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  • Pacte de responsabilité : l’hypocrisie des signataires

    En France, le Président et ses conseillers ont décidé de convenir d’un échange, entre 30 milliards d’euros de réduction des charges et emplois.

    Donc les syndicats, MEDEF et représentants des salariés, ont négocié argent contre emplois.
    Alors les syndicats sont convenus, à quelques uns, MEDEF, CFDT, CFTC,CFE CGC, d’un « relevé de conclusions » qui renvoie la négociation dans les branches professionnelles.

    Pourtant la CFDT avait joué les gros bras en exigeant la veille que soit signé un engagement du patronat en nombre d’emplois.
    Puis plus rien.

    Alors, il faudra délocaliser les négociations, avec un syndicalisme dont la présence est faible.

    Et là, il ne se passera strictement rien, sauf dans les grandes entreprises qui auront à coeur à nouveau de communiquer sur leur éminent rôle social.

    Ainsi EDF créera 6 000 emplois, ce qui correspond à ses engagements avant Pacte, à peine au renouvellement des effectifs dû aux départ en retraite etc…

    GATTAZ

    Une entreprise ne crée pas d’emplois en contrepartie d’aides financières, elle crée des emplois en fonction de la demande du marché et de la recherche. La demande diminue, car globalement les revenus diminuent à cause du chômage, et la recherche stagne.

    En revanche une chose ne change pas, le pouvoir reste entre les mêmes mains, les conseils d’administration et les dirigeants grassement payés. Si l’on veut plus de démocratie, moins d’inégalités, il faut changer les pouvoirs de décision et les démocratiser. Il faut donner en échange de subventions, du pouvoir aux salariés et fixer un cadre législatif au niveau national.

    Personne ne revendique cet échange et tout le monde revendique un nombre d’emplois illusoire.

    Et le monde continue…


  • Pacte de responsabilités, une seule contrepartie, le pouvoir

    Le débat sur le pacte de responsabilités porte essentiellement sur la contrepartie en terme d’emplois. On fait semblant d’exiger 1 million d’emplois, un peu moins un peu plus, vaste débat. Toute la gauche se mobilise pour l’emploi et la droite et le MEDEF, d’éviter une réponse concrète. Alors on attend la fin du débat. Ce pacte, c’est le CICE (Crédit Impot Compétitivité Emploi  ) plus les mesures spécifiques du pacte, soit 50 milliard, ou le CICE en moins alors ce sera  30 milliards, sur 3 ans, sur 5 ans, sur le temps restant au Président de la République.

    Une fois de plus, c’est le brouillard. Les syndicats se regardent en chien de faïence. Les politiques débattent. La France attend.

    Les libéraux en matière économique ont bien raison de dire, que l’emploi dépendra du carnet de commandes. C’est effectivement au regard de l’espoir de commandes de biens ou de services que les chefs d’entreprise vont décider d’embaucher. C’est aussi lié à un facteur psychologique, de confiance en l’avenir, que ces décideurs vont décider, non de créer de l’emploi, mais de faire plus de profit et donc d’investir et de créer, en conséquence, les postes de travail nécessaires.

    Les emplois sont donc une conséquence, de facteurs divers et souvent complexes. Mais à un moment donné, il y a une décision. Et cette décision appartient aux chefs d’entreprises ou aux conseils d’administration.

    pouvoir

     

     

    Alors, au lieu de débattre sur le nombre d’emplois à créer, on ferait mieux d’intervenir sur la décision. Si l’on fait un « cadeau » au patronat au lieu de débattre sur les conséquences, on ferait mieux de décider sur les moyens, sur le chemin à emprunter pour obtenir ces emplois. Il faut assurer un  contre pouvoir au pouvoir, c’est un principe démocratique que la gauche devrait entendre.

    Alors si cadeau il y a vers le patronat si généreux, il faut le surveiller et donc faire agir syndicats ou représentants du personnel.

    En fait il suffirait de modifier les lieux de décision et exiger une juste représentation du personnel, qui lui sait ce que sont ses intérêts directs en matière de chômage.

    Que toutes les entreprises de plus de 50 salariés voient représenter le personnel dans les décisions qui les concernent, que les entreprises de plus de 1 000 salariés se voient imposer une représentation syndicale de 50% des membres du conseil d’administration. Ainsi,  la contrepartie doit être le pouvoir de décision et non un engagement qui ne vaut que pour ceux qui le croient.

    Nous trouvons curieux qu’aucun syndicat n’exprime cette revendication simple et qui leur permettrait de peser sur la stratégie même des entreprises. Et pour une fois, cette revendication ne serait pas numéraire. Elle ne nécessite aucun budget supplémentaire, seulement une volonté de fer pour simplement équilibrer les pouvoirs et enfin permettre à l’ensemble des acteurs de décider de l’intérêt collectif.

