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  • Droit à l’avortement, une occasion manquée pour l’ Europe

    Quoique qu’on dise de l’Europe, entité bureaucratique, empreinte de libéralisme économique, elle mérite une analyse moins caricaturale en matière juridique.

    Ce libéralisme tant décrié au niveau économique, parce qu’en général ultra, s’apprécie plus particulièrement en matière de droits publics et de mœurs. C’est un libéralisme philosophique anglo-saxon qui l’anime et tant mieux.

    Sa cour de justice, réaffirme régulièrement cette philosophie, comme la quasi injonction de maintenir le droit de vote pour les prisonniers, ce qui révulse nos amis anglais. Cette Europe du droit sait aussi maintenir fermement sa position en matière de pollution des nappes phréatique en Bretagne, par exemple. La France préfère sans doute payer les amendes. L’Europe impose l’abolition de la peine de mort à ses membres.

    Le parlement européen a donc voulu réaffirmer le droit et l’accès à la contraception et l’avortement sur l’ensemble de son territoire. Mesure emblématique et courageuse mais qui n’a pas obtenu le succès attendu.

    bebe

    Evidemment s’y est opposée l’Eglise Catholique, la droite polonaise aux tristes relents religieux, mais aussi la droite dite populaire dans son ensemble (PPE) et des ultra conservateurs dont le Front National accompagnés d’une pétition de 100 000 signataires. La guerre de religions n’est pas éteinte.

    Faire valoir au niveau supra national une disposition obtenue difficilement en France eût été une véritable victoire des forces de progrès européennes.

    Mais mardi 10 décembre au parlement de Strasbourg, il n’en fut rien.

    Bien sur, le projet de loi de Mme ESTRELA (parlementaire socialiste portugaise) mélangeait un peu tout et y associait allègrement, dans une volonté libératrice, la PMA et le droit pour les transsexuelles. Mais parallèlement on aurait pu y associer, par une large pétition, les forces de progrès de France et de l’Europe toute entière.
    C’eût été crédibiliser une Europe bien affaiblie à la veille des élections européennes.
    C’eût été associer la moitié du ciel (les femmes) à une rare Europe qui avance.

    ivgCES CHIFFRES AUGMENTENT EN 2011

    C’était donc une occasion manquée d’autant qu’en France, le nombre d’avortement augmente, par méconnaissance de la contraception et réduction des budgets pour le planning familial. Ce sont les jeunes femmes de 18 à 35 qui sont concernées. Notre avenir nous intéresse peu.


  • Nous ne marcherons pas contre le racisme

    Pourtant le racisme est le phénomène le plus hideux de notre société et malheureusement partagé par beaucoup de peuples du monde.

    Pourtant nous saluons le courage politique de Mme Taubira, et la saluerons toujours car outre la couleur de sa peau, elle est le reflet des valeurs essentielles de la gauche, sait nous emporter de ses discours enflammés, empreints de culture et qu’elle dit avec une conviction non feinte.

    Pourtant nous avons toujours accompagné SOS RACISME dans son expression publique.

    Pourtant nous devons de réagir face à la surexcitation raciste de l’extrême droite, mais plus tôt.

    Pourtant nous sommes démocrates, et nous respectons au plus haut point les futurs manifestants.

    Non nous ne marcherons pas, car cette manifestation mélange trop de partisans. Et parmi eux, les supporters de M Valls qui a préparé le lit de ces expressions mortifères, en cassant du Rom et des immigrés.

    Non, nous ne souhaitons pas nous mélanger à une petite partie de cette gauche bien pensante qui n’hésite pas à brosser dans le sens du poil sous couvert d’un modernisme qui se veut sécuritaire, même si la sécurité est une condition première de la démocratie.

    Non, nous ne soutiendrons pas le Parti socialiste qui aujourd’hui se réunit avec M Valls à la Mutualité et manipule.

    Enfin, nous ne souhaitons pas que l’antiracisme s’exprime de manière circonstancielle mais qu’il le fasse dans la durée.

    MUTUALITE

    Nous souhaiterions que ces valeurs démocratiques et républicaines s’expriment de manière constante comme valeur partagée de toute une société.

