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  • Impots à la source, un faux débat

    Qu’est-ce que l’impot sur le revenu à la source ?

    A priori c’est une bonne chose. C’est faire en sorte que pour les salariés de France, l’impôt sur le revenu soit calculé, comme les charges, sur la base du salaire mensuel, de sorte que ce qui s’affichera en bas, à droite de la feuille de paie, sera ce qu’il gagne réellement (charges et impôts retirés). Hormis la TVA, à la consommation, bien entendu.

    Que l’on soit de droite ou de gauche, cela ne devrait pas faire l’objet de débats, c’est un problème technique. Et pourtant la droite s’y oppose. Pourquoi ?

    Parce que actuellement les impôts sont calculés, sur la base des revenus, donc des appointements pour les salariés, et selon des tranches.

    bareme

    Pour rappel (chiffres arrondis), pour les revenus 2013 :
    de 6000 à 12 000 on paie 5,5 % d’impôts sur cette première tranche
    de 12 000 à 26 500 on paie 14 % sur cette seule tranche de revenus
    de 26 500 à 71 000 on paie 30% sur cette seule tranche de revenus
    de 71 000 à 151 000 on paie 41% sur cette seule tranche de revenus
    au delà de 151 000 on paie 45 % sur cette seule tranche.

    Ainsi,sans tenir compte du nombre de part, si on gagne 30 000 euros nets par an, on paie
    12 000 – 6000= 6 000 X 5,5% = 330 euros
    26500 – 12 000 = 14 500 X 14 % = 2030 euros
    puis 30 000 – 26 500 = 3500 X 30 % = 1050 euros

    soit un total de 3 410 euros ( 3410/30 000)soit 11,30% de ses revenus, et nous sommes sur ce qu’on appelle un taux marginal d’impôts de 30% (TMI).. Le plus haut montant de revenu est effectivement imposé à 30%.

    Il y a fort à parier qu’avec le prélèvement à la source, on continuera à faire jouer au moins une première tranche car elle protège les plus faibles revenus. En effet, les tranches visent à réduire les différences de revenus.

    Ainsi, si l’impôt à la source est retenu, on conservera une première tranche faible (5,5 %) de 6 000 à 12 00 euros . Mais on pourra habilement, pour les revenus qui sont réputés non protégés, affecter un taux de 20 % ou 25 %, toujours inférieur à ce fameux taux marginal sur lequel tout le monde se fixe.
    Ainsi par exemple un taux d’imposition de 25 %, ne choquera personne (inférieur au 30% de TMI) et l’impôt, même en maintenant la tranche « sociale » protégée, sera de 4 830 euros , au lieu de 3 410 euros. Evidemment si ce taux s’appliquait sur l’ensemble des revenus, le montant à prélever serait moins importants pour les millionnaires en revenus. Une idée à garder pour nos libéraux.

    Voilà, de manière lapidaire ce que craint la droite, que l’impôt à la source soit à l’origine d’une augmentation déguisée de l’impôt sur le revenu.
    Ce n’est pas l’impôt à la source qui est critiqué, mais sa capacité à rendre acceptable par les français, un montant plus élevé. Il est vrai, lorsque l’Etat est en recherche de ressources supplémentaires, c’est très tentant, c’est pourquoi, avec l’impôt à la source, les classes moyennes seront très certainement les plus touchées.
    Donc le seul débat reste, les tranches et les taux seront ils modifiés ?

    Cet impôt sera bien entendu mensualisé, et donc moins douloureux pour ceux qui ont conservé le paiement par tiers provisionnel.
    D’autre part, l’impôt à la source est assez peu différent du paiement de l’impôt sous forme de mensualisation. Au lieu de diviser la somme par 10, comme la mensualisation actuelle, on la divisera par 12, le nombre de salaires par année. C’est plutôt favorable au salarié. Seule l’éventuelle augmentation du salaire sera immédiatement grevée par l’impôt.

    Il ne faut pas oublier également qu’il n’existe pas de geste de paiement lorsque le montant est retenu à la source. On ne paie plus puisque la somme est prélevée. Toujours moins de douleur.

