• Archives pour l'Étiquette conservateur
  • Lucien Neuwirth : respect

    Monsieur Lucien Neuwirth devrait rester en mémoire de toutes les femmes de France.

    Son action a été déterminante pour obtenir l’autorisation de la pilule contraceptive en 1967, après un combat personnel de dix années pour convaincre, et une première victoire concrétisée par une loi, dont les décrets d’application n’arriveront qu’une année plus tard. 1968. Il fut l’un des initiateurs du Mouvement Français pour le Planning Familial.

    En 1975 il fut rapporteur de la loi Weil pour l’interruption volontaire de grossesse.

    En 1995 et 2000 il combat pour la prise en charge de la douleur et les soins palliatifs

    Puis un quatrième combat pour la pilule du lendemain en 2001.

    Ca n’a pas l’allure de mai 1981, ni le panache de la suppression de la peine de mort, mais ce sont des batailles successives pour l’amélioration du quotidien des femmes et des hommes et surtout du choix de la vie. Celle qui n’est pas subie mais choisie, celle de l’homme, de la femme, debout.

    Bien entendu, comme à l’habitude, il eut comme opposant les forces conservatrices, l’Eglise Catholique et la droite traditionnaliste qui lui rendirent la tâche très difficile. Bien entendu ses convictions ne furent pas étrangères à la franc maçonnerie à laquelle il contribua tout en restant un gaulliste républicain.

    On soulignera également qu’il fut un résistant de la première heure, dès 16 ans en 1940.

    C’est une vraie leçon d’une vie politique bien remplie, exemplaire, au profit de toutes et tous.

    pilule


  • Hollande le renoncement ?

    Nous nous en doutions tous, sur le chemin de l’opportunisme, il ne tiendrait pas devant les manifestations contre l’écotaxe.

    HOLLANDE

    Il l’a fait et nous ne nous en réjouissons pas.

    Hollande en fait, n’est pas dans le renoncement. Pour renoncer il faut croire et Hollande ne croit en pas grand chose, il n’a pas de conviction et avance au gré du vent.

    L’écotaxe était une mesure juste pour réorienter les transports de marchandises vers le train, les financer et augmenter les recettes budgétaires de près d’ 1 milliard d’euros.

    Qui s’y oppose ? En utilisant intelligemment le ras le bol fiscal,les paysans les plus prospères de la FNSEA, les grandes surfaces comme Système U et Leclerc, le patronat local à travers le pr Medef, la droite et les activistes d’extrême droite, les représentants de la Direction de GAD (entreprise qui va licencier pour des raisons de mauvaise gestion) et quelques affiliés aux syndicats FO

    L’écotaxe touchait toute la France, elle était soutenue par JL Borloo, mais la Bretagne ( 1 millier) n’en veut pas et Borloo non plus.

    Alors Hollande la renie, comme les taxes sur les cessions de startup, les 75% sur les salaires, la taxe sur les transactions financières, etc..
    Alors Hollande renie, les mesures évitant les expulsions, les mesures d’affichage d’identité des policiers, les mesures pour protéger les auteurs d’alerte, les mesures de désengorgement des prisons.

    En fait il ne renie pas ni ne renonce, il a peur.

    Alors tout le monde s’énerve, ceux qui y croyaient et ceux qui n’y croyaient pas et qui le font plier au gré de leurs exigences.

    Ainsi sa côte de popularité est au plus bas car d’un coté comme de l’autre il ne reçoit aucun soutien, il déçoit ses affidés et sa faiblesse ne fait que renforcer son opposition.

    En fait il n’a pas peur, il s’en moque et attend la nouvelle TVA, plus douce pour atteindre ses quelques objectifs financiers.

    A quand Manuel Valls pour remettre un peu d’ordre dans tout ça. Lui, il attend son heure et n’en doutons pas elle viendra.
    Il croit en lui, il est convaincu d’être le meilleur, il n’a pas peur, il ne renonce pas.

    Merci M Hollande de nous ramener aux valeurs anciennes d’ordre et d’autorité et de fausse sécurité.

    voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cotaxe#L.27.C3.A9cotaxe_comme_outil_de_contr.C3.B4le_des_.C3.A9missions_industrielles


  • Triste est FINKIELKRAUT

    Un philosophe par nature, parce qu’il sait se doit d’être gai pour un « gai savoir », ne peut nous présenter cette image d’homme triste, fondamentalement attaché aux valeurs les plus conservatrices de notre société.

    SOIS JEUNE

    Au lieu de chercher le bonheur, comme tout bon philosophe, Finkelkraut nous ressort « l’identité malheureuse » dont il se repaît.

    Ainsi, le soixante-huitard heureux, exalté, pourfendeur des idées reçues, créateur de concept nouveaux, alliant pensée et mouvement, anticonformiste est devenu un désolant vieillard aigri qui ressasse de vieilles pensées qui parfois fleurent bon les années 30 à 60.

    Car qu’a-t-il de différent d’un Debré, père s’entend, qui lui même, auteur d’une constitution monarchiste, et d’un gaullisme conservateur, si ce n’est la chevelure trop désordonnée.