    Nous souhaiterions que cette manifestation soit une communion des républicains, durable dans le temps.

    Nous souhaiterions que le pays s’arrête, en silence, 2 minutes, le 7 mai, veille de la commémoration de la fin de la deuxième guerre mondiale, seule guerre juste contre tous les fascismes. Que cela se fasse à midi à l’heure des tocsins de l’église comme de la sirène des pompiers.

    Nous souhaiterions qu’on se regarde dans la rue, que l’on se compte et que ceux qui s’y opposent, les racistes, portent cette honte au plus profond d’eux-mêmes.

    Nous souhaiterions que l’on n’attende pas un événement pour manifester son antiracisme, mais que cela soit un fait permanent et qu’annuellement on se réfère à cette valeur essentielle, l’humain.

    Oui, même si, au fond nous aimons bien ces manifestants d’un jour. Pour cette fois nous ne les accompagnerons pas.


  • Lucien Neuwirth : respect

    Monsieur Lucien Neuwirth devrait rester en mémoire de toutes les femmes de France.

    Son action a été déterminante pour obtenir l’autorisation de la pilule contraceptive en 1967, après un combat personnel de dix années pour convaincre, et une première victoire concrétisée par une loi, dont les décrets d’application n’arriveront qu’une année plus tard. 1968. Il fut l’un des initiateurs du Mouvement Français pour le Planning Familial.

    En 1975 il fut rapporteur de la loi Weil pour l’interruption volontaire de grossesse.

    En 1995 et 2000 il combat pour la prise en charge de la douleur et les soins palliatifs

    Puis un quatrième combat pour la pilule du lendemain en 2001.

    Ca n’a pas l’allure de mai 1981, ni le panache de la suppression de la peine de mort, mais ce sont des batailles successives pour l’amélioration du quotidien des femmes et des hommes et surtout du choix de la vie. Celle qui n’est pas subie mais choisie, celle de l’homme, de la femme, debout.

    Bien entendu, comme à l’habitude, il eut comme opposant les forces conservatrices, l’Eglise Catholique et la droite traditionnaliste qui lui rendirent la tâche très difficile. Bien entendu ses convictions ne furent pas étrangères à la franc maçonnerie à laquelle il contribua tout en restant un gaulliste républicain.

    On soulignera également qu’il fut un résistant de la première heure, dès 16 ans en 1940.

    C’est une vraie leçon d’une vie politique bien remplie, exemplaire, au profit de toutes et tous.

    pilule


  • Les lieux du harcèlement à l’école

    Le harcèlement à l’école a toujours existé, mais ce thème ressurgit en fonction de l’actualité. Il apparaît plus odieux parce qu’il concerne les enfants dont on imagine mal la violence. Pourtant, qui n’a pas été menacé, enfant par un autre enfant de son âge ou généralement plus âgé ?

    Le phénomène de violence est relativement admis dans le monde des enfants comme celui des adultes. Il consiste à faire supporter à l’un d’entre nous des brimades qui sont souvent le reflet de ce que l’on subit soi-même. Le harcèlement, lui, se distingue par la durée de cette violence. A l’école, on le rencontre principalement dans les collèges.

    Divers articles de presse portent sur la sociologie et la psychologie des victimes, on se limitera à l’analyse de l’espace dans lequel il s’exprime.

    On sait, de manière empirique, dans quels lieux il se pratique. On l’a tous rencontré en y faisant plus ou moins attention.
    Il se manifeste en dehors du regard du monde adulte, dans des endroits pourtant proches.

    Il s’agit

    de la cantine, des toilettes, de la cour de récréation et à proximité de l’école elle-même

    ecole

    Le harcèlement pousse la victime par la peur et la terreur, à la perte de confiance en soi, jusqu’à sa négation complète.

    Ces lieux ne sont pas surveillés ou trop souvent négligés par le personnel enseignant ou péri enseignant. Ce sont pourtant les lieux de la douleur qui ne s’exprime pas et de l’attention flottante ou absente des adultes.

    Des campagnes d’information vont être lancées par les pouvoirs publics, en direction des enfants notamment.

