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  • Nous ne marcherons pas contre le racisme

    Pourtant le racisme est le phénomène le plus hideux de notre société et malheureusement partagé par beaucoup de peuples du monde.

    Pourtant nous saluons le courage politique de Mme Taubira, et la saluerons toujours car outre la couleur de sa peau, elle est le reflet des valeurs essentielles de la gauche, sait nous emporter de ses discours enflammés, empreints de culture et qu’elle dit avec une conviction non feinte.

    Pourtant nous avons toujours accompagné SOS RACISME dans son expression publique.

    Pourtant nous devons de réagir face à la surexcitation raciste de l’extrême droite, mais plus tôt.

    Pourtant nous sommes démocrates, et nous respectons au plus haut point les futurs manifestants.

    Non nous ne marcherons pas, car cette manifestation mélange trop de partisans. Et parmi eux, les supporters de M Valls qui a préparé le lit de ces expressions mortifères, en cassant du Rom et des immigrés.

    Non, nous ne souhaitons pas nous mélanger à une petite partie de cette gauche bien pensante qui n’hésite pas à brosser dans le sens du poil sous couvert d’un modernisme qui se veut sécuritaire, même si la sécurité est une condition première de la démocratie.

    Non, nous ne soutiendrons pas le Parti socialiste qui aujourd’hui se réunit avec M Valls à la Mutualité et manipule.

    Enfin, nous ne souhaitons pas que l’antiracisme s’exprime de manière circonstancielle mais qu’il le fasse dans la durée.

    MUTUALITE

    Nous souhaiterions que ces valeurs démocratiques et républicaines s’expriment de manière constante comme valeur partagée de toute une société.

    Nous souhaiterions que cette manifestation soit une communion des républicains, durable dans le temps.

    Nous souhaiterions que le pays s’arrête, en silence, 2 minutes, le 7 mai, veille de la commémoration de la fin de la deuxième guerre mondiale, seule guerre juste contre tous les fascismes. Que cela se fasse à midi à l’heure des tocsins de l’église comme de la sirène des pompiers.

    Nous souhaiterions qu’on se regarde dans la rue, que l’on se compte et que ceux qui s’y opposent, les racistes, portent cette honte au plus profond d’eux-mêmes.

    Nous souhaiterions que l’on n’attende pas un événement pour manifester son antiracisme, mais que cela soit un fait permanent et qu’annuellement on se réfère à cette valeur essentielle, l’humain.

    Oui, même si, au fond nous aimons bien ces manifestants d’un jour. Pour cette fois nous ne les accompagnerons pas.


  • Racisme. les politiques doivent faire de la politique

    Le racisme semble le phénomène le mieux partagé dans le monde et repose principalement sur le rejet de la différence. Pour simplifier ces différences sont au nombre de quatre : la couleur de la peau, la religion et la nationalité et … la simple différence.

    Il semble naturel pour les français de détester ses voisins, allemands, anglais au nom de l’histoire et de ses batailles de territoire, mais ce n’est pas celui qui nous atteint le plus aujourd’hui.

    Il existe également des racismes qui ne se justifient pas de manière rationnelle, il en est ainsi des japonais, un des peuples le plus antisémites depuis des années alors qu’aucun juif ne réside dans ce pays. On le trouve dans les pays de l’est à l’encontre de la population noire alors qu’il n’y existe pas d’histoire coloniale de l’Afrique. Il existe aussi en Algérie contre les africains subsahariens, noirs là aussi.

    Mais il existe également à Cuba où l’on cherche en vain des dirigeants noirs, malgré leur immense majorité dans la population et leur soit disant credo marxiste. Il existe dans des pays qui se constituent comme en Israël opposant ashkénazes contre sépharades eux mêmes, pour la majorité, contre des palestiniens dont la culture est si proche, vu d’Occident. Il existe en Roumanie contre les Roms.

    Il existe enfin un racisme au sein des nations qui n’accepte pas le riche, le pauvre, la femme, l’handicapé, l’homosexuel, l’albinos, le communiste, le franc maçon, le laid. Tout cela peut s’assimiler au racisme ordinaire qui nous fait rejeter ce qu’on ne comprend pas de manière immédiate.

    C’est la culture qui en viendra à bout.

    Ce racisme s’exprime sur le marché de l’emploi en rejetant les personnes d’origine immigrée comme quand un groupe de jeunes immigrés agresse un autre jeune blanc, ordinaire, parce qu’il représente ceux qui les rejettent

    RACISME
    Affiche Front National 2007. Une ambiguïté entretenue.

    Le racisme est donc un phénomène purement irrationnel, largement partagé. On a essayé de le rationnaliser dans les années trente, mesurant les crânes, les proportions, les cerveaux mais en vain.

    Ce ne semble pas sui-generis puisque les enfants jusqu’en classe maternelle n’arrivent pas à déterminer une différence vis des autres enfants si ce n’est avec celui qui accapare un jouet convoité.