    La réflexion, au lieu de se consacrer au comment, à la source ou non, doit privilégier le pourquoi, combien et à quoi cela sert-il ?

    revenus On distingue que ce sont les classes aisées et moyennes qui paieront

    A quoi sert l’impôt ? A payer tous les budgets de la Nation, mais surtout la fameuse dette.
    Si l’on veut plus de ressources il existe 4 recettes possibles :
    – les cotisations sociales
    – l’impôt sur le revenu, l’impôt direct
    – l’impôt sur la consommation, l’impôt indirect, qu’est principalement la TVA qui rapporte beaucoup plus que l’impôt précédent
    – l’impôt sur le patrimoine, ou aujourd’hui, principalement l’ISF (impôt sur la fortune)

    Aujourd’hui, pas question d’augmenter l’impôt sur le revenu (sauf de manière déguisée comme on l’a vu) ni les cotisations sociales. M Moscovici déclare qu’on en paie trop.
    Aujourd’hui pas question d’augmenter l’impôt sur la consommation; la TVA va passer à 20% au 1er janvier 2014. Cela fait jaser la gauche extrême.

    patrimoine 20% de la population la plus riche dispose de 65% du patrimoine (48+17), 10% des plus riches en possèdent 48%

    Alors pourquoi ne pas toucher au patrimoine ? Non cela ne se fait pas dans une économie libérale.
    Pourtant, les calculs ont été faits. Il suffit de 17 % d’imposition sur l’ensemble du patrimoine pour libérer la France de cette dette insoutenable et qui grève le futur.

    17% sur le patrimoine financiers, mobilier, immédiatement
    17% à valoir sur le patrimoine immobilier, immédiatement ou au moment du décès du propriétaire
    Seraient exonérés les 30 000 premiers euros.

    Ces 17 % seront appliqués une fois, et ils nous permettraient de repartir sur une situation saine, sans les frais financiers qui courent et augmentent d’année en année. D’ailleurs le FMI (Fonds Monétaire International) ne commence-t-il pas à s’intéresser à cette manne des pays riches qui disposent de patrimoine et d’épargne ?

    Alors au lieu d’évoquer les petits problèmes techniques, pourquoi nos grands savants de l’économie n’imposent-ils pas sur la vraie richesse. Sur cette richesse qui s’accumule pour quelques uns alors que les revenus mensuels stagnent ou diminuent pour la plupart.

    On dit que les français seraient très attachés à l’héritage et donc au patrimoine.

    Impossible, ils inventent des tranches de revenu qui tendent vers l’égalité.
    Impossible, 10% possèdent 58 % du patrimoine, ce qui est très inégalitaire

    Alors, chiche. On s’occupe du patrimoine plutôt que des revenus.

    les deux derniers schémas ont pour auteurs MM PICKETTY ET BERRUYER


  • Le tapering, paradoxe de la reprise américaine

    Qu’on aime ou pas l’Amérique et les valeurs qui l’accompagnent, c’est un bon signe que de voir une reprise se dénouer aux Etats Unis. Le chômage baisse, le marché de l’immobilier remonte légèrement et la consommation augmente, la croissance revient. Quoi de mieux ?

    Et bien cela ne fait pas plaisir aux investisseurs américains. En effet, tant que la crise est patente, l’Etat américain par des jeux de garantie, de rachat de dettes, c’est à dire, par la planche à billets, relance la machine économique.

    Ce que craignent les investisseurs américains, c’est que la planche s’arrête de fournir, que cette divine « providence » cesse. C’est ce qu’on appelle le tapering. Donc se serrer la ceinture. En effet, la FED, banque centrale américaine, diminuera logiquement ses apports de liquidités, si le chômage baisse.

    serrer la ceinture

    Alors les investisseurs américains sont inquiets et les français suivent.

    Le monde de la finance craint donc la baisse du chômage quant tous les peuples s’en réjouissent. Il a besoin, à l’inverse de sa théologie libérale c’est à dire un monde de concurrence pure et parfaite, des subsides de l’état pour se rassurer.

    Si le chômage baisse il y aura moins d’argent, d’aide de l’état, cela paraît logique pour tout un chacun. Mais pas pour eux.

    Plus concrètement, en analysant le cours des actions en France par exemple, lorqu’une annonce de licenciements est déclarée, le niveau de l’action remonte. Là aussi les investisseurs apprécient le chômage.

    Décidément les financiers marchent sur la tête, leurs objectifs, comme disait Francois Hollande, vont bien à l’inverse du bien commun.