    Le pacte de responsabilités serait ainsi l’affaire de tous. Mais, si l’on veut arithmétiquement créer de l’emploi, on peut aussi réduire le temps de travail. Ah non! Ca non plus ce n’est pas possible.

    Alors continuons à débattre…

     

     


  • burqa, libérons les espaces

    Babyloup, maintenant restos du cœur, une fois de plus les religieux, musulmans ou autres, s’en prennent au monde associatif ou du travail. En effet il est plus difficile de s’attaquer à une entreprise du CAC 40, qu’à de petites structures, souvent à but humanitaires, beaucoup plus fragiles.

    En fait, à force d’anti islamisme, notre société en est arrivée au point d’interdire dans les lieux publics, le port de la Burqua, non pas au nom de l’ostentation ou du prosélytisme, mais parce que celle ci cachait le visage. Belle hypocrisie d’une société qui cache, elle, un racisme rampant.

    Belle hypocrisie que cette société qui vise quelques extrémistes de banlieue et ferme les yeux sur nos visiteuses des émirats, dans les beaux quartiers du Printemps ou des Galeries Lafayette.

    Cette société française a fait le mauvais choix, car elle ne sait pas porter la limite du droit. Après tout pourquoi les juifs orthodoxes ne se verraient ils pas interdire leurs rouflaquettes et leurs chapeaux halachiques, les catholiques et leurs évêques portant calotte ou kippa lors des cérémonies hors de leurs églises. Pourquoi ne pas interdire le port des lunettes dans les lieux publics qui empêchent l’identification des personnes. En effet, les photos d’identité aux normes internationales de sécurité, l’interdisent.

    Ce débat n’est pas le bon. Il convient instamment autoriser le port de n’importe quel signe, religieux, politique, sociale dans l’espace public dont la burqa. En Albanie, du temps d’Enver Hodja, on interdisait dans les années 70, les cheveux longs, en France, certains en rêvaient. Non, mis à part la nudité à réserver à quelques endroits, encore que nous ayons vu une dizaine de manifestants pour la liberté, nus à San Francisco, sans choquer personne, l’espace public doit être libre d’expression dans une démocratie, de la tenue vestimentaire jusqu’aux slogans politiques.

    Ce débat, sur le port de la burqa dans l’espace public, n’existe plus en France on met un voile dessus et c’est un affaiblissement de la Démocratie, au risque de l’obscurantisme.

    RUE DE LA LIBERTE

    En revanche que doit il en être du lieu de travail. Le lieu de travail en droit est d’abord un lieu privé et lorsqu’il devient un espace public, comme les surfaces commerciales, il est placé sous la responsabilité du chef d’établissement qui doit en préserver les règles de droit de liberté qui ne peuvent l’entraver que lorsque la sécurité des personnes est en jeu.

    L’espace de travail est donc placé sous la responsabilité de l’employeur qui est garant de l’intégrité de chacun. C’est donc à travers le Code du Travail que la liberté d’expression doit être respectée. Cette liberté ne doit en aucun contraindre l’environnement à du prosélytisme de quelque nature qu’il soit. C’est à l’employeur que revient la responsabilité de la neutralité politique ou religieuse. Il la doit, sauf si l’employeur est lui meme religieux ou politiquement reconnu.

    On envisage mal, qu’au Parti Socialiste on emploie un militant de l’UMP, ou qu’une congrégation religieuse emploie un militant professant le satanisme.

    La liberté du chef d’entreprise sur le terrain professionnel s’exprime de manière particulière à travers son règlement intérieur et les juges se doivent, dans une société libérale, de le respecter. Les employeurs ont dû récemment y inscrire un paragraphe concernant l’ante droit de cuissage qui concernait, les anciens chefs d’entreprise qu’étaient les fâcheux hobereaux d’autrefois.

    Ils doivent se voir reconnaître l’autorité dont le droit les pourvoit, cette autorité discrétionnaire qui leur donne pouvoir de récompense ou de sanction. C’est un droit issu du droit monarchiste ou divin diront certains mais c’est le rare moyen d’assurer la liberté de conscience de chacun. Ainsi on ne pourra imposer aux salariés une autorité, religieuse ou politique, qu’ils réfutent. On ne pourra de manière constante, quotidiennement, jour après jour imposer une tenue ou un discours qu’on ne partage pas.

    D’autre part, le droit du travail inscrit le salarié dans une contrainte de respect de son entreprise et de ses dirigeants; il ne peut critiquer sa hiérarchie en rendant public, en particulier sur les réseaux publics, une appréciation qui nuirait à celle-ci.