    Le racisme doit s’exclure de lui même dans une démocratie, car son avènement ne serait que la source de conflits graves et sans fin au risque d’une insécurité généralisée. Et la sécurité des personnes, quelle qu’elles soient est une condition de la démocratie opérante. Cette sécurité n’est plus assurée à partir du moment ou on laisse s’exprimer le refus de l’autre.

    Le racisme en France s’exprime contre les immigrés. Mais lesquels ? les italiens qu’on ratonnait au début du 20 ème siècle dans la Région Marseillaise et dont les descendants se présentent sur les listes du Front National dans cette même région ? les Espagnols qu’on imaginait que dans des emplois de chantier ou de femmes de ménage et qui deviennent Ministre ? Les arabes, les musulmans, les noirs alors que les personnalités les plus aimées des français sont toutes d’origine immigrée ?

    Le racisme s’exprime ouvertement, faisant abstraction de la culture, car il est légitimé par le discours ordinaire de nos dirigeants politiques, c’est la paresse de la pensée.

    Il a été légitimé par la Droite, qui, pleine de sous entendus, a mené une campagne électorale présidentielle, aux relents d’exclusion des immigrés. Il a été mené par NKM qui vilipende les Roms près des écoles du 7ème arrondissement alors qu’ils n’y sont pas présents. Ses fins sont purement électorales et la droite républicaine s’en est offusquée.

    Il est légitimé par la Gauche au pouvoir, qui a la fierté d’expulser des Roms sous les applaudissements de la foule; il est légitimé par la Gauche et son absence de réaction aux actes racistes qui se multiplient mais attend un titre de Minute pour réagir, alors que Christiane Taubira a été montrée du doigt par Jean François Coppé dès son arrivée à la magistrature, a été la cible des manifestants contre le mariage pour tous.

    On ne s’étonnera pas d’entendre ces ignominies de la part de la droite anti démocratique, de l’extrême droite, mais on s’étonnera que des forces démocratiques fassent silence, comme honteux face aux sondages d’opinion. Cette extrême droite qui manie les ambiguïtés et les paradoxes pour mieux tromper l’électorat. Les dirigeants républicains n’osent l’affronter.

    Ce qui fait que Hollande devient impopulaire, ce n’est pas qu’il soit porteur d’idées dites de gauche, mais le simple fait qu’il n’ait aucun courage politique. L’acceptation du retour en France de Leonarda sans sa famille, en est une parfaite illustration. Même la population de cette gauche ne s’y reconnaît pas et le rejette dans les sondages. Celle ci ne se mobilisera pas dans l’immédiat par crainte d’amalgame électoral.

    Le racisme ne sera combattu que par la droite et la gauche républicaines et démocratiques. Cette droite qui a su réagir lors des grands moments historiques que sont la seconde guerre mondiale et la guerre d’Algérie, mais qui se tait aujourd’hui.

    C’est face au silence assourdissant des femmes et hommes politiques, démocrates et républicains, que se développe un racisme rampant qui maintenant s’exprime ouvertement et sans auto censure.

    Ce n’est pas la population mais l’idéologie dominante à travers ses médias, qui exprime ce rejet de l’autre, c’est plus vendeur que les trains qui arrivent à l’heure.

    L’exigence des démocrates c’est la paix, la sécurité, et le courage politique, mais le territoire politique est abandonné au profit de l’économique qu’ils ne maitrisent même pas.

    Il est nécessaire que les politiques fassent de la politique sans honte et qu’ils acceptent les mouvements prévisibles et incontournables du monde qu’ils parlent enfin politique.

    Il suffirait qu’on commémore dignement la seconde guerre mondiale, par deux minutes de silence et d’immobilité, comme en Israël, car cet évènement a parfaitement illustré cette césure qui continue à gangréner le monde. Cette commémoration célèbrerait la liberté et la vie alors que celle de la première guerre ne peut que consacrer la mort injuste des soldats sur un front qui n’élève pas.

    Bien sur il convient de se remémorer ces centaines de milliers de morts inutiles et souvent sacrifiés au nom de la patrie, mais il convient d’honorer ces morts utiles frappés par le fascisme, qui tente de renaître de ses cendres. Les politiques doivent avant tout savoir mesurer les priorités et l’urgence, c’est leur vocation, sinon c’est une dangereuse paresse de la pensée.

    On peut lire : http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/11/13/le-racisme-est-le-propre-de-l-homme_3512901_3232.html


  • burqa, libérons les espaces

    Babyloup, maintenant restos du cœur, une fois de plus les religieux, musulmans ou autres, s’en prennent au monde associatif ou du travail. En effet il est plus difficile de s’attaquer à une entreprise du CAC 40, qu’à de petites structures, souvent à but humanitaires, beaucoup plus fragiles.

