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  • Honte aux émigrés français

    Ca y est, c’est décidé, nos amis helvètes ne veulent plus de nous et il faut les écouter. La Suisse aux suisses.

    Nous les français, les italiens, les allemands les portugais, les européens, ne sommes plus les bienvenus sur leurs si jolies terre de neutralité. Enfin ils ne sont plus neutres, ils portent une position caractérisée et avouent franchement leur meurtrissures de se voir envahis par  nos hordes barbares.

     

    gardes_suisses

     

    Ils sont 50,30 % à avoir voté contre cette immigration qui les mènent là où ils sont. Soit 4% de chômage et une économie des plus florissantes d’Europe.

    Il faut bouter hors de Suisse, ces hordes de frontaliers, qui tous les matins viennent embouteiller nos routes et autoroutes.

    Il faut bouter tous ces esclaves de nos usines et de nos hopitaux, pour nos chômeurs nationaux

    Il faut bouter ces chrétiens qui n’ont pas su protester contre leur Pape, ignorant et bouffi.

    Il faut bouter ces français  prétentieux, ces italiens rigolos et ces allemands qui ne savent pas parler alémanique.

    Les terres suisses, au moyen-âge étaient les plus pauvres d’Europe. Dans l’agriculture on réussissait mieux dans les plaines que dans les régions de montagne. C’est entre autres, pourquoi le vatican recrutait ses soldats « suisses » qui cherchaient alors du travail.

    Leur neutralité a été exemplaire pendant la seconde guerre mondiale, ni eux, ni la Croix Rouge, ne dénoncèrent le nazisme alors qu’ils étaient à deux pas des camps de concentration. Mais il faut leur reconnaître qu’ils ont sauvé de nombreux enfant juifs qui traversaient les Alpes.

    Leur richesse provient essentiellement des actifs financiers européens alors qu’ils ont toujours refusé d’y adhérer. Cela leur a donné le temps d’être une terre d’exil fiscal, temps qui ne durera pas. Cette mesure risque de les mettre à mal face à l’ouverture des marchés publics, les transports et l’agriculture. En effet cette décision fait partie d’un accord comportant 7 domaines. Si l’un est exclu, l’immigration comprise dans les  accords de Schengen, alors les autres s’excluent automatiquement par une clause dite de « guillotine ».
    Il faudra également remplacer tous les personnels des hopitaux de l’hotellerie, et des banques.

    Johnny Halliday a senti le vent venir, il est maintenant citoyen américain depuis quelques mois.

    Mais en vérité, les régions limitrophes de la France ont voté non à cette votation non à ce référendum. En revanche, les alémaniques ont approuvé à l’exception de la région de Zurich.

    On les croyait très au dessus de ces contingences, nos richissimes amis. Mais la nature l’a emporté. Mme Le Pen a d’ailleurs salué ce succès du nationalisme et du contrôle migratoire.

    L’Europe qui rencontre des difficultés à soutenir les mouvements Ukrainiens saura t elle  enfin faire preuve d’un peu de courage, en leur retirant tous les avantages commerciaux dont ils bénéficiaient jusqu’alors.

    En fait, on ne voit plus les gardes suisses au Vatican. Ont ils été supprimés et était ce une mesure de rétorsion que ce référendum anti-immigrés ?

     


  • Bangui, Hollande a eu raison

    Il ne faut aucun courage politique pour décider de l’intervention de la France au Mali. Il suffit d’une certaine rationalité politique, pour s’opposer aux islamistes, qu’on appellera par facilité, terroristes, se retrouver allié des Etats Unis, donc du monde occidental, et enfin  disposer d’un ennemi connu et reconnu.

    La guerre du Mali est  une guerre de position frontale, qui consiste à repousser, les forces du mal, avec une stratégie militaire bien affirmée, jusque dans les montagnes du Nord du Mali, pour repousser et annihiler l’envahisseur. Puis il s’agira de régler les antagonismes politiques, trouver une majorité, installer un nouveau pouvoir, le stabiliser et on peut repartir. La mission est, ou sera réussie. En fait il s’agit d’une guerre, hors de notre territoire, de type classique, contre le Mal comme l’a inventée Bush.

    Il en va différemment de l’intervention de la France en République Centrafricaine. Là, a priori, pas d’envahissement, pas de terroristes, d’ailleurs pas d’américains, ni même d’européens. Seulement un conflit au sein d’une même population, une guerre civile qui nous promet un Rwanda numéro deux, si l’on n’y fait rien. Un massacre en quelque sorte.

     

     

    centrafrique

     

    Bien entendu, comme l’Afrique subsaharienne nous y habitue, tout cela commence par un gouvernement (celui de M Bozizé, lui-même auteur du coup d’état de 2003, aujourd’hui réfugié au Cameroun) qui se fait souffler son pouvoir par une  bande de mercenaires à la tête d’ un coup d’état, le 24 mars 2013. Minoritaires , avec des forces insuffisantes à tel point qu’ils recrutent des enfants, ils n’arrivent pas à assurer la pérennité de ce pouvoir tant convoité.  C’est au départ une union d’opposants et de militaires, nommés Séléka,  que le Président Djotodia dissout à son arrivée mais qu’il ne contient plus.