  • La planche à billets américaine

    L’euro, monnaie européenne se mesure principalement dans le rapport qu’il entretient avec le dollar américain. Lorsqu’on dit qu’il monte ou qu’il baisse, ou qu’il faudrait le dévaluer (diminuer sa valeur d’échange), c’est toujours par rapport au dollar américain. En effet depuis les accords de Bretton Wood (1944 ), le dollar est la seule référence internationale, l’or n’est plus la valeur de référence.

    Aujourd’hui on observe une baisse de l’euro.

    Il est à 1,34 $, il a été il y a deux ans jusqu’à 1,47 $ mais il a aussi été à 1,21 $. Ces extrêmes représentent un écart de 10 %.
    Ces dernières semaines il semble amorcer une baisse, mais est ce une calamité ?

    Cette baisse serait le résultat d’incertitudes au niveau de la FED (banque centrale américaine), sinon une crainte d’une déflation en Europe (baisse des prix, décroissance de l’économie).

    Cette baisse de l’euro peut être considérée comme bienvenue, puisqu’ainsi les prix de vente des marchandises et des services (français par exemple) baissent sur le marché mondial et donc cette baisse favorise les exportations. Elle est aussi un handicap puisque nous achetons, le pétrole en particulier, plus cher, il faut plus d’euros pour la même quantité de pétrole dont le prix est fixé en dollars.

    planche à billets

    A quoi est due cette variation. Tout simplement à la bonne vieille planche à billets américaine, qu’on appelle pudiquement « assouplissement quantitatif,programme de rachat d’actifs, soutien de l’économie, politique accommodante » et qui consiste à injecter du dollar sur le marché mondial. Plus on injecte de dollars, plus la valeur de cette monnaie baisse et donc plus la valeur de l’euro monte (on achète avec un euro plus de dollars ou de pétrole). Donc si l’euro baisse, c’est que la machine à billets américaine ralentit, mais elle continue à tourner, plus lentement il est vrai, sur les « recommandations » de la FED.

    Certains membres du gouvernement français réclamaient une baisse de l’euro. On pourrait penser qu’ils demandaient indirectement de faire marcher la planche à billets européenne. Mais cette décision de produire plus de monnaie, appartient à la Banque Centrale Européenne (BCE) qui doit obtenir l’accord des allemands très attachés à un euro fort.

    Donc si l’euro baisse c’est essentiellement dû à une décision américaine.
    Ceci permet d’augmenter les exportations de marchandises et de services, est ce une calamité ?


  • Albanie : manifestation pour la dignité

    L’Albanie, (shqiperia en albanais) c’est où ? et bien c’est pas bien loin de nos contrées; vu de France, c’est en face de l’Italie, séparé par la mer Adriatique et ses plages jouxtent les plages continentales grecques, c’est aussi un pays très montagneux.

    Petit pays, c’est une nation qui a toujours été fière de son histoire, elle a été le seul pays à se libérer du nazisme sans aucun appui international.

    Cette fierté se manifeste aujourd’hui, face aux Etats Unis qui voudraient retraiter les armes chimique syriennes sur leur territoire. Ils ont manifesté le 14 novembre 2013, dans la rue à Tirana, comme dans les villes à proximité des terrains prévus, leur refus de devenir une poubelle des accords internationaux.

    Malgré une promesse sonnante et trébuchante de la part des Etats Unis, pour un pays d’Europe si démuni, le nouveau premier ministre Edi Rama, élu depuis deux mois, a refusé cette pollution accompagnée des dollars pourtant si convoités.

    Il faut saluer cette attitude de dignité du « pays des aigles », si petit territoire qui s’affronte à l’aigle américain et qui souhaiterait intégrer l’Union Européenne.

    ALBANIE 2 ALBANIE

    Que ceux qui ont pourvu aux accords de Syrie, les grandes puissances russes et américaines, accueillent ces engins de guerre sale, mais qu’ils n’hésitent pas également, à soutenir financièrement une jeune Albanie démocratique.

    Selon l’agence de presse russe, la France et la Norvège ont été sollicités, que feront-t-ils ?

    On peut lire : http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/11/15/l-albanie-refuse-de-detruire-l-arsenal-chimique-syrien-sur-son-sol_3514809_3214.html


  • Grève des clubs, mais où sont les joueurs ?

    Hollande maintient sa position, une fois n’est pas coutume. Les clubs seront taxés sur les rémunérations supérieures au million d’euros.

    voitures

    Alors les clubs maintiennent leur grève.En fait, il faut savoir, mais chacun le sait, qu’il s’agit d’une grève patronale et non d’une grève des joueurs de football, ce qui eut été une manifestation plus difficile à gérer.