    Finkielkraut nous fait en effet penser à Michel Debré en 1968, de Gaulle et sa chienlit, allant trouver les forces françaises en Allemagne pour les réprimer, patriote ringard, MRP avec ses couleurs bleu blanc rouge, son côté Algérie Française, sans oublier ce bon service militaire qui servira à mater tous ces gauchistes.

    Pourquoi un tel reniement alors qu’il a su vivre ces instants de joie. Après tout la recherche du bonheur, n’est elle pas un des fondements de la philosophie ?

    Les tenants du pouvoir d’alors, les anciens qui voulaient casser du gauchiste sont le miroir devant lequel il se complait, ceux qu’il a tant critiqué sont devenus ses référents. A tel point, que tel un Alain Peyrefitte, il compte sur la télévision pour le soutenir et le voilà devenu coléreux devant la moindre contradiction. On a osé lui prêter des idées non convenables, il se fâche, refuse, s’apprête à lever le poing contre son adversaire. Tu réagis comme un bon réactionnaire. Suffisant.

    « On n’est pas couché » ne saurait récuser  » ce soir ou jamais » de la même semaine d’octobre, l’environnement diffère mais l’homme dans son essence, reste identique.

    Que t’arrive t il Alain, toi qui nous fit rêver, tu remues maintenant des idées noires et cela m’attriste. Comme beaucoup de libertaires, tu t’inscris maintenant dans la tradition et les valeurs rurales, toi qui n’as vécu qu’à St Germain, et aux Etats Unis, tu es devenu un ringard penseur du passé. Même internet te révulse, alors que tu devrais savoir qu’un outil n’est pas le maître du mouvement mais un moyen. Le vieillissement est source d’oubli, on garde longtemps le souvenir d’un moment d’adulte, et là le chemin s’arrête, et nous rend incapable de s’adapter au temps présent.

    Ton visage est triste, ton regard fuit pour asséner des vérités que tu sais réactionnaires, ton regard te fuit, tes mains tremblent, tu t’enfonces, tu persistes et tu dérives vers les valeurs de l’extrême droite, comme on te le dit, mais là tu te fâches. C’en est trop, on ose maltraiter le maître, si l’élève se rebiffe on le matera, comme on a maté tous ces gauchistes. Tu étais un élève et tu es devenu le maître, incontestable garant du savoir, et ces jeunes qui s’amusent, ne savent pas. Sauras tu « qu’on n’est pas sérieux quand on a 17 ans ».

    Le respect de l’Universitaire, du bourgeois, on te le doit, mais tu ne vis plus dans ton temps, pourtant souviens toi, 68, mais tu restes sous la figure tutélaire de ton maître de Gaulle.

    Ah, oui, 68 c’est du passé, mais tu ne l’as pas senti passer.

    La modernité, c’est savoir être patriote, sans rejeter l’étranger, savoir être savant et écouter, entendre la contradiction, savoir s’adapter sans oublier ses valeurs.

    C’est aussi respecter les valeurs d’indépendance nationale du gaullisme tout en réfutant son conservatisme intellectuel et social qu’on oublie aujourd’hui, c’est saluer l’incontestable progrès industriel tout en respectant les forces du travail qui y ont contribué, ce qu’ont oublié les réactionnaires.

    La modernité c’est le respect de l’autre et non sa négation. Avec Finkielkraut « l’enfer c’est les autres » surtout s’ils sont musulmans.

     

     

    http://pluzz.francetv.fr/videos/on_nest_pas_couche.html


  • Je hais les dimanches

    C’est un débat qui anime toutes les couches de la population, celui qui concerne l’ouverture des surfaces commerciales le Dimanche.
    DIMANCHE

    C’est une source de conflits sans fin, et qui trouve fort peu de réponses justifiées et argumentées.
    C’est une question dans laquelle tous les antagonismes s’engouffrent et qui semble ne souffrir que d’une seule alternative, pour ou contre cette ouverture.
    Les salariés sont divisés, selon qu’ils se situent dans leur fonction de salarié ou celle de consommateur.
    Les responsables d’entreprises semblent plus facilement faire corps avec leurs intérêts économiques immédiats, gagner plus. Pourtant, si l’on cherchait un peu, on trouverait encore une opposition inconciliable entre les représentants des grands groupes commerciaux et ceux des petites entreprises.
    Quant aux dirigeants politiques, il semble que cette fracture ne recouvre pas les clivages habituels droite/gauche.
    Comment se situer dans un tel salmigondis d’arguments ?

    UN PEU D’HISTOIRE
    Le dimanche, considéré comme jour de repos hebdomadaire, faisait l’objet d’un consensus quasi universel dans la société française. Et, pourtant avant qu’il n’en advint, cette journée dominicale fut l’objet de redoutables conflits sociaux, il y a un peu plus d’un siècle.
    Un conflit ordinaire mais de nature progressiste qui opposait, les salariés des mines qui cherchaient à réduire leur temps de travail ou obtenir des compensations financières aux dirigeants qui souhaitaient maintenir la situation; pas de congé.
    C’est finalement un accord, qui intervint avec les dirigeants les plus progressistes, les chrétiens, qui permit de convenir d’une journée hebdomadaire de congé à conditions qu’elle fût le dimanche.