    Mais il conviendrait de simplement sensibiliser les adultes afin qu’ils assurent une surveillance accrue de ces endroits réputés secondaires dans l’espace scolaire, mais essentiels dans l’expression de ce harcèlement qui peut aller jusqu’à tuer.

    L’analyse de l’espace dans lequel il s’inscrit est précieux.

    Le harcèlement s’exprime aujourd’hui par les réseaux sociaux qui ne sont qu’un prolongement manuscrit de ces lieux de souffrance.

    On a pu voir sur FRANCE 5 , malheureusement sans rediffusion sur internet, le soir du mercredi 20 novembre à 1h05. » harcèlement à l’école »


  • Racisme. les politiques doivent faire de la politique

    Le racisme semble le phénomène le mieux partagé dans le monde et repose principalement sur le rejet de la différence. Pour simplifier ces différences sont au nombre de quatre : la couleur de la peau, la religion et la nationalité et … la simple différence.

    Il semble naturel pour les français de détester ses voisins, allemands, anglais au nom de l’histoire et de ses batailles de territoire, mais ce n’est pas celui qui nous atteint le plus aujourd’hui.

    Il existe également des racismes qui ne se justifient pas de manière rationnelle, il en est ainsi des japonais, un des peuples le plus antisémites depuis des années alors qu’aucun juif ne réside dans ce pays. On le trouve dans les pays de l’est à l’encontre de la population noire alors qu’il n’y existe pas d’histoire coloniale de l’Afrique. Il existe aussi en Algérie contre les africains subsahariens, noirs là aussi.

    Mais il existe également à Cuba où l’on cherche en vain des dirigeants noirs, malgré leur immense majorité dans la population et leur soit disant credo marxiste. Il existe dans des pays qui se constituent comme en Israël opposant ashkénazes contre sépharades eux mêmes, pour la majorité, contre des palestiniens dont la culture est si proche, vu d’Occident. Il existe en Roumanie contre les Roms.

    Il existe enfin un racisme au sein des nations qui n’accepte pas le riche, le pauvre, la femme, l’handicapé, l’homosexuel, l’albinos, le communiste, le franc maçon, le laid. Tout cela peut s’assimiler au racisme ordinaire qui nous fait rejeter ce qu’on ne comprend pas de manière immédiate.

    C’est la culture qui en viendra à bout.

    Ce racisme s’exprime sur le marché de l’emploi en rejetant les personnes d’origine immigrée comme quand un groupe de jeunes immigrés agresse un autre jeune blanc, ordinaire, parce qu’il représente ceux qui les rejettent

    RACISME
    Affiche Front National 2007. Une ambiguïté entretenue.

    Le racisme est donc un phénomène purement irrationnel, largement partagé. On a essayé de le rationnaliser dans les années trente, mesurant les crânes, les proportions, les cerveaux mais en vain.

    Ce ne semble pas sui-generis puisque les enfants jusqu’en classe maternelle n’arrivent pas à déterminer une différence vis des autres enfants si ce n’est avec celui qui accapare un jouet convoité.

    Le racisme doit s’exclure de lui même dans une démocratie, car son avènement ne serait que la source de conflits graves et sans fin au risque d’une insécurité généralisée. Et la sécurité des personnes, quelle qu’elles soient est une condition de la démocratie opérante. Cette sécurité n’est plus assurée à partir du moment ou on laisse s’exprimer le refus de l’autre.

    Le racisme en France s’exprime contre les immigrés. Mais lesquels ? les italiens qu’on ratonnait au début du 20 ème siècle dans la Région Marseillaise et dont les descendants se présentent sur les listes du Front National dans cette même région ? les Espagnols qu’on imaginait que dans des emplois de chantier ou de femmes de ménage et qui deviennent Ministre ? Les arabes, les musulmans, les noirs alors que les personnalités les plus aimées des français sont toutes d’origine immigrée ?

    Le racisme s’exprime ouvertement, faisant abstraction de la culture, car il est légitimé par le discours ordinaire de nos dirigeants politiques, c’est la paresse de la pensée.

    Il a été légitimé par la Droite, qui, pleine de sous entendus, a mené une campagne électorale présidentielle, aux relents d’exclusion des immigrés. Il a été mené par NKM qui vilipende les Roms près des écoles du 7ème arrondissement alors qu’ils n’y sont pas présents. Ses fins sont purement électorales et la droite républicaine s’en est offusquée.