    Cette force politico-militaire se divise et perd progressivement sa légitimité, notamment après l’arrestation d’un riche chrétien en plein office religieux. Ces mercenaires ne sont payés par personne, ils se paient directement en nature. Les succédanés de ces forces sont maintenant appelées ex-Seleka, ils viennent du Nord, sont musulmans  et poursuivent les combats avec l’énergie du désespoir. S’oppose alors de manière frontale, la population qui enfin s’organise.

    Et voilà, qu’un conflit de soudards, qui violent et pillent, devient une guerre de religion, musulmans contre chrétiens. Et des chrétiens organisés à Bangui, ça passe rapidement du goupillon à la machette, devant le regard ahuri des forces africaines internationales.

    Bangui s’enflamme à commencer par le kilomètre 5. Dans un pays constitutionnellement laïc, les marchands musulmans se font maintenant lynchés et pillés. Bien sur, comme dans toute bonne guerre civile, ce sont les enfants et les femmes qui tombent les premiers. Les musulmans attaquent les petits villages et leurs églises, les chrétiens oubliant que Dieu est Amour s’en donnent à cœur joie dans les massacres à Bangui. Les musulmans se calfeutrent. Un ressort s’est cassé, la religion s’en mêle et s’emmêle.

    Le Cardinal tente une réconciliation à Bangui avec les dirigeants musulmans, pour calmer les foules hystériques. Auparavant, cette différence existait et le peuple la vivait paisiblement. Mais le peuple de la ville, maintenant, crie vengeance.

    MACHETTE

     

    François Hollande a un grand mérite de faire entrer la France dans un tel conflit, sans pétrole ni terroriste, simplement pour la paix. Les indéfectibles pacifistes ne nous feront pas croire que c’est pour les quelques filons de diamants de Bokassa que les forces militaires françaises interviennent.

    Ce conflit ne relève même pas de la guérilla que nos généraux auraient pu facilement vaincre, mais d’une guerre entre civils. Au Mali on pouvait plus facilement distinguer les combattants, dans la plupart des cas la couleur de peau des populations du Nord suffisait.

    En Afrique subsaharienne on a tous la même peau, quand on ne tue pas, on viole, non par plaisir de domination et de machisme mais pour pourrir la descendance et l’engeance.

    A travers l’intervention de la France, c’est le nouveau droit international de devoir d’ingérence humanitaire qui s’exprime. Cette fois-ci, au moins, on osera le croire. Le peuple français, à travers les sondages, ne paraît pas soutenir ses dirigeants dans ce conflit qui ne lui apparaît que comme une dépense supplémentaire à prévoir. Et puis, on est bien seul, où sont les autres occidentaux ?

    Décidément il faut avoir un certain courage pour entamer une telle bataille. François Hollande l’a enfin eu pour un conflit d’une autre importance que celle de nos querelles  d’Européens apaisés et toujours en vie.

    Mais cette exigence morale manque dans la vie politique nationale.

    Et pendant ce temps là, nos amis américains interviennent discrètement au Soudan Sud, mais là il y a du pétrole.


  • Je hais les dimanches

    C’est un débat qui anime toutes les couches de la population, celui qui concerne l’ouverture des surfaces commerciales le Dimanche.
    DIMANCHE

    C’est une source de conflits sans fin, et qui trouve fort peu de réponses justifiées et argumentées.
    C’est une question dans laquelle tous les antagonismes s’engouffrent et qui semble ne souffrir que d’une seule alternative, pour ou contre cette ouverture.
    Les salariés sont divisés, selon qu’ils se situent dans leur fonction de salarié ou celle de consommateur.
    Les responsables d’entreprises semblent plus facilement faire corps avec leurs intérêts économiques immédiats, gagner plus. Pourtant, si l’on cherchait un peu, on trouverait encore une opposition inconciliable entre les représentants des grands groupes commerciaux et ceux des petites entreprises.
    Quant aux dirigeants politiques, il semble que cette fracture ne recouvre pas les clivages habituels droite/gauche.
    Comment se situer dans un tel salmigondis d’arguments ?

    UN PEU D’HISTOIRE
    Le dimanche, considéré comme jour de repos hebdomadaire, faisait l’objet d’un consensus quasi universel dans la société française. Et, pourtant avant qu’il n’en advint, cette journée dominicale fut l’objet de redoutables conflits sociaux, il y a un peu plus d’un siècle.
    Un conflit ordinaire mais de nature progressiste qui opposait, les salariés des mines qui cherchaient à réduire leur temps de travail ou obtenir des compensations financières aux dirigeants qui souhaitaient maintenir la situation; pas de congé.
    C’est finalement un accord, qui intervint avec les dirigeants les plus progressistes, les chrétiens, qui permit de convenir d’une journée hebdomadaire de congé à conditions qu’elle fût le dimanche.

