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  • Préférer la liberté à la vie

    Il n’existe pas de liberté sans vie, en revanche la vie sans liberté se rencontre tant dans les pays de dictature que de démocratie.

    La vie sans liberté, c’est celle qui se contente de vivre sans dire, c’est celle qui accepte sans conteste, celle qui demeure mais qui meurt. C’est l’antihéros qui se contente de vivre et fuir.

    La liberté se doit de d’être défendue dans tous les actes quotidiens mais également dans les valeurs que nous défendons, celles qui rendent l’homme plus grand.

    La liberté c’est choisir donc d’être acteur. C’est choisir l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) contre les forces obscures qui s’apprêtent à manipuler l’aiguille à tricoter, qui renvoient les jeunes femmes dans les pays étrangers. L’IVG c’est  privilégier le choix de vie d’un être responsable et qui s’assume à la nature qui fait du hasard  un principe de décision. Inch allah.

    La liberté c’est assumer une sexualité différente et pouvoir la pratiquer sans les interdits et la haine qui l’entourent. C’est pouvoir se marier entre même sexe si on le souhaite. C’est aussi pouvoir pratiquer la Procréation Médicalement Assistée (PMA) parce qu’on désire un enfant. Dieu merci.

    La liberté c’est savoir se séparer de son époux(se) quand l’amour disparaît.

    La liberté c’est aussi celle de pouvoir mourir sans acharnement médical, de mourir dignement quand on le décide.

     

    Cene

    Cette liberté là ne s’oppose pas à la vie, mais l’accompagne dans toute la complexité qu’elle peut présenter.

    Mais cette liberté se gagne et nécessite pour cela la loi,afin de la protéger. Elle nécessite du droit contre des forces antagonistes qui sont représentées pour la plupart par le pouvoir religieux et les forces obscurantistes. Elles expriment des pulsions de mort ou tout au moins de souffrances, pour accompagner la  vie. Souffrance de la mère qui accouche, souffrance de l’homosexuel (le) en préconisant l’abstinence, souffrance de celui ou  celle qui souhaiterait le divorce, souffrance du mourant en lui refusant de l’accompagner.

    Cette souffrance est ontologique aux  religions monothéistes qui n’envisagent la vie sur Terre qu’en ce qu’elle s’oppose au paradis. Cela s’explique en grande partie par l’absurdité de la vie qui ne saurait s’envisager sans l’inévitable mort. Le ciel rassure.

    La liberté ne saurait se contenter d’un futur illusoire mais doit se réaliser ici et maintenant car la liberté est toujours une urgence pour ceux qui la portent. Elle s’applique dans tous les domaines, la conscience, la politique, l’expression, la sexualité etc…

    Les principes qui s’attachent à la seule vie, trichent. Une vie mais quelle vie, comment la vivre. La Vie n’existe pas, il existe des vies, toutes différentes. Les religieux sacralisent la Vie, mais n’ont aucun respect pour ces vies. Ils privilégient les croyances anciennes au mépris de la modernité, c’est en cela qu’elles sont obscures.

    Ils ont érigé leur philosophie en obligation alors que les tenants de la modernité l’érige en droit. Droits nouveaux à acquérir contre contraintes à respecter. Et seul le nom de Dieu résonne aux fins des explications et des raisonnement car cette pensée n’est pas en construction mais en conservation. Dieu doit être craint par les hommes. Ils nous imposent des interdictions à chaque étape de décision au cours de la vie.

    Seuls les protestant luthériens, en matière de moeurs, ou sociétale, font preuve de mesure et de bienveillance. Que ce soit sur l’IVG qui pourtant met en cause le dogme du sacré de la vie, le mariage gay ou l’accompagnement de la mort, ils ont forgé une religion moderne car la plus récente dans le temps.

    Mais les religieux, extrêmistes, islamistes comme catholiques, s’arrogent le droit de juger et surtout d’interdire, car il leur est impossible de promouvoir de façon positive. Aujourd’hui, c’est l’IVG en Espagne, la PMA en France, la méthode ABCD contre la misogynie, et demain ce sera le darwinisme qui sera mis en cause si ce n’est même le globe terrestre, ou pourquoi pas le divorce, si on continue à se taire. Qu’ils s’imposent leurs propres règles à eux même mais ne cherchent pas à l’imposer aux autres.

    Préférer la liberté à la vie c’est vivre  pleinement, c’est aussi laisser la liberté de croyance à ceux qui le veulent sans qu’ils nous empêchent de vivre.

     

     


  • Hollande, c’est sans espoir

    La conférence de presse du Président, fut brillante. Sujet bien maîtrisé, diction assurée, argumentation construite. La France est conduite.

    Une seule erreur, il prête à un membre du gouvernement un manque de soutien à l’Europe, il s’en excuse. Il est vrai qu’on a bien droit à un moment d’égarement à l’issue d’une conférence de 2 heures.