    Il est légitimé par la Gauche au pouvoir, qui a la fierté d’expulser des Roms sous les applaudissements de la foule; il est légitimé par la Gauche et son absence de réaction aux actes racistes qui se multiplient mais attend un titre de Minute pour réagir, alors que Christiane Taubira a été montrée du doigt par Jean François Coppé dès son arrivée à la magistrature, a été la cible des manifestants contre le mariage pour tous.

    On ne s’étonnera pas d’entendre ces ignominies de la part de la droite anti démocratique, de l’extrême droite, mais on s’étonnera que des forces démocratiques fassent silence, comme honteux face aux sondages d’opinion. Cette extrême droite qui manie les ambiguïtés et les paradoxes pour mieux tromper l’électorat. Les dirigeants républicains n’osent l’affronter.

    Ce qui fait que Hollande devient impopulaire, ce n’est pas qu’il soit porteur d’idées dites de gauche, mais le simple fait qu’il n’ait aucun courage politique. L’acceptation du retour en France de Leonarda sans sa famille, en est une parfaite illustration. Même la population de cette gauche ne s’y reconnaît pas et le rejette dans les sondages. Celle ci ne se mobilisera pas dans l’immédiat par crainte d’amalgame électoral.

    Le racisme ne sera combattu que par la droite et la gauche républicaines et démocratiques. Cette droite qui a su réagir lors des grands moments historiques que sont la seconde guerre mondiale et la guerre d’Algérie, mais qui se tait aujourd’hui.

    C’est face au silence assourdissant des femmes et hommes politiques, démocrates et républicains, que se développe un racisme rampant qui maintenant s’exprime ouvertement et sans auto censure.

    Ce n’est pas la population mais l’idéologie dominante à travers ses médias, qui exprime ce rejet de l’autre, c’est plus vendeur que les trains qui arrivent à l’heure.

    L’exigence des démocrates c’est la paix, la sécurité, et le courage politique, mais le territoire politique est abandonné au profit de l’économique qu’ils ne maitrisent même pas.

    Il est nécessaire que les politiques fassent de la politique sans honte et qu’ils acceptent les mouvements prévisibles et incontournables du monde qu’ils parlent enfin politique.

    Il suffirait qu’on commémore dignement la seconde guerre mondiale, par deux minutes de silence et d’immobilité, comme en Israël, car cet évènement a parfaitement illustré cette césure qui continue à gangréner le monde. Cette commémoration célèbrerait la liberté et la vie alors que celle de la première guerre ne peut que consacrer la mort injuste des soldats sur un front qui n’élève pas.

    Bien sur il convient de se remémorer ces centaines de milliers de morts inutiles et souvent sacrifiés au nom de la patrie, mais il convient d’honorer ces morts utiles frappés par le fascisme, qui tente de renaître de ses cendres. Les politiques doivent avant tout savoir mesurer les priorités et l’urgence, c’est leur vocation, sinon c’est une dangereuse paresse de la pensée.

    On peut lire : http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/11/13/le-racisme-est-le-propre-de-l-homme_3512901_3232.html


  • burqa, libérons les espaces

    Babyloup, maintenant restos du cœur, une fois de plus les religieux, musulmans ou autres, s’en prennent au monde associatif ou du travail. En effet il est plus difficile de s’attaquer à une entreprise du CAC 40, qu’à de petites structures, souvent à but humanitaires, beaucoup plus fragiles.

    En fait, à force d’anti islamisme, notre société en est arrivée au point d’interdire dans les lieux publics, le port de la Burqua, non pas au nom de l’ostentation ou du prosélytisme, mais parce que celle ci cachait le visage. Belle hypocrisie d’une société qui cache, elle, un racisme rampant.

    Belle hypocrisie que cette société qui vise quelques extrémistes de banlieue et ferme les yeux sur nos visiteuses des émirats, dans les beaux quartiers du Printemps ou des Galeries Lafayette.