    Cet accord, fut dans le temps, définitivement scellé par son inscription dans le Code du Travail. Cet accord cependant prévoyait un système de dérogations, conforme aux intérêts économiques du pays. Les seuls salariés obligés de travailler le dimanche, furent pour la plupart dédommagés par des compensations financières ou du temps libre.
    Et ce consensus centenaire devrait voler en éclat devant la volonté consumériste des bricoleurs du Dimanche ? Cette expression de nature progressiste devrait être remise en cause à l’aune de la volonté de quelques un ?

    Les modernes d’hier seraient-ils devenus les conservateurs d’aujourd’hui ?
    Analysons cette situation abracadabrante.

    LA NATURE DU CONFLIT
    Une première analyse consiste à observer la classe politique, souvent miroir des positionnements dans les débats qui divisent la société.

    La droite libérale, libertarienne devrait-on dire, en parfaite conformité avec son idéologie, veut toujours plus de liberté, celle qui consiste à ouvrir au maximum le terrain jusqu’à accepter que demain il en advienne ainsi pour l’ensemble des salariés, quel que soit le secteur. Cette position est également conforme au dogme du travailler plus pour gagner plus. C’est une droite souvent laïque.

    La droite traditionnelle, peu encline à s’exprimer par voie de presse, rentre la tête craignant d’être accusée de conservatrice. Néanmoins elle souhaiterait maintenir ce jour de repos dominical qui respecterait les valeurs religieuses auxquelles elle croit tant. Récemment, Christian Jacob, Président du Groupe UMP à l’Assemblée, ancien syndicaliste des agriculteurs, a demandé le maintien de la loi. Cette droite trouve des alliés objectifs représentés principalement par les confédérations CFDT et CFTC. Cette dernière est d’ailleurs fortement représentée chez les salariés du grand commerce.

    La gauche s’exprime souvent à travers la parole la plus radicale, sans que celle-ci la représente entièrement. Elle souhaite conserver ce jour de congé hebdomadaire, toujours au nom du temps de travail et des intérêts immédiats des salariés. C’est une gauche de classe et conservatrice. Elle porte les valeurs laïques mais souhaite maintenir ce jour de repos le Dimanche. Elle est attachée au Code du travail. Jean Luc Mélenchon s’en veut le chantre.

    La gauche majoritaire se veut moderne et souhaite discrètement l’ouverture de ces commerces sans l’annoncer clairement. Elle préfère que les extrêmes s’expriment dans un antagonisme sans fin qui laisse perdurer ce débat qui finit par troubler les esprits.
    Ce miroir politique ne recouvre pas les antagonismes traditionnels droite et gauche, modernisme contre traditionalisme, progressisme contre conservatisme, force des finances contre force du salariat.
    Le pouvoir des convictions confessionnelles explique une large partie de l’analyse de ce conflit.
    Les patrons modernes d’hier sont devenus les conservateurs d’aujourd’hui alors que les représentants des salariés progressistes d’hier sont également devenus les conservateurs d’aujourd’hui.
    Ce n’est pas une analyse de classe qu’il convient de faire agir même si celle-ci correspond aux intérêts idéologiques des tenants du libéralisme et de la gauche radicale.
    Comment maintenir le bricolage qui s’arrête dès la première vis manquante ?

    MODERNE OU CONSERVATEUR

    Une analyse plus probante consiste donc à ne plus s’arrimer aux oppositions conservateurs et progressistes.
    En termes économiques cette ouverture dominicale, sauf pour que les zones touristiques, n’augmente pas la consommation, mais l’anticipe ou la diffère.

    Le point de vue confessionnel ne répond pas aux besoins d’aujourd’hui. L’obscurantisme fait référence au passé et génère un comportement inadapté aux besoins de la population.
    Le droit, souvent contraint de s’adapter aux besoins de la société nous invite à poursuivre ses ouvertures de progrès. Son socle en la matière est le Code du Travail et son histoire la nécessaire adaptation de ce code.

    Il convient donc de maintenir ces dispositions qui maintiennent le dimanche comme jour de congé hebdomadaire et prévoir comme le mouvement l’a initié, des dispositifs dérogatoires élargis.
    Cette mesure permettra donc d’assurer l’ouverture des services le dimanche et ainsi maintenir les avantages financiers et de temps de travail aux salariés. C’est une condition nécessaire et progressiste que l’on doit opposer aux conservateurs de droite ou de gauche.

    Qu’on ne s’y trompe, cette position est exprimée à travers un dernier sondage d’opinion.(i télé oct.2013) qui, à une écrasante majorité, souhaite cette ouverture pour salariés, mais ne l’accepteraient pour eux même qu’à la condition que cela soit compensé.

    Oui à l’ouverture du dimanche (sous conditions)
    Ceci me permettra de terminer mon bricolage. Décidément je hais les dimanches !

    on peut bien sur lire : http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/les-fiches-pratiques-du-droit-du,91/duree-du-travail,129/le-travail-du-dimanche,1018.html