    Une longue déclaration d’évidences d’une politique économique de l’offre, avec un discours fort usé mais construit. Une politique de l’offre, c’est privilégier la vente à l’achat, l’entreprise au consommateur, le capital au travail.

    Quant à l’entreprise quand ça marche, alors tout marche, il faut donc l’aider, l’alléger du fardeau fiscal, elle créera des emplois, il y aura moins de chômage et on aura réussi. Rhétorique circulaire à reproduire à l’infini. Hollande ne fait que confirmer sa politique, pas de révolution idéologique, enfin une déclaration sans tabou. C’est le pacte de responsabilité.

    Voilà qui a le mérite d’une grande cohérence. Une économie de 30 ou 50 milliards sur 3 ans, en plus du CICE ( Crédit impôt Compétitivité Emploi), ou en substitution, ça on verra après les discussions qui auront lieu entre partenaires sociaux. Il est vrai qu’on n’est plus à 10 ou 20 milliards près.

    Cependant, un élément attire l’attention, le Président confirme 5 millions de chômeurs ou semi chômeurs, voilà enfin une vérité bonne à dire.

    Il n’y aura donc plus de financement de la politique familiale financée par les entreprises. Voilà encore de la cohérence,  car on ne voit pas pourquoi celles ci financeraient un truc, un détail, dont la destination  lui est étrangère. La Caisse Nationale d’Allocation Familiale pourtant bien tangible devient virtuelle.

    On n’augmentera pas les impôts. D’où viendra l’argent ? Et bien d’une diminution des dépenses, surtout celles des collectivités locales. Donc la dette diminuera, mais les recettes n’augmenteront pas. Et puis comme l’économie redémarrera, alors on aura plus d’argent qu’il n’en faudra. Donc pas de problèmes.

    Là il y a quelque chose que je ne comprends plus.  Pas plus recettes, même moins puisque les entreprises ne supporteront plus les allocations familiales, et pas d’impôts supplémentaires. Les recettes supplémentaires viendront de ce que les entreprises et la France produiront beaucoup plus, du jour au lendemain. Les chômeurs auront du travail. M Hollande fait des miracles et la croissance fera le reste.

    liberalisme

     

    Les emplois aidés seront maintenus ainsi que la politique redistributive.

    Je sais par avance que le familier journal « Le Monde » sera aux anges. C’est exactement le sens de ses éditoriaux qui a été exposé et argumenté, avec un peu moins de redistribution que le Président, car il faut également baisser les retraites.

    Mais qu’en diront les autres?

    Je pense sincèrement qu’on se moque du peuple. J’inspecte les visages des ministres, ils acquiescent. Peut être un Montebourg un peu rêveur, c’est tout. Je dois donc avoir tort. Les nantis comprennent mieux que les autres, c’est pour ça qu’ils sont nantis.

    Les questions des journalistes ne me surprennent pas, sauf l’insistance de certains sur ses conquêtes amoureuses.  L’intervention du sympathique Nicolas Domenach déçoit un peu.

    Une question d’un journaliste étranger, sur le financement du RSA, reste sans réponse. Mais on s’en fout un peu. Tout va bien, on va enfin mener la révolution libérale que Sarkozy n’a pas faite.

    Décidément, Hollande c’est sans espoir, les français doivent attendre les effets de la main invisible et surtout de nos amis du MEDEF.

    Heureusement, l’économie dite libérale de nos amis américains, qui inonde le marché  de dollars bien keynésiens, a déjà relancé la machine économique avec profit en Europe.

    La réaffirmation de la politique africaine du Président est le  seul élément qui confirmera son  indépendance idéologique du mouvement de pensée libéral qui sévit à l’international. Sa confirmation de la menace active de la France sur la dictature syrienne vient ici le démontrer.

    Enfin, quiconque émettra un doute sur l’Europe, sera immanquablement taxé d’extrémiste, par le Président. Les Roms et leonarda, l’autorité du droit doit l’emporter. C’est un peu court jeune homme.

    Il faut néanmoins retenir que le Président souhaite que de nouvelles mesures sur l’accompagnement de la fin de vie soient examinées.

    Voilà enfin une disposition progressiste. Souhaitons que nos amis religieux ne se manifestent pas trop, sinon là encore, comme avec les maires des communes, il souhaitera laisser aux médecins la liberté de prescription qu’ils jugeront utiles. Pourtant l’accompagnement de la mort est la marque du respect de la vie.

    Pour conclure, la gauche affirmée devient la droite repentie qui elle même, en tant que droite affirmée, devient l’extrême droite.

    Il reste une place à  la gauche.

    Rappelons nous qu’il existe tout de même, le Président l’a dit,  5 millions de chômeurs en France.

     

     

     

     


  • burqa, libérons les espaces

    Babyloup, maintenant restos du cœur, une fois de plus les religieux, musulmans ou autres, s’en prennent au monde associatif ou du travail. En effet il est plus difficile de s’attaquer à une entreprise du CAC 40, qu’à de petites structures, souvent à but humanitaires, beaucoup plus fragiles.