    Cette société française a fait le mauvais choix, car elle ne sait pas porter la limite du droit. Après tout pourquoi les juifs orthodoxes ne se verraient ils pas interdire leurs rouflaquettes et leurs chapeaux halachiques, les catholiques et leurs évêques portant calotte ou kippa lors des cérémonies hors de leurs églises. Pourquoi ne pas interdire le port des lunettes dans les lieux publics qui empêchent l’identification des personnes. En effet, les photos d’identité aux normes internationales de sécurité, l’interdisent.

    Ce débat n’est pas le bon. Il convient instamment autoriser le port de n’importe quel signe, religieux, politique, sociale dans l’espace public dont la burqa. En Albanie, du temps d’Enver Hodja, on interdisait dans les années 70, les cheveux longs, en France, certains en rêvaient. Non, mis à part la nudité à réserver à quelques endroits, encore que nous ayons vu une dizaine de manifestants pour la liberté, nus à San Francisco, sans choquer personne, l’espace public doit être libre d’expression dans une démocratie, de la tenue vestimentaire jusqu’aux slogans politiques.

    Ce débat, sur le port de la burqa dans l’espace public, n’existe plus en France on met un voile dessus et c’est un affaiblissement de la Démocratie, au risque de l’obscurantisme.

    RUE DE LA LIBERTE

    En revanche que doit il en être du lieu de travail. Le lieu de travail en droit est d’abord un lieu privé et lorsqu’il devient un espace public, comme les surfaces commerciales, il est placé sous la responsabilité du chef d’établissement qui doit en préserver les règles de droit de liberté qui ne peuvent l’entraver que lorsque la sécurité des personnes est en jeu.

    L’espace de travail est donc placé sous la responsabilité de l’employeur qui est garant de l’intégrité de chacun. C’est donc à travers le Code du Travail que la liberté d’expression doit être respectée. Cette liberté ne doit en aucun contraindre l’environnement à du prosélytisme de quelque nature qu’il soit. C’est à l’employeur que revient la responsabilité de la neutralité politique ou religieuse. Il la doit, sauf si l’employeur est lui meme religieux ou politiquement reconnu.

    On envisage mal, qu’au Parti Socialiste on emploie un militant de l’UMP, ou qu’une congrégation religieuse emploie un militant professant le satanisme.

    La liberté du chef d’entreprise sur le terrain professionnel s’exprime de manière particulière à travers son règlement intérieur et les juges se doivent, dans une société libérale, de le respecter. Les employeurs ont dû récemment y inscrire un paragraphe concernant l’ante droit de cuissage qui concernait, les anciens chefs d’entreprise qu’étaient les fâcheux hobereaux d’autrefois.

    Ils doivent se voir reconnaître l’autorité dont le droit les pourvoit, cette autorité discrétionnaire qui leur donne pouvoir de récompense ou de sanction. C’est un droit issu du droit monarchiste ou divin diront certains mais c’est le rare moyen d’assurer la liberté de conscience de chacun. Ainsi on ne pourra imposer aux salariés une autorité, religieuse ou politique, qu’ils réfutent. On ne pourra de manière constante, quotidiennement, jour après jour imposer une tenue ou un discours qu’on ne partage pas.

    D’autre part, le droit du travail inscrit le salarié dans une contrainte de respect de son entreprise et de ses dirigeants; il ne peut critiquer sa hiérarchie en rendant public, en particulier sur les réseaux publics, une appréciation qui nuirait à celle-ci.

    C’est ainsi, lors de son activité professionnelle à destination du public qu’il lui est interdit d’ouvertement médire sur celle-ci. Son avis doit rester neutre si ce n’est respectueuse de la société qu’il représente.

    On se doit de ne pas autoriser, dans le cadre de l’activité professionnelle, toute démonstration politique ou religieuse sauf si cela est l’objet même de l’entreprise. L’entreprise doit rester un terrain neutre.

    Nous restons opposés également à toute manifestation religieuse ou politique dans les services publics censés représenter la laïcité de l’Etat.

    En conclusion, la liberté dans l’espace public doit être pleine et entière alors que celle relevant du droit privé ou commerciale doit être restreinte.

