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  • RésidAnt ou résidEnt

    Ca y est maintenant, quel que soit l’article qu’on lise dans la presse, le mot résidAnt n’existe plus.

    orthographe

    Se prononçant de la même manière que son homonyme, il est mort, depuis peu de temps il est vrai, au profit du mot résidEnt. Donc tout le monde devient résidEnt d’un domicile, d’un lieu mais en fait il n’en fut pas toujours ainsi.

    Le résidEnt, avec un e, était une personne, française d’origine qui habitait régulièrement à l’étranger, ou un citoyen d’un pays qui vivait dans un autre pays. C’était un résidEnt souvent permanent. L’ambassadeur était souvent résidEnt du pays qui le recevait.

    Ce résidEnt, pouvait, il est vrai, habiter une résidEnce à l’étranger.

    Il en est ainsi de 569 résidEnts français au Maroc, qui votent pour Mme LE PEN, pourtant ils sont résidEnts. C’est un moyen mnémotechnique de se rappeler que ca s’écrit avec un e, puisque le mot Le Pen en comporte 2.

    Le résidAnt, avec un a, était une personne, de quelque origine qu’elle soit, qui habitait régulièrement un immeuble, un quartier. Un résidAnt étranger pouvait habiter une résidEnce. On disait, ce résidAnt habite telle ou telle résidEnce, sans faute d’orthographe.

    Aujourd’hui plus de distinction orthographique. Le mot résidEnce ne crée plus qu’un seul dérivé, le résidEnt.

    Si bien qu’on ne distingue plus le résidEnt français au Maroc, du Marocain résidAnt dans une cité de la banlieue, mais qui pourrait habiter une très belle résidEnce à Neuilly.
    Ainsi on doit aussi dire, bien que les conditions de logement soient différentes, les résidAnts de Clichy sous bois, étrangers ou français, manifestent pour une gestion plus efficace de leurs logement dans leur résidEnce du Chêne Pointu.

    Les journalistes, à l’épreuve des mots, les simplifient et perdent parfois leur signification originelle.

    Au fait originel n’a pas le même sens que le mot original, même si la racine est la même. Alors, il faut s’adapter.