    A l’origine ce sont les joueurs qui devaient subir une surimposition. Mais depuis le refus du Conseil Constitutionnel, ce sont les entreprises qui sont taxées.

    Par voie de conséquence, les clubs subissent une double contrainte, une taxe et en contrepartie des contrats avec les joueurs qui restent ce qu’ils sont et ne peuvent s’adapter. Donc des salaires qui restent au niveau où ils sont, et des charges décidées par l’Etat, qui augmentent.
    Un déficit très difficile à absorber

    Il suffirait que les joueurs envisagent de baisser leurs revenus pour absorber cette nouvelle taxe. Ils ne bougent pas et laissent leurs clubs manifester, les chefs d’entreprises protester.

    Mais pourquoi, les autres institutions ne bougent elles pas ? Tout simplement parce que la plupart des  très hauts revenus dans celles ci  ne représentent pas une part aussi importante dans la masse salariale.

    Et  les banques arriveront toujours à s’arranger avec leurs très hauts salaires, sous forme de stock options, retraites chapeaux et autres compléments de rémunérations.

    F Hollande fait de la résistance.

    http://www.lemonde.fr/sport/article/2013/10/24/taxe-a-75-les-clubs-annoncent-une-greve-du-foot-fin-novembre_3502412_3242.html


  • Hollande le renoncement ?

    Nous nous en doutions tous, sur le chemin de l’opportunisme, il ne tiendrait pas devant les manifestations contre l’écotaxe.

    HOLLANDE

    Il l’a fait et nous ne nous en réjouissons pas.

    Hollande en fait, n’est pas dans le renoncement. Pour renoncer il faut croire et Hollande ne croit en pas grand chose, il n’a pas de conviction et avance au gré du vent.

    L’écotaxe était une mesure juste pour réorienter les transports de marchandises vers le train, les financer et augmenter les recettes budgétaires de près d’ 1 milliard d’euros.

    Qui s’y oppose ? En utilisant intelligemment le ras le bol fiscal,les paysans les plus prospères de la FNSEA, les grandes surfaces comme Système U et Leclerc, le patronat local à travers le pr Medef, la droite et les activistes d’extrême droite, les représentants de la Direction de GAD (entreprise qui va licencier pour des raisons de mauvaise gestion) et quelques affiliés aux syndicats FO

    L’écotaxe touchait toute la France, elle était soutenue par JL Borloo, mais la Bretagne ( 1 millier) n’en veut pas et Borloo non plus.

    Alors Hollande la renie, comme les taxes sur les cessions de startup, les 75% sur les salaires, la taxe sur les transactions financières, etc..
    Alors Hollande renie, les mesures évitant les expulsions, les mesures d’affichage d’identité des policiers, les mesures pour protéger les auteurs d’alerte, les mesures de désengorgement des prisons.

    En fait il ne renie pas ni ne renonce, il a peur.

    Alors tout le monde s’énerve, ceux qui y croyaient et ceux qui n’y croyaient pas et qui le font plier au gré de leurs exigences.

    Ainsi sa côte de popularité est au plus bas car d’un coté comme de l’autre il ne reçoit aucun soutien, il déçoit ses affidés et sa faiblesse ne fait que renforcer son opposition.

    En fait il n’a pas peur, il s’en moque et attend la nouvelle TVA, plus douce pour atteindre ses quelques objectifs financiers.

    A quand Manuel Valls pour remettre un peu d’ordre dans tout ça. Lui, il attend son heure et n’en doutons pas elle viendra.
    Il croit en lui, il est convaincu d’être le meilleur, il n’a pas peur, il ne renonce pas.

    Merci M Hollande de nous ramener aux valeurs anciennes d’ordre et d’autorité et de fausse sécurité.

    voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cotaxe#L.27.C3.A9cotaxe_comme_outil_de_contr.C3.B4le_des_.C3.A9missions_industrielles


  • TAXE sur les transactions financières

    Encore une réforme de nature morale en moins.

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    Pour réduire les écarts de revenus, ne pas favoriser ceux qui s’enrichissent en dormant, un peu punir l’enrichissement sans cause, il était prévu dans le programme socialiste que les mouvements boursiers seraient taxés. C’était la taxe sur les transactions financières qui pouvait s’élever de O,1 à O,2 % du montant de leur mouvement.