    Il est nécessaire donc interdire la burqua ou la kipa dans toute entreprise dont l’objet n’est pas religieux. Aussi faut-il soutenir ardemment Babyloup et les restos du cœur dans leur démarche laïque et qui sont seuls aujourd’hui à défendre cette politique contre les radicaux islamistes et surtout provocateurs.


  • Quand le corps se vend

    Un grand nombre de métiers en France présentent des risques. Sans vouloir évoquer le 19 éme siècle et son cortège de mineurs atteints de la silicose, il existe aujourd’hui des professions à risque qui mettent en péril l’intégrité des personnes.

    Nous pensons naturellement à ces employés de sous traitants EDF au risque des radiations, travaillant dans les centrales nucléaires, d’ouvriers encore à la chaîne au risque de traumatisme Musculo Squelettique, comme les caissières d’ailleurs, nous pensons aux ouvriers soumis à des émanations toxiques, aux chauffeurs de bus en ville qui passent leur à respirer des particules fines, des métiers médicaux qui se soumettent au risque de la maladie…Tous ces gens qui, oserons nous, vendent leur corps, l’expose à des périls contre une rémunération, un salaire.

    Ils subissent le rythme quotidien des salariés, soumis à des horaires répétitifs, de nuit comme de jour, souvent lassés.

    Ces métiers sont exposés à d’autres contraintes, plus psychologiques, comme les risques psycho sociaux où les femmes et les hommes soumettent leur équilibre mental à l’entreprise, allant pour certains jusqu’à l’ultime, le suicide. Ils sont aussi bien ouvriers que cadres supérieurs soumis au chantage à l’emploi, à l’abnégation devant des attitudes hostiles, à leur perte de repères et de valeurs.

    En un mot, de nombreuses femmes et hommes souffrent de leurs conditions de travail. Le travail est aussi une activité servile respectueuse de l’autorité d’un Maitre. Les cadres supérieurs ou les dirigeants sont soumis au diktat de financiers qui eux même sont soumis aux actionnaires. Le travail qu’on a cru longtemps libérateur pour les femmes, en conférant indépendance financière et morale, est source également d’exploitation du corps et de l’âme (un grand mot).

    Nos corps et nous même nous vendons, à un certain prix, le plus élevé possible, pour accepter ces contraintes. Cela relève d’une grande servilité que celle qui consiste à se taire ou à mentir devant l’autorité, à s’interdire de justes colères, à se lever quand le sommeil vous manque, à faire montre de respect quand la hiérarchie n’inspire que mépris, et tout cela contre de l’argent.
    L’argent corrompt.

    343

    C’est à l’aune de ces contraintes contre salaire qu’il convient d’analyser la situation des prostituées. Que font elles de plus que d’accepter des contraintes morales et physiques contre rémunération.

    Les contraintes de temps et de lieu sont les mêmes que celles des salariés, les contraintes morales, d’acceptation de la servilité sont les mêmes. Seul l’objet, l’endroit, le lieu physique de l’expression de la contrainte diffèrent. Il s’agit du sexe.

    Pas, de la main ou du bras de l’ouvrier, pas de la pensée refoulée, non, d’un objet que nos sociétés considèrent comme sacré, le sexe.
    C’est pourquoi, chez nos bien pensants et les féministes judéo chrétiennes, il convient de condamner la prostitution et chez les 343 pétitionnaires, un brin provocateurs, de l’élever à un niveau qu’elle ne mérite pas.

    Le métier de la prostitution est un métier comme un autre sauf qu’il sacrifie le sexe, tabou pour les sociétés occidentales comme orientales.
    Les contempteurs de la prostitution s’attachent à des valeurs traditionnelles et hypocrites, et veulent maintenant punir celui qui a pêché, comme certaines féministes qui ne veulent que punir le mâle, ici fort bien représenté par les 343 (dont Bedos et Caubère, malheureusement).

    Quand aux « 343 salauds », ils ne font que valoriser désir et plaisir de l’homme sans s’interroger sur celui des femmes qui les accueillent. C’est ni plus ni moins qu’un mouvement purement phallocratique, machiste qui s’interdit de penser aux rapports d’exploitation qu’ils entretiennent, de penser tout simplement à l’autre quand il ou elle ne désire pas.

    Cette morale qui repousse la prostitution comme cette jouissance purement individualiste ne répondent pas aux attentes d’un société moderne et respectueuse.