    C’est ainsi, lors de son activité professionnelle à destination du public qu’il lui est interdit d’ouvertement médire sur celle-ci. Son avis doit rester neutre si ce n’est respectueuse de la société qu’il représente.

    On se doit de ne pas autoriser, dans le cadre de l’activité professionnelle, toute démonstration politique ou religieuse sauf si cela est l’objet même de l’entreprise. L’entreprise doit rester un terrain neutre.

    Nous restons opposés également à toute manifestation religieuse ou politique dans les services publics censés représenter la laïcité de l’Etat.

    En conclusion, la liberté dans l’espace public doit être pleine et entière alors que celle relevant du droit privé ou commerciale doit être restreinte.

    Il est nécessaire donc interdire la burqua ou la kipa dans toute entreprise dont l’objet n’est pas religieux. Aussi faut-il soutenir ardemment Babyloup et les restos du cœur dans leur démarche laïque et qui sont seuls aujourd’hui à défendre cette politique contre les radicaux islamistes et surtout provocateurs.


  • contrôle d’IDENTITE ou RECEPISSE

    On est rapidement stoppé dans notre élan de générosité quand on évoque des mesures de changement, d’évolution, par les contraintes économiques, le budget, les finances, toutes choses bien comprises et qui nous ramènent à notre triste sort condamné par les réalités et le réalisme économiques.

    IDENTITE

    C’est un monde obscur et castrateur

    Donc, on se tait, on évite de se prononcer sur quelque mesure que ce soit afin de respecter le vénérable équilibre budgétaire.

    La police, on ne peut en augmenter le nombre pour assurer la sécurité de nos concitoyens, au nom de l’équilibre budgétaire.

    La pauvreté, la résorber reviendrait trop cher.

    Le chômage, difficile, il faut le réduire bien sur, c’est notre priorité mais sans trop dépenser et laisser la liberté aux employeurs de dé-entreprendre.

    On ne peut pas faire grand chose.

    Circulez y a rien à voir. Mais au fait, si, il y a à voir, à voir votre identité sur votre uniforme.
    Eh bien non ! Pourtant cela ne couterait pas à notre budget et à nos chères finances.

    Juste, l’achat d’un badge pour chaque policier ou gendarme dans l’exercice de leurs fonctions. Un badge, que dis je, une simple bande velcro sur la veste. Comme les militaires (il est vrai en temps de paix, pas en situation de guerre).

    Autant le policier peut vous demander votre identité, autant il n’est pas question que vous disposiez de la sienne.

    On reproche malheureusement aux forces de l’ordre des bavures, des excès de pouvoir, certes en petit nombre, mais qui font la une des journaux.

    Il n’est pas dans l’intérêt de la police ou des gendarmes que quelques uns ternissent l’image du corps tout entier, c’est pourquoi il convient d’individualiser et d’identifier les responsables.

    Et,un bon moyen consiste à responsabiliser; l’anonymat n’y concoure pas . Naturellement fort de la puissance de l’uniforme, la transparence de l’identité rassurerait et donnerait confiance. La haute mission d’assurer l’ordre serait assurée sans mettre en péril le respect.

    Et le respect a minima se joue à 2, c’est le respect de l’autre qui passe par la connaissance de l’autre et qui dit connaissance dit connaître et l’identité en fait partie.

    Dans l’entreprise, où le pouvoir s’affirme, il a le courage de s’afficher, on connait toujours l’auteur des turpitudes ou gratifications reçues.

    Dans l’entreprise, à travers son pouvoir discrétionnaire, l’autorité s’exprime, son pouvoir hiérarchique s’annonce, on peut y mettre un nom, l’anonymat n’existe pas.

    Dans la police, la gendarmerie, pourquoi masquer son identité au lieu de savoir rassurer dans un rapport d’autorité incontestable symbolisé par le port de l’uniforme ?

    Mais les syndicats policiers (car les gendarmes n’ont pas le droit d’être représentés), se sont élevés contre cette mesure. Le corporatisme s’est exprimé. Alors, dès le début du quinquennat, l’ordre vacille. Rappelons qu’il convient en France, que la fonction de Ministre de l’intérieur, soit celle de premier flic de France. Alors M Valls a pris l’uniforme et droit dans ses bottes a décidé d’un compromis.

    On remettra à chaque contrôle policier,un récépissé. Décision sûrement efficiente mais qui maintient l’anonymat.

    Et puis aujourd’hui, pfuiit, on ne parle plus d’aucune disposition, de toutes façons les roms ne savent pas lire le français, alors..

    Donc, une réforme démocratique, aussi mineure soit elle, sans dépense outrancières n’aura pas lieu.

    Nous souhaitons être contredit.