    Cette taxe, à forte connotation morale, permettait aussi de contribuer à la maîtrise du budget de l’état.

    Et bien il n’en est rien. Elle est abandonnée car non consensuelle au niveau européen.
    Même son initiateur M ECKERT, parlementaire, la pourfend.

    Normal dans un monde réaliste qui se doit de négliger la morale et s’assoit sur les convictions qui n’appartiennent qu’à ceux qui y croient.


  • contrôle d’IDENTITE ou RECEPISSE

    On est rapidement stoppé dans notre élan de générosité quand on évoque des mesures de changement, d’évolution, par les contraintes économiques, le budget, les finances, toutes choses bien comprises et qui nous ramènent à notre triste sort condamné par les réalités et le réalisme économiques.

    IDENTITE

    C’est un monde obscur et castrateur

    Donc, on se tait, on évite de se prononcer sur quelque mesure que ce soit afin de respecter le vénérable équilibre budgétaire.

    La police, on ne peut en augmenter le nombre pour assurer la sécurité de nos concitoyens, au nom de l’équilibre budgétaire.

    La pauvreté, la résorber reviendrait trop cher.

    Le chômage, difficile, il faut le réduire bien sur, c’est notre priorité mais sans trop dépenser et laisser la liberté aux employeurs de dé-entreprendre.

    On ne peut pas faire grand chose.

    Circulez y a rien à voir. Mais au fait, si, il y a à voir, à voir votre identité sur votre uniforme.
    Eh bien non ! Pourtant cela ne couterait pas à notre budget et à nos chères finances.

    Juste, l’achat d’un badge pour chaque policier ou gendarme dans l’exercice de leurs fonctions. Un badge, que dis je, une simple bande velcro sur la veste. Comme les militaires (il est vrai en temps de paix, pas en situation de guerre).

    Autant le policier peut vous demander votre identité, autant il n’est pas question que vous disposiez de la sienne.

    On reproche malheureusement aux forces de l’ordre des bavures, des excès de pouvoir, certes en petit nombre, mais qui font la une des journaux.

    Il n’est pas dans l’intérêt de la police ou des gendarmes que quelques uns ternissent l’image du corps tout entier, c’est pourquoi il convient d’individualiser et d’identifier les responsables.

    Et,un bon moyen consiste à responsabiliser; l’anonymat n’y concoure pas . Naturellement fort de la puissance de l’uniforme, la transparence de l’identité rassurerait et donnerait confiance. La haute mission d’assurer l’ordre serait assurée sans mettre en péril le respect.

    Et le respect a minima se joue à 2, c’est le respect de l’autre qui passe par la connaissance de l’autre et qui dit connaissance dit connaître et l’identité en fait partie.

    Dans l’entreprise, où le pouvoir s’affirme, il a le courage de s’afficher, on connait toujours l’auteur des turpitudes ou gratifications reçues.

    Dans l’entreprise, à travers son pouvoir discrétionnaire, l’autorité s’exprime, son pouvoir hiérarchique s’annonce, on peut y mettre un nom, l’anonymat n’existe pas.

    Dans la police, la gendarmerie, pourquoi masquer son identité au lieu de savoir rassurer dans un rapport d’autorité incontestable symbolisé par le port de l’uniforme ?

    Mais les syndicats policiers (car les gendarmes n’ont pas le droit d’être représentés), se sont élevés contre cette mesure. Le corporatisme s’est exprimé. Alors, dès le début du quinquennat, l’ordre vacille. Rappelons qu’il convient en France, que la fonction de Ministre de l’intérieur, soit celle de premier flic de France. Alors M Valls a pris l’uniforme et droit dans ses bottes a décidé d’un compromis.

    On remettra à chaque contrôle policier,un récépissé. Décision sûrement efficiente mais qui maintient l’anonymat.

    Et puis aujourd’hui, pfuiit, on ne parle plus d’aucune disposition, de toutes façons les roms ne savent pas lire le français, alors..

    Donc, une réforme démocratique, aussi mineure soit elle, sans dépense outrancières n’aura pas lieu.

    Nous souhaitons être contredit.


  • 17 % du patrimoine pour supprimer la dette de l’Etat

    17 % seulement 17 % de la valeur de notre patrimoine pour rembourser la dette de l’Etat Français. C’est peu non ?

    DETTE FRANCE

    Il suffirait donc d’imposer à 17% chacun d’entre nous, sur ses biens, qu’ils soient financiers ou immobiliers, pour les entreprises et les personnes, pour absorber les dettes de l’état.