    Les prostituées, c’est comme les Roms, elles ne sont pas plus de 20 000 en France, mais 400 000 en Allemagne, pays beaucoup plus libéral en matière de mœurs.

    Ce métier, comme tous les métiers doit être respecté, on doit laisser à ces hommes ou ces femmes leur liberté de se vendre, comme la liberté d’acheter.

    Certaines et certains considèrent que leur corps a un prix. Ce prix doit pouvoir être acceptable par le demandeur pour que la transaction se fasse, et elle se fait depuis des millénaires.

    Seul le métier de proxénéte doit être puni. Pourquoi doit-on les punir plus que les patrons? Parce que leur système de contraintes est bien pire, ils agissent physiquement contre la volonté de leurs salariés. Au fond, ils ne respectent ni la liberté d’installation des commerçants et des artisans ni les progrès apportés par le code du travail.

    Que les libéraux de droite se réjouissent de la liberté et que les traditionnalistes de gauche ou de droite se modernisent et soient en accord avec les règles de la société auxquelles ils se soumettent. Il est nécessaire de respecter la loi de l’offre et de la demande dans cette société et savoir aller « au delà du bien et du mal ».

    Que la loi ne se mêle pas de nos choix et qu’elle cesse d’abuser de son pouvoir répressif.
    Marre des interdits. –

    consultez : http://www.liberation.fr/societe/2013/10/30/les-343-salauds-enflamment-le-debat-sur-la-prostitution_943509


  • Grève des clubs, mais où sont les joueurs ?

    Hollande maintient sa position, une fois n’est pas coutume. Les clubs seront taxés sur les rémunérations supérieures au million d’euros.

    voitures

    Alors les clubs maintiennent leur grève.En fait, il faut savoir, mais chacun le sait, qu’il s’agit d’une grève patronale et non d’une grève des joueurs de football, ce qui eut été une manifestation plus difficile à gérer.

    A l’origine ce sont les joueurs qui devaient subir une surimposition. Mais depuis le refus du Conseil Constitutionnel, ce sont les entreprises qui sont taxées.

    Par voie de conséquence, les clubs subissent une double contrainte, une taxe et en contrepartie des contrats avec les joueurs qui restent ce qu’ils sont et ne peuvent s’adapter. Donc des salaires qui restent au niveau où ils sont, et des charges décidées par l’Etat, qui augmentent.
    Un déficit très difficile à absorber

    Il suffirait que les joueurs envisagent de baisser leurs revenus pour absorber cette nouvelle taxe. Ils ne bougent pas et laissent leurs clubs manifester, les chefs d’entreprises protester.

    Mais pourquoi, les autres institutions ne bougent elles pas ? Tout simplement parce que la plupart des  très hauts revenus dans celles ci  ne représentent pas une part aussi importante dans la masse salariale.

    Et  les banques arriveront toujours à s’arranger avec leurs très hauts salaires, sous forme de stock options, retraites chapeaux et autres compléments de rémunérations.

    F Hollande fait de la résistance.

    http://www.lemonde.fr/sport/article/2013/10/24/taxe-a-75-les-clubs-annoncent-une-greve-du-foot-fin-novembre_3502412_3242.html


  • LOPEZ et ses origines

    Un des thèmes majeurs du Front National est son refus de l’immigration en France. Mais il ne précise pas de quelle génération d’immigration il s’agit. Les nazis et les fascistes étaient plus précis et effectuaient des recherches sur 3 générations pour justifier du statut d’étranger ou de juif.

    LOPEZ

    Et ainsi, M Laurent Lopez a été élu conseiller général.

    A n’en pas douter, et cela est confirmé par la presse (LE POINT oct 2013) il est petit fils d’un émigré espagnol.

    En général, ces espagnols se sont souvent retrouvés immigrés en Algérie, soit pour des raisons économiques ou politiques comme l’ont été les républicains espagnols.

    Puis ont dû fuir à l’occasion de l’indépendance de l’Algérie, pour se retrouver en France.

    Aujourd’hui le Front National, faute de candidats, ratisse large, faisant fi des origines immigrées de ses candidats. Tant mieux.

