terrain neutre.

    Nous restons opposés également à toute manifestation religieuse ou politique dans les services publics censés représenter la laïcité de l’Etat.

    En conclusion, la liberté dans l’espace public doit être pleine et entière alors que celle relevant du droit privé ou commerciale doit être restreinte.

    Il est nécessaire donc interdire la burqua ou la kipa dans toute entreprise dont l’objet n’est pas religieux. Aussi faut-il soutenir ardemment Babyloup et les restos du cœur dans leur démarche laïque et qui sont seuls aujourd’hui à défendre cette politique contre les radicaux islamistes et surtout provocateurs.