    Ce calcul a été fait, en exonérant, les dix premiers pourcents du patrimoine. Donc cette mesure ne s’appliquerait pas pour les personnes disposant d’un patrimoine inférieur à 30 000 euros. Combien s’en trouverait léser.

    On comptabiliserait certes par anticipation la valeur au plan comptable, mais on exigerait cet impôt qu’au moment du décès de la personne pour ce qui concerne le patrimoine immobilier.
    Nos générations futures s’y retrouveraient et n’auraient plus à supporter ce poids. Les jeunes seraient rarement imposés, car n’étant souvent pas encore à la tête de fortune. Seuls les plus anciens le seraient, sans perdre l’usage de leur bien immobilier. Il n’est que justice d’imposer l’accumulation.

    Beaucoup seraient prêts à se résoudre à cette formule.

    Cette proposition a été formulée dans un numéro de « CHALLENGES »,du 31 juin 2013, il est vrai, veille des vacances estivales.

    Cette information, à notre connaissance n’a obtenu presque aucun relais de communication. Mis à part quelques économistes sur le web, on ne pourra que s’étonner que cet article de M J.DELPLA (économiste voir photo) n’ait pas eu l’audience qu’il aurait justifié.

    Opposé à cet article, chacun pouvait exprimer un point de vue, rendre le débat public, 2 ou 3 spécialistes l’ont fait.

    Cette formule, simple, les 17%, représente t elle un danger et donc un interdit idéologique ?

    Non, même Mme LAGARDE, Présidente du FMI, déclare (timidement, peu d’échos de la presse) qu’une taxe de 10 % sur le patrimoine permettrait de passer à un autre débat que celui de la dette.

    Mais, en économie les doctrinaires sont toujours les dominants. L’école libérale a de beaux jours devant elle.

    Nous joignons l’adresse web

    http://www.challenges.fr/economie/20130530.CHA0010/gommer-la-dette-publique-d-un-coup-chiche-l-economiste.html


  • Je hais les dimanches

    C’est un débat qui anime toutes les couches de la population, celui qui concerne l’ouverture des surfaces commerciales le Dimanche.
    DIMANCHE

    C’est une source de conflits sans fin, et qui trouve fort peu de réponses justifiées et argumentées.
    C’est une question dans laquelle tous les antagonismes s’engouffrent et qui semble ne souffrir que d’une seule alternative, pour ou contre cette ouverture.
    Les salariés sont divisés, selon qu’ils se situent dans leur fonction de salarié ou celle de consommateur.
    Les responsables d’entreprises semblent plus facilement faire corps avec leurs intérêts économiques immédiats, gagner plus. Pourtant, si l’on cherchait un peu, on trouverait encore une opposition inconciliable entre les représentants des grands groupes commerciaux et ceux des petites entreprises.
    Quant aux dirigeants politiques, il semble que cette fracture ne recouvre pas les clivages habituels droite/gauche.
    Comment se situer dans un tel salmigondis d’arguments ?

    UN PEU D’HISTOIRE
    Le dimanche, considéré comme jour de repos hebdomadaire, faisait l’objet d’un consensus quasi universel dans la société française. Et, pourtant avant qu’il n’en advint, cette journée dominicale fut l’objet de redoutables conflits sociaux, il y a un peu plus d’un siècle.
    Un conflit ordinaire mais de nature progressiste qui opposait, les salariés des mines qui cherchaient à réduire leur temps de travail ou obtenir des compensations financières aux dirigeants qui souhaitaient maintenir la situation; pas de congé.
    C’est finalement un accord, qui intervint avec les dirigeants les plus progressistes, les chrétiens, qui permit de convenir d’une journée hebdomadaire de congé à conditions qu’elle fût le dimanche.

    Cet accord, fut dans le temps, définitivement scellé par son inscription dans le Code du Travail. Cet accord cependant prévoyait un système de dérogations, conforme aux intérêts économiques du pays. Les seuls salariés obligés de travailler le dimanche, furent pour la plupart dédommagés par des compensations financières ou du temps libre.
    Et ce consensus centenaire devrait voler en éclat devant la volonté consumériste des bricoleurs du Dimanche ? Cette expression de nature progressiste devrait être remise en cause à l’aune de la volonté de quelques un ?