    Ainsi fleurissent en Alpes Provence Cote d’Azur (PACA) nombres de candidats Front National d’origine italiennes dont les noms ont une finale en i, alors que leurs grands parent ont eu à subir les ravages de la droite extrême qui organisait des « ratonnades » contre leur communauté. Il est bon d’en profiter pour citer le massacre d’Aigues-Mortes en 1893, plus ancien.

    Dans le sud-est de la France se développe donc un Front National d’origine internationale.
    Certains pensent que les personnes appartenant à une vague d’immigration passée font preuve d’un hyper nationalisme caricatural pour mieux se distinguer des immigrés d’aujourd’hui.
    En sera t il de même demain pour l’immigration du Maghreb ?

    La France sera toujours identique à elle-même, un pays d’immigration qui a forgé la richesse du pays grâce à la diversité de ses origines, sans communautarisme.

    On pourra consulter :
    http://www.lepoint.fr/politique/laurent-lopez-adorateur-d-hitler-16-10-2013-1744729_20.php


  • L’arbitrage LEONARDA

    SALOMONLe Président arbitre, mais quand décidera-t-il ?

    On l’imagine aisément ce samedi, convoquer derechef, son Ministre de l’Intérieur et son premier Ministre Jean Marc Ayrault, pour débattre de ce cas qui enflamme la France, LEONARDA.

    M VALLS plaidant pour le statu quo, LEONARDA et sa famille doivent respecter la décision de justice, et les conclusions de la Commission Administrative, soit son expulsion.

    M AYRAULT, plaidant pour le retour en France de la famille, un point c’est tout.

    Et le Président, arbitre, jouant toujours des manœuvres avec ses fidèles, a ,au nom du pouvoir discrétionnaire qui est le sien, décidé de couper la poire en deux.

    Seule LEONARDA reviendra en France mais sans sa famille.

    C’est un jugement de Salomon, une décision médiane que la morale et l’Histoire récusent.

    Cela mécontente tout le monde, les tenants du droit pour l’expulsion confirmée, les tenants de l’humanitaire pour le retour de la famille.

    Une fois de plus le Président confirme que cette gauche n’a aucune conviction, qu’elle tergiverse sur des notions fondamentales, ce qui laissera une fois de plus un espace béant au Front National. Maintenant elle coupe la poire en deux, belle justice que le refus de prendre parti.

    Cette classe politique n’a plus de lien avec la morale, ni avec l’éthique, elle décide comme une caste isolée très éloignée des préoccupations de sa population.

    Ce Président ne préside plus, il négocie, louvoie sans aucune référence au credo républicain qui devrait être le sien.

    Le nombreux militants de Réseaux Education Sans Frontières qui espérait de bonne foi, pouvoir démanteler leur réseau, à l’élection de M Hollande, en sont pour leur frais.
    Ils devront maintenir une pression encore plus tenace qu’avec M Sarkozy.

    M Valls comme l’y invitait le Comité aurait pu largement se dédouaner sur la police, ou encore en profiter pour changer le Préfet. Non, il sera et restera le premier flic de France.
    Avide de sa réussite, il se précipite auprès du journal Le Monde pour confirmer la grande humanité du Président. Il devient ainsi le porte parole du Gouvernement, décidément il occupe tous les postes.
    M Ayrault aurait pu endosser un retour de la famille, pour Protéger le Président.
    Non, il avale la couleuvre VALLS, en espérant des jours meilleurs.

    Il faut être très loin des vicissitudes des plus humbles d’entre nous, pour prendre parelle décision.

    De la technocratie ce pouvoir est devenu purement bureaucratique, hors du monde et des réalités. Un non choix est aussi un choix, celui de ne plus décider et de gouverner au gré des influences de toute nature.

    Tout un chacun sait que l’on ne sépare pas parents et enfants. Mais qui sont ils donc ces dirigeants pour ignorer un principe fondamental. Et d’ailleurs, ce principe ils l’avaient déjà appliqué lors de l’expulsion.

    Un Président qui crée l’incendie, avec un Ministre de l’Intérieur qui attise les flammes sur les cendres de sa décision et manipule au profit du pouvoir personnel, mais pour en faire quoi ?