    En fait, à force d’anti islamisme, notre société en est arrivée au point d’interdire dans les lieux publics, le port de la Burqua, non pas au nom de l’ostentation ou du prosélytisme, mais parce que celle ci cachait le visage. Belle hypocrisie d’une société qui cache, elle, un racisme rampant.

    Belle hypocrisie que cette société qui vise quelques extrémistes de banlieue et ferme les yeux sur nos visiteuses des émirats, dans les beaux quartiers du Printemps ou des Galeries Lafayette.

    Cette société française a fait le mauvais choix, car elle ne sait pas porter la limite du droit. Après tout pourquoi les juifs orthodoxes ne se verraient ils pas interdire leurs rouflaquettes et leurs chapeaux halachiques, les catholiques et leurs évêques portant calotte ou kippa lors des cérémonies hors de leurs églises. Pourquoi ne pas interdire le port des lunettes dans les lieux publics qui empêchent l’identification des personnes. En effet, les photos d’identité aux normes internationales de sécurité, l’interdisent.

    Ce débat n’est pas le bon. Il convient instamment autoriser le port de n’importe quel signe, religieux, politique, sociale dans l’espace public dont la burqa. En Albanie, du temps d’Enver Hodja, on interdisait dans les années 70, les cheveux longs, en France, certains en rêvaient. Non, mis à part la nudité à réserver à quelques endroits, encore que nous ayons vu une dizaine de manifestants pour la liberté, nus à San Francisco, sans choquer personne, l’espace public doit être libre d’expression dans une démocratie, de la tenue vestimentaire jusqu’aux slogans politiques.

    Ce débat, sur le port de la burqa dans l’espace public, n’existe plus en France on met un voile dessus et c’est un affaiblissement de la Démocratie, au risque de l’obscurantisme.

    RUE DE LA LIBERTE

    En revanche que doit il en être du lieu de travail. Le lieu de travail en droit est d’abord un lieu privé et lorsqu’il devient un espace public, comme les surfaces commerciales, il est placé sous la responsabilité du chef d’établissement qui doit en préserver les règles de droit de liberté qui ne peuvent l’entraver que lorsque la sécurité des personnes est en jeu.

    L’espace de travail est donc placé sous la responsabilité de l’employeur qui est garant de l’intégrité de chacun. C’est donc à travers le Code du Travail que la liberté d’expression doit être respectée. Cette liberté ne doit en aucun contraindre l’environnement à du prosélytisme de quelque nature qu’il soit. C’est à l’employeur que revient la responsabilité de la neutralité politique ou religieuse. Il la doit, sauf si l’employeur est lui meme religieux ou politiquement reconnu.

    On envisage mal, qu’au Parti Socialiste on emploie un militant de l’UMP, ou qu’une congrégation religieuse emploie un militant professant le satanisme.

    La liberté du chef d’entreprise sur le terrain professionnel s’exprime de manière particulière à travers son règlement intérieur et les juges se doivent, dans une société libérale, de le respecter. Les employeurs ont dû récemment y inscrire un paragraphe concernant l’ante droit de cuissage qui concernait, les anciens chefs d’entreprise qu’étaient les fâcheux hobereaux d’autrefois.

    Ils doivent se voir reconnaître l’autorité dont le droit les pourvoit, cette autorité discrétionnaire qui leur donne pouvoir de récompense ou de sanction. C’est un droit issu du droit monarchiste ou divin diront certains mais c’est le rare moyen d’assurer la liberté de conscience de chacun. Ainsi on ne pourra imposer aux salariés une autorité, religieuse ou politique, qu’ils réfutent. On ne pourra de manière constante, quotidiennement, jour après jour imposer une tenue ou un discours qu’on ne partage pas.

    D’autre part, le droit du travail inscrit le salarié dans une contrainte de respect de son entreprise et de ses dirigeants; il ne peut critiquer sa hiérarchie en rendant public, en particulier sur les réseaux publics, une appréciation qui nuirait à celle-ci.

    C’est ainsi, lors de son activité professionnelle à destination du public qu’il lui est interdit d’ouvertement médire sur celle-ci. Son avis doit rester neutre si ce n’est respectueuse de la société qu’il représente.

    On se doit de ne pas autoriser, dans le cadre de l’activité professionnelle, toute démonstration politique ou religieuse sauf si cela est l’objet même de l’entreprise. L’entreprise doit rester un terrain neutre.

    Nous restons opposés également à toute manifestation religieuse ou politique dans les services publics censés représenter la laïcité de l’Etat.

    En conclusion, la liberté dans l’espace public doit être pleine et entière alors que celle relevant du droit privé ou commerciale doit être restreinte.

    Il est nécessaire donc interdire la burqua ou la kipa dans toute entreprise dont l’objet n’est pas religieux. Aussi faut-il soutenir ardemment Babyloup et les restos du cœur dans leur démarche laïque et qui sont seuls aujourd’hui à défendre cette politique contre les radicaux islamistes et surtout provocateurs.