    En fait, à force d’anti islamisme, notre société en est arrivée au point d’interdire dans les lieux publics, le port de la Burqua, non pas au nom de l’ostentation ou du prosélytisme, mais parce que celle ci cachait le visage. Belle hypocrisie d’une société qui cache, elle, un racisme rampant.

    Belle hypocrisie que cette société qui vise quelques extrémistes de banlieue et ferme les yeux sur nos visiteuses des émirats, dans les beaux quartiers du Printemps ou des Galeries Lafayette.

    Cette société française a fait le mauvais choix, car elle ne sait pas porter la limite du droit. Après tout pourquoi les juifs orthodoxes ne se verraient ils pas interdire leurs rouflaquettes et leurs chapeaux halachiques, les catholiques et leurs évêques portant calotte ou kippa lors des cérémonies hors de leurs églises. Pourquoi ne pas interdire le port des lunettes dans les lieux publics qui empêchent l’identification des personnes. En effet, les photos d’identité aux normes internationales de sécurité, l’interdisent.

    Ce débat n’est pas le bon. Il convient instamment autoriser le port de n’importe quel signe, religieux, politique, sociale dans l’espace public dont la burqa. En Albanie, du temps d’Enver Hodja, on interdisait dans les années 70, les cheveux longs, en France, certains en rêvaient. Non, mis à part la nudité à réserver à quelques endroits, encore que nous ayons vu une dizaine de manifestants pour la liberté, nus à San Francisco, sans choquer personne, l’espace public doit être libre d’expression dans une démocratie, de la tenue vestimentaire jusqu’aux slogans politiques.

    Ce débat, sur le port de la burqa dans l’espace public, n’existe plus en France on met un voile dessus et c’est un affaiblissement de la Démocratie, au risque de l’obscurantisme.

    RUE DE LA LIBERTE

    En revanche que doit il en être du lieu de travail. Le lieu de travail en droit est d’abord un lieu privé et lorsqu’il devient un espace public, comme les surfaces commerciales, il est placé sous la responsabilité du chef d’établissement qui doit en préserver les règles de droit de liberté qui ne peuvent l’entraver que lorsque la sécurité des personnes est en jeu.

    L’espace de travail est donc placé sous la responsabilité de l’employeur qui est garant de l’intégrité de chacun. C’est donc à travers le Code du Travail que la liberté d’expression doit être respectée. Cette liberté ne doit en aucun contraindre l’environnement à du prosélytisme de quelque nature qu’il soit. C’est à l’employeur que revient la responsabilité de la neutralité politique ou religieuse. Il la doit, sauf si l’employeur est lui meme religieux ou politiquement reconnu.

    On envisage mal, qu’au Parti Socialiste on emploie un militant de l’UMP, ou qu’une congrégation religieuse emploie un militant professant le satanisme.

    La liberté du chef d’entreprise sur le terrain professionnel s’exprime de manière particulière à travers son règlement intérieur et les juges se doivent, dans une société libérale, de le respecter. Les employeurs ont dû récemment y inscrire un paragraphe concernant l’ante droit de cuissage qui concernait, les anciens chefs d’entreprise qu’étaient les fâcheux hobereaux d’autrefois.

    Ils doivent se voir reconnaître l’autorité dont le droit les pourvoit, cette autorité discrétionnaire qui leur donne pouvoir de récompense ou de sanction. C’est un droit issu du droit monarchiste ou divin diront certains mais c’est le rare moyen d’assurer la liberté de conscience de chacun. Ainsi on ne pourra imposer aux salariés une autorité, religieuse ou politique, qu’ils réfutent. On ne pourra de manière constante, quotidiennement, jour après jour imposer une tenue ou un discours qu’on ne partage pas.

    D’autre part, le droit du travail inscrit le salarié dans une contrainte de respect de son entreprise et de ses dirigeants; il ne peut critiquer sa hiérarchie en rendant public, en particulier sur les réseaux publics, une appréciation qui nuirait à celle-ci.

    C’est ainsi, lors de son activité professionnelle à destination du public qu’il lui est interdit d’ouvertement médire sur celle-ci. Son avis doit rester neutre si ce n’est respectueuse de la société qu’il représente.

    On se doit de ne pas autoriser, dans le cadre de l’activité professionnelle, toute démonstration politique ou religieuse sauf si cela est l’objet même de l’entreprise. L’entreprise doit rester un terrain neutre.

    Nous restons opposés également à toute manifestation religieuse ou politique dans les services publics censés représenter la laïcité de l’Etat.

    En conclusion, la liberté dans l’espace public doit être pleine et entière alors que celle relevant du droit privé ou commerciale doit être restreinte.

    Il est nécessaire donc interdire la burqua ou la kipa dans toute entreprise dont l’objet n’est pas religieux. Aussi faut-il soutenir ardemment Babyloup et les restos du cœur dans leur démarche laïque et qui sont seuls aujourd’hui à défendre cette politique contre les radicaux islamistes et surtout provocateurs.