    Les modernes d’hier seraient-ils devenus les conservateurs d’aujourd’hui ?
    Analysons cette situation abracadabrante.

    LA NATURE DU CONFLIT
    Une première analyse consiste à observer la classe politique, souvent miroir des positionnements dans les débats qui divisent la société.

    La droite libérale, libertarienne devrait-on dire, en parfaite conformité avec son idéologie, veut toujours plus de liberté, celle qui consiste à ouvrir au maximum le terrain jusqu’à accepter que demain il en advienne ainsi pour l’ensemble des salariés, quel que soit le secteur. Cette position est également conforme au dogme du travailler plus pour gagner plus. C’est une droite souvent laïque.

    La droite traditionnelle, peu encline à s’exprimer par voie de presse, rentre la tête craignant d’être accusée de conservatrice. Néanmoins elle souhaiterait maintenir ce jour de repos dominical qui respecterait les valeurs religieuses auxquelles elle croit tant. Récemment, Christian Jacob, Président du Groupe UMP à l’Assemblée, ancien syndicaliste des agriculteurs, a demandé le maintien de la loi. Cette droite trouve des alliés objectifs représentés principalement par les confédérations CFDT et CFTC. Cette dernière est d’ailleurs fortement représentée chez les salariés du grand commerce.

    La gauche s’exprime souvent à travers la parole la plus radicale, sans que celle-ci la représente entièrement. Elle souhaite conserver ce jour de congé hebdomadaire, toujours au nom du temps de travail et des intérêts immédiats des salariés. C’est une gauche de classe et conservatrice. Elle porte les valeurs laïques mais souhaite maintenir ce jour de repos le Dimanche. Elle est attachée au Code du travail. Jean Luc Mélenchon s’en veut le chantre.

    La gauche majoritaire se veut moderne et souhaite discrètement l’ouverture de ces commerces sans l’annoncer clairement. Elle préfère que les extrêmes s’expriment dans un antagonisme sans fin qui laisse perdurer ce débat qui finit par troubler les esprits.
    Ce miroir politique ne recouvre pas les antagonismes traditionnels droite et gauche, modernisme contre traditionalisme, progressisme contre conservatisme, force des finances contre force du salariat.
    Le pouvoir des convictions confessionnelles explique une large partie de l’analyse de ce conflit.
    Les patrons modernes d’hier sont devenus les conservateurs d’aujourd’hui alors que les représentants des salariés progressistes d’hier sont également devenus les conservateurs d’aujourd’hui.
    Ce n’est pas une analyse de classe qu’il convient de faire agir même si celle-ci correspond aux intérêts idéologiques des tenants du libéralisme et de la gauche radicale.
    Comment maintenir le bricolage qui s’arrête dès la première vis manquante ?

    MODERNE OU CONSERVATEUR

    Une analyse plus probante consiste donc à ne plus s’arrimer aux oppositions conservateurs et progressistes.
    En termes économiques cette ouverture dominicale, sauf pour que les zones touristiques, n’augmente pas la consommation, mais l’anticipe ou la diffère.

    Le point de vue confessionnel ne répond pas aux besoins d’aujourd’hui. L’obscurantisme fait référence au passé et génère un comportement inadapté aux besoins de la population.
    Le droit, souvent contraint de s’adapter aux besoins de la société nous invite à poursuivre ses ouvertures de progrès. Son socle en la matière est le Code du Travail et son histoire la nécessaire adaptation de ce code.

    Il convient donc de maintenir ces dispositions qui maintiennent le dimanche comme jour de congé hebdomadaire et prévoir comme le mouvement l’a initié, des dispositifs dérogatoires élargis.
    Cette mesure permettra donc d’assurer l’ouverture des services le dimanche et ainsi maintenir les avantages financiers et de temps de travail aux salariés. C’est une condition nécessaire et progressiste que l’on doit opposer aux conservateurs de droite ou de gauche.

    Qu’on ne s’y trompe, cette position est exprimée à travers un dernier sondage d’opinion.(i télé oct.2013) qui, à une écrasante majorité, souhaite cette ouverture pour salariés, mais ne l’accepteraient pour eux même qu’à la condition que cela soit compensé.

    Oui à l’ouverture du dimanche (sous conditions)
    Ceci me permettra de terminer mon bricolage. Décidément je hais les dimanches !

    on peut bien sur lire : http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/les-fiches-pratiques-du-droit-du,91/duree-du-travail,129/le-travail-du-dimanche,1018.html