    Cet accord, fut dans le temps, définitivement scellé par son inscription dans le Code du Travail. Cet accord cependant prévoyait un système de dérogations, conforme aux intérêts économiques du pays. Les seuls salariés obligés de travailler le dimanche, furent pour la plupart dédommagés par des compensations financières ou du temps libre.
    Et ce consensus centenaire devrait voler en éclat devant la volonté consumériste des bricoleurs du Dimanche ? Cette expression de nature progressiste devrait être remise en cause à l’aune de la volonté de quelques un ?

    Les modernes d’hier seraient-ils devenus les conservateurs d’aujourd’hui ?
    Analysons cette situation abracadabrante.

    LA NATURE DU CONFLIT
    Une première analyse consiste à observer la classe politique, souvent miroir des positionnements dans les débats qui divisent la société.

    La droite libérale, libertarienne devrait-on dire, en parfaite conformité avec son idéologie, veut toujours plus de liberté, celle qui consiste à ouvrir au maximum le terrain jusqu’à accepter que demain il en advienne ainsi pour l’ensemble des salariés, quel que soit le secteur. Cette position est également conforme au dogme du travailler plus pour gagner plus. C’est une droite souvent laïque.

    La droite traditionnelle, peu encline à s’exprimer par voie de presse, rentre la tête craignant d’être accusée de conservatrice. Néanmoins elle souhaiterait maintenir ce jour de repos dominical qui respecterait les valeurs religieuses auxquelles elle croit tant. Récemment, Christian Jacob, Président du Groupe UMP à l’Assemblée, ancien syndicaliste des agriculteurs, a demandé le maintien de la loi. Cette droite trouve des alliés objectifs représentés principalement par les confédérations CFDT et CFTC. Cette dernière est d’ailleurs fortement représentée chez les salariés du grand commerce.

    La gauche s’exprime souvent à travers la parole la plus radicale, sans que celle-ci la représente entièrement. Elle souhaite conserver ce jour de congé hebdomadaire, toujours au nom du temps de travail et des intérêts immédiats des salariés. C’est une gauche de classe et conservatrice. Elle porte les valeurs laïques mais souhaite maintenir ce jour de repos le Dimanche. Elle est attachée au Code du travail. Jean Luc Mélenchon s’en veut le chantre.

    La gauche majoritaire se veut moderne et souhaite discrètement l’ouverture de ces commerces sans l’annoncer clairement. Elle préfère que les extrêmes s’expriment dans un antagonisme sans fin qui laisse perdurer ce débat qui finit par troubler les esprits.
    Ce miroir politique ne recouvre pas les antagonismes traditionnels droite et gauche, modernisme contre traditionalisme, progressisme contre conservatisme, force des finances contre force du salariat.
    Le pouvoir des convictions confessionnelles explique une large partie de l’analyse de ce conflit.
    Les patrons modernes d’hier sont devenus les conservateurs d’aujourd’hui alors que les représentants des salariés progressistes d’hier sont également devenus les conservateurs d’aujourd’hui.
    Ce n’est pas une analyse de classe qu’il convient de faire agir même si celle-ci correspond aux intérêts idéologiques des tenants du libéralisme et de la gauche radicale.
    Comment maintenir le bricolage qui s’arrête dès la première vis manquante ?

    MODERNE OU CONSERVATEUR

    Une analyse plus probante consiste donc à ne plus s’arrimer aux oppositions conservateurs et progressistes.
    En termes économiques cette ouverture dominicale, sauf pour que les zones touristiques, n’augmente pas la consommation, mais l’anticipe ou la diffère.

    Le point de vue confessionnel ne répond pas aux besoins d’aujourd’hui. L’obscurantisme fait référence au passé et génère un comportement inadapté aux besoins de la population.
    Le droit, souvent contraint de s’adapter aux besoins de la société nous invite à poursuivre ses ouvertures de progrès. Son socle en la matière est le Code du Travail et son histoire la nécessaire adaptation de ce code.

    Il convient donc de maintenir ces dispositions qui maintiennent le dimanche comme jour de congé hebdomadaire et prévoir comme le mouvement l’a initié, des dispositifs dérogatoires élargis.
    Cette mesure permettra donc d’assurer l’ouverture des services le dimanche et ainsi maintenir les avantages financiers et de temps de travail aux salariés. C’est une condition nécessaire et progressiste que l’on doit opposer aux conservateurs de droite ou de gauche.

    Qu’on ne s’y trompe, cette position est exprimée à travers un dernier sondage d’opinion.(i télé oct.2013) qui, à une écrasante majorité, souhaite cette ouverture pour salariés, mais ne l’accepteraient pour eux même qu’à la condition que cela soit compensé.

    Oui à l’ouverture du dimanche (sous conditions)
    Ceci me permettra de terminer mon bricolage. Décidément je hais les dimanches !

    on peut bien sur lire : http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/les-fiches-pratiques-du-droit-du,91/duree-du-travail,129/le-travail-du-dimanche,1018.html